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Reportages et entrevues

Top Bang Bang 2011 : un palmarès complexe

Top Bang Bang 2011 : un palmarès complexe

BangBang
19 décembre 2011

Cette année, les collaborateurs de Bang Bang ont réussi à établir une liste de préférences basées sur les nouveautés côté «LP», «EP» et même côté «single»! Jingle Bells, effectivement! Pour accompagner les 12 listes reçues – comprenant autant des chansons individuelles que des LPs ou des EPs fort bien étoffés – l’équipe de Bang Bang vous propose ses commentaires sur chaque nommé… ainsi qu’une belle surprise de notre Sunny Duval adoré, à la toute fin du lot!

Le Top 25 du Bang Bang

Le décompte n’a pas été facile et la rédactrice en chef a un peu chialé en énumérant les 78 choix différents des collaborateurs, en recoupant les similarités, en éliminant les sorties de 2010 ou les mentions «pas locales pantoute» qui se retrouvaient dans certains palmarès, mais en bout de ligne, il demeure que les goûts de nos collaborateurs sont très variés, mais que certains choix font l’unanimité… et on démarre en grand!

Philippe B., notre cher auteur-compositeur-interprète chouchou au Bang Bang, a été nommé dans 8 des «Top 10» de nos collaborateurs. En plus d’avoir été en tête de liste de 3 de ces 8 tops, Philippe B. a arraché des émotions impensables à nos BangBangeux qui, à l’ordinaire, adoptent plutôt le style Batman : froid, dur, et aimant se déguiser.

1. Philippe B. – Variations Fantômes

À défaut d’avoir gagné des prix, Variations Fantômes se sera retrouvé sur un paquet de “top 10” de l’année, alors je serai bref: c’est le “On va s’aimer encore” pour les gens qui ne tripent pas tant que ça sur “On va s’aimer encore”. Chanson de prédilection: “Nocturne #632” (dois-je vraiment préciser pourquoi?) (André Péloquin)

La meilleure voix, les plus belles émotions, l’album qui a le plus tourné chez moi cette année, les plus beaux arrangements, les plus belles paroles. Juste l’album de l’année. (Anne Laguë)

Merci d’élever la pop québécouése. (Julie Brunet)

Les quatorze pièces de l’album sont belles à vous déchirer le cœur et l’âme, rappelant tantôt Montréal, tantôt la fin d’une histoire d’amour. De pièces guitare-voix, on saute à des piano-voix, puis on revient à l’orchestre, sur un disque qui saura éveiller un mélange de mélancolie et de bonheur même chez le plus rustre des êtres. Les textes chantés par l’auteur-compositeur-interprète originaire d’Abitibi sont d’une désarmante simplicité intelligente et n’oublient jamais la part de mélodie ou de poésie qui permet de créer des chansons mémorables. (Julie Ledoux)

Trop notre auteur-compositeur-interprète préféré. Entre Fred Fortin et Desjardins. (Kristof G.)

«L’été» + «Petite leçon de ténèbres» : Une peine d’amour sublimée. Une plume à son apogée. Cet album-là m’a fait pleurer, pis c’était beau. Définitivement mon album local de l’année. L’édition vinyle vient avec une série de photos incroyables. Si vous avez aimé le disque et avez accès à une table tournante, vous devez absolument vous la procurer. Un album à écouter avec les textes dans une main; et une coupe de vin/tasse de café dans l’autre. (Sophie Laforest)

Cet album fera partie des grands albums québécois selon moi. Intemporel et touchant, cet album s’écoute aussi bien devant un feu de foyer que lors d’une ballade en voiture ou à la maison durant une journée pluvieuse et même dans le métro. Wow. (Stéphanie Chicoine)

2. Karim Ouellet - Plume

Parce qu’il aurait dû gagner Les Francouvertes 2011, tout simplement. De l’excellente pop métissée de folk, de rap et de funk. Si t’aimes K-Os et compagnie, t’aimes déjà Karim Ouellet sans le savoir. Chanson de prédilection: “Météore” (ver d’oreille instantané. T’en as pour quelques heures à te répéter “Ooooh ciel!” ou “Oooooh! Je t’aaaaaime!”) (André Péloquin)

«Le Monstre» : une chanson que je fais toujours jouer deux fois de suite; une seule ne suffit pas. (Anne Laguë)

Merci d’être ben smart. (Julie Brunet)

Cet album impressionne par sa maturité. On y retrouve les influences pop, électro, hip hop et reggae de Ouellet, tout en découvrant un côté très orchestré, avec des sonorités très riches et touffues. L’univers hip hop dans lequel gravite Ouellet est aussi parfois présent par la diction et le débit, tandis que le reggae cogne à la porte par ses rythmes saccadés et réguliers. Le mélange est équilibré entre les styles parfois éloignés. Les mélodies se fredonnent doucement, certaines paroles se scandent avec bonheur et on garde en tête cet univers parfois très chaud, voir langoureux. (Julie Ledoux)

3. Alice & The Intellects – Balloon Ride

Un album jazzy qui a sauvé de nombreux après-midis de travail. Je n’en reviens pas de la souplesse et de la justesse de la voix de la chanteuse Ariane Bisson McLernon. (Une autre belle réalisation d’Étienne Dupuis Cloutier.) (Anne Laguë)

Une belle pop anglo bien orchestrée. Les compositions d’Ariane Bisson-McLernon viennent chercher un petit côté de moi que j’aime bien. La voix bien calibrée, tantôt pop, tantôt jazz, de la chanteuse s’acclimate aux mélodies gracieuses et enveloppantes. On sort de cette écoute tout léger, avec l’envie irrépressible d’attraper des flocons de neige avec la langue. (Julie Ledoux)

La plus récente belle découverte arrivée de Sherbrooke, son premier album présente une folk-pop jazzy,  sensuelle et superbement arrangée. (Kevin Laforest)

4. Buddy McNeil & The Magic Mirrors – Introducing, Once Again…

Parce que c’est du bon vieux rock, bien rétro. Référence geek à part, le premier LP de cette bande de marins s’écoute dans toutes les circonstances: pour danser, pour recevoir des amis, pour trinquer, pour… t’sais veut dire. Chanson de prédilection: “Help me mama” (ben oui, elle était aussi sur leur EP précédent, mais bon) (André Péloquin)

En est-on surpris? Rock’n’roll, surf, chandails rayés, c’est tout juste si mon nom est pas marqué s’a pochette, c’pas mêlant! (Anne Laguë)

Le meilleur album pour danser et se remettre dans une belle ambiance rock’n’roll! Bien que le groupe ne réinvente pas le genre, il le manie à merveille, tout en apportant sa touche personnelle, plutôt garage. «Help Me Mama!» parce que j’en veux encore! (Julie Ledoux)

5. Ponctuation – Lèche-Vitrine + EP

Ponctuation, c’est ma révélation rock garage franco de l’année! Un duo qui joue des pièces aussi puissantes et qui donnent le goût de sauter partout? C’est en plein ce que Maxime et Guillaume font avec brio. Et quand ça parle de licorne, et bien, c’est encore mieux! (Julie Ledoux)

Pour le dynamisme, la coupe de cheveux de Guillaume, le garage-francophone et la chanson «Repas…repu» qui parle d’une licorne. Que dire de plus. (Sophie Laforest)

Je me vois très bien dans un concert au Quai des Brumes entourée de mes amis autour de plusieurs verres d’Irish Car Bomb. Le genre de soirée où tu ne te souviens de pas grand chose, mis à part l’extrême plaisir d’écouter ce groupe. (Stéphanie Chicoine)

6. Les Breastfeeders – Dans la gueule des jours

Touché, coulé. (Anne Laguë)

Album de fête, album de boogie, album de folie, impossible de ne pas se déhancher à l’écoute de ce disque. (Stéphanie Chicoine)

7. Passwords - Passwords

Parce que la première fois que j’ai entendu l’album, j’avais les mêmes chatouillements que lorsque j’ai écouté le fameux Trompe l’oeil de Malajube (j’te dis pas que ça se ressemble, on parle de feelings, là). Pour les amateurs d’indie rock pop aux accents “british”… ou de Wolf Parade, disons! Chanson de prédilection: “Living Walls” (parce que, bon!) (André Péloquin)

Projet hybride; quelque part entre The Besnard Lakes et Plants and Animals (surtout sur Life After Summer). Morceaux bien réalisés et très bien interprétés. Les mélodies sont efficaces et s’égarent juste assez. Hâte d’entendre la suite. (Sophie Laforest)

8. Handsome Furs – Sound Kapital

Le duo electro-rock formé par Dan Boeckner et Alexei Perry frappe plus fort que jamais sur ce troisième album tendu, explosif et hyper accrocheur. (Kevin Laforest)

9. Marionet-X – Le Grand Manège

Le tout semble inoffensif avec le nom du groupe et le titre de l’album, n’est-ce pas ? Sérieusement, ce disque est rempli de mélodies accrocheuses, un son de guitare que tous les groupes rêveraient d’avoir et une sonorité moderne qui combine agressivité et rythmique ensorcelante! Livraison des textes en français. Fortement recommandé ! (Yanick Klimbo Tremblay)

10. Solids - Fog Friends/Blown Out

Parce que Solids est tout simplement le band le plus excitant à Montréal présentement. (Alexis Charlebois-Laurin)

11. Little Scream – The Golden Record

Si Little Scream n’est pas issue d’une autre planète, elle s’en forge une bien à elle avec The Golden Record : un peu aérien dans la voix, définitivement collectif dans les arrangements, mais malgré tout, résolument intimiste. Enfin, tous ces arrangements, coups de main et coups de partitions d’amis et collègues (dont Richard Reed Parry, Becky Foon, Sarah Neufeld, entre autres) ont permis de forger un album où le folk flirte avec l’expérimental psychédélique et même l’Americana. (Julie Ledoux)

12. Alaclair Ensemble – Musique Bas-Canadienne d’aujourd’hui

C’est une chance que le collectif Bas-Canadien Alaclair Ensemble existe. Enwèye la danse du p’tit poulet, enwèye que je/tu/il saute partout, enwèye que j’men vas de te dire mon p’tit nom, enwèye que le discours de Robert Nelson (Braveheart) se mélange bien avec les leçons de français, d’amour et de souvenirs de la génération Watatatow, enwèye Ogden, enwèye KenLo, enwèye Maybe Watson, enwèye Eman, enwèye la gang au complet qui réinvente le hip hop et qui fait du bien à notre âme post-rigodonne. (Julie Ledoux)

Ce qui a de plus fresh sur la scène locale. Le collectif est une vraie machine de hits et nous offre une trilogie de qualité, ce que peu d’artistes réussissent à accomplir dans leur carrière. (Stéphanie Chicoine)

13. FOXTROTT - «Colors» + «Shaking Hands»

Les deux premières pièces mises en ligne par FOXTROTT, le nouveau projet solo de Marie-Hélène Delorme – aussi connue sous le pseudo MHMHMH –, sont vibrantes, graves et planantes, rythmées et houleuses. J’attends son premier EP – prévu pour janvier – avec impatience, histoire de faire vibrer mes entrailles un peu plus… (Julie Ledoux)

Pas encore de disque, mais un EP prévu en janvier 2012. C’est quand même en 2011 que je serai tombée sous le charme de FOXTROTT. Sa musique électro-pop-loud me donner envie de hurler et de me déhancher au rythme des basses fréquences. (Sophie Laforest)

14. Meta Gruau - «Feu de poubelle»

Nonchalant et accrocheur comme ce n’est pas permis. Si je n’ai pas dit mille fois que ce sont les maîtres de la cloche à vache, je ne l’ai pas dit du tout. (Claudia Boutin, Outils premiers pour dédramatiser le quotidien; applicables dès le lever)

Si vous voulez me conquérir musicalement parlant, vous n’avez qu’à inclure une cloche à vache dans vos chansons. Point final. (Stéphanie Chicoine)

15. Galaxie – Tigre et Diesel

Un album parfait pour les partys, pour le gym ou même pour nous remonter le moral. Oui cet album diffère des albums précédents, mais il est tout aussi agréable à écouter. (Stéphanie Chicoine)

16. Braids – Native Speaker

J’ai découvert Braids à Pop Montréal en 2010, en première partie de Xiu Xiu à la Fédération Ukrénienne. Ç’a été le point de départ d’un envoutement qui ne s’est jamais estompé. Et c’est l’effet que me procure chacune de leur chanson; leur son inspirant sait faire voyager les esprits. Fait saillant : en conclusion de la chanson «Lemonade», la chanteuse répète «All We Really Want To Do Is Love», vingt fois… ces gens-là ont tout compris. (Sophie Laforest)

17. Kandle - Kandle

Kandle a surpris un peu tout le monde au début de l’automne avec ce EP de six pièces – dont une reprise de «Playing With Fire» qui trouverait aisément sa place sur la trame sonore d’un film de Wes Anderson. Kandle Osborne, Vancouvéroise d’origine devenue Montréalaise, charme par sa voix à la Beth Gibbons non chevrotante et son talent de guitariste indie rock. (Julie Ledoux)

«Playing with Fire» + «All That I Need» : Projet de la jeune Vancouvéroise Kandle Osborne, maintenant établie à Montréal. Ce qui étonne, c’est le jeu splendide de sa voix, comme un instrument (particulièrement sur Know My Name et Small). Les paroles et les arrangements témoignent de la maturité du projet, malgré les vingt ans de Kandle qui semble-t-il, est bien entourée. Parfois plus rock, parfois plus blues, mais juste assez pop… Des chansons mystérieuses et tourmentées, comme je les aime. «I only break when I begin to care, Try to save something that isn’t there, I knew you’d never, Keep chasing me forever». (Sophie Laforest)

18. L’équipe – Déclarer Forfait

Pour une fille qui n’écoute pas beaucoup de punk dans son quotidien, je peux vous dire que j’ai adoré ce EP, qui m’a donné le goût de partir un mosh pit peu importe où j’écoute ces chansons. (Stéphanie Chicoine)

19. The BCASA – Bateman Begins

«Cowabunga Dude» : No brainer ? Oui. Mais il y a de quoi assouplir la moue des têtes carrées les plus sérieuses. (Claudia Boutin, Outils premiers pour dédramatiser le quotidien; applicables dès le lever)

Ce trio de Mongols à batterie livre un punk rock complètement marteau qui rend hommage à Zappa, les films de gros bras et autres jeux vidéos. (Kristof G.)

20. Tire le coyote – Le fleuve en huile

Oscillant entre le rock, le blues, le folk et le country, Tire le coyote présente une variété musicale qui interpelle. Tous ces genres sont superbement maîtrisés et la richesse des arrangements et instrumentations des douze pièces sont la preuve que Benoît Pinette a atteint son but. (Julie Ledoux)

Une autre belle réalisation signée Dany Placard. J’ai l’impression d’entendre du Neil Young en français, sans toutefois tomber dans l’imitation déplaisante. (Stéphanie Chicoine)

21. VioleTT Pi - EP

Composé de quatre pièces, ce maxi marie grunge, électro, pop, funk et métal (oui, oui) avec beaucoup de dextérité, brouillant consciemment les repères de l’auditeur tout en demeurant toujours très senti et étonamment mélodique. (Kevin Laforest)

«USB» : L’une de mes chansons préférées de l’année. Une petite bombe bien ficelée et surtout, remplie de groove. (Stéphanie Chicoine)

22. Koriass – Petites Victoires

«Enfant de l’asphalte» : Je me prends parfois pour une rappeuse dans mon salon : J’trouve qu’le monde est plate / Viens t’en on dégage / J’ai envie d’faire du pouce de Québec à Montréal… (Anne Laguë)

23. Simon Kingsbury – Simon Kingsbury

Impossible de n’écouter qu’une seule pièce! C’est un folk noir, très introspectif, une poésie naturelle et fort entrainante. On en redemande. Thématiques amoureuses, mais aussi parfois intemporelles ou impersonnelles. Extrêmement bien ficelées, ses chansons sont aussi agréables à écouter qu’à fredonner, et à entendre en spectacle. Ça coule de source, on a l’impression d’être dans la même «gang» que Simon Kingsbury, de comprendre où il veut en venir, de s’insérer dans ses créations. (Julie Ledoux)

Le chanteur de Lac Estion nous offre une très belle galette musicale qui fait du bien à l’âme. (Stéphanie Chicoine)

24. Heavy Soundz – Tumba Parlantes

Bien que je suis plutôt nul en espagnol (deux années de cours au cégep puis une autre à l’université et je me débrouille toujours aussi mal), je suis tout de même sensible aux « beats » qui « bouncent »… d’ou mon abus de « Tumba Parlantes » du collectif rap latin montréalais Heavy Soundz tout au long de l’année. C’est chaud, c’est groovy, c’est excellent! À écouter: « Raiz Cortada ». Parce que c’est une chanson à laquelle Boogat collabore. Heavy Soundz + Boogat, c’est comme du bacon en extra pour accompagner ton assiette de bacon. Pourquoi tu dirais non?! (André Péloquin)

25. Réédition // The Barr Brothers – The Barr Brothers

Merci à Brad Barr d’avoir ramené Grenadine à Montréal après le FME. Personne n’était en état de conduire le Légaré. (Julie Brunet)

Bien structuré, belle continuité, un mélange de genres fort efficace, entre folk rock et blues. Bien que l’album soit sorti une première fois de manière indépendante en 2010, on ne peut s’empêcher de vouloir réécouter encore et encore cette dizaine de pièces accrocheuses et enveloppantes. (Julie Ledoux)

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Les 53 autres choix locaux de notre équipe pour l’année 2011! (en ordre alphabétique)

Adam & The Amethysts – Flickering Flashlight

Douze bijoux folk-pop taillés avec soin par Adam Waito. (Kevin Laforest)

Amon Tobin - Isam

Puissant trip auditif, transformant la musique électronique en envoûtante expérience organique (complétée par un show fantastique). (Kristof G.)

Antoine Corriveau – St-Maurice/Logan

Le meilleur album de chanson franco de l’année, du folk sublime qui touche droit au coeur. (Kevin Laforest)

Barn Burner - Bangers II: Scum of the Earth

Après Priestess, voici Barn Burner. Tout est dit. (Kristof G.)

Black Love - Live Demo

C’est pas que c’est malade, c’est juste que c’est excellent dans le genre. (Alexis Charlebois-Laurin)

Bois Francs - «Hobo Sensible»

C’est juste une chanson alors on ne partira pas en peur mais ciboire qu’ils font de l’excellent post-rock. Espérons qu’ils seront capables de garder ce niveau de qualité avec leur matériel à venir. (Alexis Charlebois-Laurin)

Capitaine Soldat - Mon amie la bouteille

«Cinq heures» + «Yvon» : Pour l’originalité et la qualité de la réalisation. Un collage unique liant hip-hop, trip-hop et musique folklorique. Un des projets musicaux les plus rafraîchissants de l’année. (Sophie Laforest)

Chasse-Galerie - Manifeste

Du métal noir patriotique, chanté en français avec une conscience politique avec un respect de la tradition. (Yanick Klimbo Tremblay)

Cheval Fou – Brutal Bisou

Idéal pour prendre un break de groupes indie pop planants francophones aux textes imagés qui rêvent de se retrouver sur une scène pour une vitrine M pour Montréal. Cheval Fou s’en crisse! Cheval Fou va jouer avec la même intensité devant une salle comble ou dans un bar vide. Chanson de prédilection: “Zaché Steakhouse” (mine de rien derrière ce barrage de sons, on retrouve des auteurs qui ont une mine surprenante dans leur crayon) (André Péloquin)

Code Pie – Love Meets Rage

Un album surprenant, mais en continuité avec les albums précédents du groupe. Des pièces en progression, mélangeant cuivres et claviers, cordes et paroles d’une simplicité désarmante, mais aussi charmantes que les pièces elles-mêmes. (Julie Ledoux)

Cœur de Pirate - Blonde

OK c’est beau je l’avoue là. Je l’aime l’album et des fois j’écoute Place de la République en boucle. (Alexis Charlebois-Laurin)

Les Dales Hawerchuk – Le Tour du Chapeau

Devil Eyes – Do the Devilize!!!

Une belle compil’ plein de reprises et autres raretés pour les 5 ans du notre trio de noise punk préféré. (Kristof G.)

The Dears – Degeneration Street

«Omega Dog» : quand le riff de guit’ embarque au début, puis ensuite quand le refrain arrive, j’ai juste envie d’être dans une église et de chanter dans une chorale les bras dans les airs (même si c’est pas du gospel). Let me hear an hallelujah! (Anne Laguë)

Dopethrone – Dark Foil

Du gros sludge sale, aussi méchant que catchy et rentre-dedans. Un must pour les fanas de lourd. (Kristof G.)

Dresden Dresses – Dresden Dresses

«Mon Morceau IV» : Antoine Lahaie a 18 ans et sa musique m’a renversée. Les sonorités darkwave-électro-futuristes qu’il concocte sont percutantes. La noirceur de Fever Ray avec les crocs de Crystal Castles. (Sophie Laforest)

Efrim Manuel Menuck - Plays “High Gospel”

Le leader de Godspeed You! Black Emperor et Thee Silver Mt. Zion nous mène à travers de terrifiantes et fascinantes contrées sonores sur ce premier album solo parsemé de moments d’une beauté exquise. (Kevin Laforest)

Émilie Proulx - Montagnes russes, mini-tsunamis

L’univers musical à la fois apaisant et mouvementé d’Émilie Proulx demeure toujours aussi envoûtant sur ce EP lancé au tout début de 2011. (Kevin Laforest)

Enforcers - End Of Time

Un EP composé de 6 chansons de hardcore on ne peut plus sincère. Puis la sincérité dans ce genre musical c’est pas mal tout ce qui importe. (Alexis Charlebois-Laurin)

Erewhon – Les Coraux

Frank Fuller – The Great Morning Disaster

Recevra-t-il la reconnaissance souhaitée, ce premier album de Frank Fuller? Il a tout pour attirer en tout cas : jolies mélodies, voix surprenante, arrangements magnifiques. (Anne Laguë)

Gabriella Hook – Crystal Spring District

Elle a la fougue et l’énergie nécessaires pour manier l’accordéon et le piano avec brio. Cette voix si puissante et modulée donne envie de crier avec elle sur «Factory» ou s’emporter dans sa mélancolie sur ««Miles». Son LP à venir sera sans aucun doute une bombe! (Julie Ledoux)

Gatineau – Karaoké King

Moins sombre thématiquement et moins rentre-dedans musicalement, le Gatineau nouveau carbure aux refrains accrocheurs et aux rythmes entraînants. (Kevin Laforest)

Géraldine – Sold-Out Capitalisme

Merci pour la confusion! LOL (Julie Brunet)

Grimskunk - Skunkadelik

Parce que ce qu’un des plus grands groupes alternatifs qu’a connu le Québec nous a sorti un magnifique best of en vinyle. T’sais. (Kristof G.)

Les Guenilles – De Marde

Tout simplement parce que Les Guenilles rockent en tabarnac (oui, le sacre était essentiel). Les fans de Fucked Up et autres projets qui décapent devraient adorer… Chanson de prédilection: “Pu capab’ de bander” (toujours pratique comme trame sonore si tu dois défoncer la ‘yeule à une dizaine de sbires du Joker… oui, je joue à “Arkham City” en ce moment). (André Péloquin)

Hey Sugar – Along For The Ride

Du rock sans prétention, recette usée mais bien dosée! Simplicité et efficacité, du rock de char ! (Yanick Klimbo Tremblay)

King Bochek – Banjo Trombone

Pour l’authenticité, la simplicité, la spontanéité. (Anne Laguë)

Klô Pelgag – À la mémoire de Klô Pelgag

Si, je dis bien si, on me forçait à ordonner mon palmarès avec un pistolet sur la tempe, je crois que ce disque se retrouverait au moins dans le top trois. Artiste iconoclaste qui entremêle la musique classique et l’absurde, Timber Timbre et Ding & Dong, Klô Pelgag livrait plus tôt cette année un album qui, faute de distribution, n’a malheureusement pas profité d’une grande visibilité. À surveiller de près… Chanson de prédilection: “Ariane” (mon lien vous mènera vers un vidéo d’une prestation “live” pas très bien captée, mais ça vous donnera tout de même un avant-goût). (André Péloquin)

Krokmitën – Alpha Beta

Du métal très technique, rapide et vigoureux ! Aussi abrasif que du vinaigre sur tes dents ! (Yanick Klimbo Tremblay)

The Luyas – Too Beautiful To Work

L’album gagne à être écouté plusieurs fois; leur son unique mérite des oreilles attentives. On se l’approprie doucement, presque malgré soi. Le cor et le violon contribuent à singulariser leurs mélodies atmosphériques parfois tendues. La voix de Jessie Stein, presque enfantine, caractérise elle aussi chacune de leurs orchestrations. Tant de signatures qui font de cet album un tableau rare. (Sophie Laforest)

Malajube – La Caverne

Depuis Labyrinthe, je me rends compte que j’apprécie vraiment ce groupe. Ce nouvel album me plait et leur performance lors d’Osheaga m’a prouvé que le groupe peut assurer sur scène autant que sur album. (Yanick Klimbo Tremblay)

Mister Heavenly – Out of Love

J’étais pas mal plus starstruck en rencontrant Nick Thorburn que Michael Cera. Mais peu importe, merci pour les props! (Julie Brunet)

Monogrenade - Tantale

Merci à Monogrenade de m’avoir permis de rajouter plusieurs Been there, done that en très peu de temps sur mon checklist de vie. (Julie Brunet)

Moonface - Organ Music Not Vibraphone Like I’d Hoped

S’éloignant de plus en plus du carcan indie rock, Spencer Krug nous fait vibrer au rythme de ses mélodies hypnotisantes et de sa poésie atypique. (Kevin Laforest)

Mozart’s Sister – Don’t Leave It To Me

Si Prince était une Montréalaise de 26 ans, il aurait pu enregistrer cette petite bombe dansante. (Kevin Laforest)

Mythosis – Mind Built Prison

Le futur du métal ? Et pas seulement qu’au Québec ! Signez ça quelqu’un ! (Yanick Klimbo Tremblay)

Neuraxis - Asylon

Machine de brutalité, technicité et puissance en concert. Point ! (Yanick Klimbo Tremblay)

Orange Orange – Tropical Passion

Un peu (beaucoup) de soleil avec le couple pop patraque de l’heure. (Kristof G.)

Les Patates Impossibles – Bourzaï

Véritable ovni folk pop electro, Bourzai des Patates Impossibles est un diamant brut aux apparences un peu niaiseuses (y’a quand même une chanson – hilarante à trois heures du matin, dois-je préciser – qui parle de la nouvelle drogue du moment: se mettre la tête dans le four à micro-ondes!), mais au contenu tout de même riche. Les fans des premiers disques de Beck devraient y prêter l’oreille! Chanson de prédilection: “French Doritos” (parce que, tout comme Joel Martel, on a déjà susurré à quelqu’un “On va finir notre secondaire ensemble” et on y croyait dur comme fer… désolé Hélène!) (André Péloquin)

Peter Peter – Peter Peter

Merci d’avoir vidé mon bar! (Julie Brunet)

Projet E.V.E. Project - Projet E.V.E. Project

Pour la maturité qui se devine de leur électro-folk-pop. (Anne Laguë)

Random Recipe - Shake it! Bake it!

On a déjà hâte à leur prochain album. (Kristof G.)

Red Mass - Summer Love

Un collectif de rock psychédélique qui gagne à être (encore plus) reconnu. Rafraîchissant. (Kristof G.)

Rogue River - Curative

Un son punk rock juste assez sale, avec une voix juste assez maganée, avec juste assez d’influences Social Distortion et Bruce Springsteen. (Alexis Charlebois-Laurin)

Silver Dapple - English Girlfriend

C’est le genre d’album que j’écoute en titubant vers chez moi, après une soirée arrosée. Emily Deimert et Martin Blackburn ont compris ce que ça prenait pour faire du grunge-délicat. Ça me rappelle bien sûr le meilleur des années 90, mais aussi le duo Giant Drag; en plus raffiné. (Sophie Laforest)

Tako Tsubo - Tako Tsubo

Leur post-pop-rock atmosphérique se laisse écouter doucement, joyeusement, lentement, sûrement. (Kristof G.)

This Quiet Army - Vessels et Resurgence

Eric Quach est un artiste qui reste relativement peu connu chez lui à Montréal mais il suscite pourtant l’enthousiasme et la reconnaissance d’un public international. Impressionnant qu’autant de génie musicale ressorte d’un gars aussi introverti. (Alexis Charlebois-Laurin)

Tracteur Jack – Paris-Roberval

Tryskèle - IV

Du métal noir du Saguenay ! Sonorité de la vieille école sans être dépassé. Aussi brûlant que le feu qui a détruit la Fromagerie Boivin ! (Yanick Klimbo Tremblay)

Voïvod – Warriors of Ice

C’est un album en concert, pas de quoi s’exciter en théorie mais c’est Voïvod ! (Yanick Klimbo Tremblay)

Vulgaires Machins – Vulgaires Machins acoustique

Parce que les albums de reprises audacieux sont foutrement rares au Québec. Chapeau bas! Chanson de prédilection: “Et même si” (ou comment réaliser sa propre musicographie en 3:52) (André Péloquin)

Who Cares ? – La Grand Déploiement

Grindcore et death métal en combo, ce groupe du Sag/Lac déchire tes bottines de hipsters grâce à un jeu habile sur tous les instruments ! (Yanick Klimbo Tremblay)


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Top 11 «Spécial Sunny» de 1911, sans ordre particulier, pour bien fêter l’année!

- Bifteck, Montréal : pour Susan et Lisa, pour le pop corn gratuit trop salé, pour les jours de semaine tranquilles sans universitaires qui se vomissent la race sur les souliers, pour le décor simili-bateau.

- Barfly, Montréal : aussi perturbé et instable que je sois, je sais qu’ici tous les dimanches jusqu’à l’Apocalypso je peux venir écouter l’open-mike bluegrass, que tous les mercredis Blind est en spectacle et que je serai heureux, que Kim ou Gwendolyn sera derrière le bar, et qu’Anthony et/ou Mike sera près du bar.

- Loose Caboose, Lafayette : bar punk très sympa, avec des canettes à $1, de la musique oscillant entre le punk rock et la musique Cajun. Billard, et belles vieilles affiches sur les murs.

- « R » Bar, New Orleans : billard aussi, juke box avec de tout (southern soul jusqu’au hard rock), canettes de cidre, moto accrochée dans un coin du plafond, chaise de barbier (ouioui!).

- Yer Mad, Montréal : musiques à mon goût, du rythm’n'blues au rock’n'roll, cidre et déclinaisons (Snakebite, White et Black Velvet, Kir), petites tables parfaites pour jouer aux dés et aux cartes, dans une ambiance digne de la Bretagne adorée (il manque juste les crêpes au sarrasin).

- Mouton Noir, Val David : un bar-salle de spectacle fabuleux, autant pour l’ambiance folle que l’équipe splendide.

- Gibard, Tadoussac : même chose!! Ajoutez les grands yeux de Nancy et Fred-le-français-volant, et vous passez une soirée cinq étoiles dans la tête.

- Le Coup de Grâce de St-Prime : j’oserai pas dire le meilleur festival musical au Québec, mais mettons que la barre est haute pour les autres festivals, en termes d’organisation, d’accueil, etc. La Grange, le Vieux Couvent et l’Hôtel St-Prime forment un triangle parfait pour le gars qui est un petit tavernier + un gars qui écrit + un chanteur de rock’n'roll.

- Le Cabaret de la Dernière Chance, Rouyn-Noranda : un autre endroit où le party lève et où les gens savent fêter, danse et breuvages. Si vous allez à Rouyn sans y passer, bin retournez-y vite, vous avez oublié d’aller vous faire plaisir en grande.

- The Beale Street Juke Joint, Memphis : pintes vraiment pas chères, spectacles de blues pas trop blancs, décor fabuleux. Vous êtes à la maison.

- Tex Mex, Montréal : c’est plutôt un restaurant, mais on peut y boire une belle Dos Equis en mangeant un « Indécis », assiette contenant le meilleur du Mexique (en tout cas, pour mon épouse et moi) sur fond de musique exotique. Et c’est dans Hochelaga, beubé!

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