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Livres

The Vice Photo Book

Alexis Charlebois-Laurin
28 février 2008

Vice Books
www.viceland.com

«How did we go from drunken jokers pissing away our tiny ad revenue to a news – and culture –reporting source 18 bureaus worldwide – all in just over a decade?» Voilà la question que se pose Shane Smith, l’un des trois fondateurs de la célèbre publication, dans le texte d’introduction de ce livre de 330 pages. Le premier numéro de Vice, alors appelé Voice of Montreal, est paru en octobre 1994. On y voit le cover dans ce livre. Le premier numéro en papier glacé est lui paru en octobre 1998. «This is when we started caring about pictures», dit Gavin McInnes. Puis des images légendaires, ils en ont. Le livre comprend non seulement plusieurs des photos classiques qui ont fait la renommée de Vice et plusieurs que vous n’avez aussi probablement jamais vus, mais aussi des entrevues avec les photographes. Qu’elles soient laides, sexy, troublantes, nues, belles, surréalistes, dégueulasses ou choquantes, les photos nous frappent pratiquement à tout coup. Vous serez aussi contents d’y retrouver quelques-uns de leurs reportages de photojournalisme. Mon préféré demeure celui réalisé sur la pauvreté dans la ville d’Inez, Kentucky. Juste un livre TRÈS le fun et intéressant présenté dans une façon unique au Vice. «This book represents an epic journey for us. Plus, we just like to look at pictures.»

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Le Scrapbook du BangBang

CHRONIQUES

L'abominable homme des cons
Simon Jodoin
26 août 2010

L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.

« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.