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Reportages et entrevues

Ripcordz: Punk un jour, punk toujours!

Ripcordz: Punk un jour, punk toujours!

Marc-André Savard
26 juin 2010

Paul Gott a formé les Ripcordz en 1980. Depuis, le punk et sa bande ont traversé le pays de long en large une quinzaine de fois, ont donné environ 2400 concerts et ont sorti une douzaine d’albums (et s’apprête d’ailleurs à lancer Black, leur petit nouveau). Impressionnante fiche de route, mais c’pas fini; Gott est l’un des fondateurs du Mirror en plus d’avoir sorti une quarantaine d’albums via son étiquette EnGuard Records (kapout depuis belle lurette). Bref, un sacré crinqué et ça tombe bien; on aime ça le monde de même, alors on est allé prendre une bière chez lui…

Il y a sans doute tout un tas d’anecdotes savoureuses qui sa cachent derrière 30 années de vie punk…Alors Paul, fais-nous plaisir et parle-nous don’ de l’endroit le plus bizarre ou vous avez joué. «À part des tas de sous-sols, on a déjà joué dans un minuscule magasin de bandes dessinées et sur une allée de bowling. Y aussi cette fois où on a joué dans un festival punk en Colombie-Britannique. Ça s’appelait le Scumbala et c’était une riposte au Scambhala, un gros festival hippie qui se tenait juste à côté. La scène était directement sur un pont ferré. Je me souviens avoir passé tout le show à me demander si un train passerait…»

Ô Canada

Sur la tonne de concerts donnés par Ripcordz, une poignée seulement était à l’extérieur du Canada. «Pourquoi se donner du trouble avec les douanes et les permis pour aller jouer à Kansas City quand tu peux jouer devant le même nombre de personnes à Humboldt en Saskatchewan?». Hein ? C’est où ça? Peu importe ! Avec cette façon de penser, pas besoin de dire que Gott en est venu à connaître le pays en entier jusque dans ses moindres recoins. Malgré les excès que laissent présager des soirées à haut taux de mohawks, Ripcordz est toujours sur la route au petit matin pour pouvoir profiter du prochain coin de pays au maximum. «Même si on a fermé le bar, on est sur la route à 8h00 pour arriver le plus tôt possible dans la prochaine ville. À ma connaissance, on est le seul groupe à faire ça!»

Gott connaît son Canada, il l’adore…et il ne s’en cache pas: L’unifolié se retrouve sur à peu près toutes les illustrations qu’il crée pour le groupe, un album de Ripcordz s’appelle d’ailleurs Canadian As Fuck et une chanson sur le dernier est intitulée « I am Canadian ». De quoi heurter la fibre québécoise qui frétille encore quelques jours après la Saint-Jean. «Le Québec demeure le meilleur endroit au pays…Je serais triste s’il se séparait du Canada, parce que la situation serait pire pour les deux côtés…et ça ne me tenterait pas de passer les douanes à chaque fois que je vais à Ottawa! On a déjà joué au Canada Day à Calgary et on a passé toute la journée à parler en français parce que les gens étaient contents de voir des francophones jouer à cette fête! Ce qui est drôle, c’est  qu’en ce moment, je suis le seul anglophone dans Ripcordz mais les autres sont beaucoup plus fédéralistes que moi! Aussi, ma blonde est une séparatiste convaincue… Je crois que c’est juste une question de respect. »

Ne jamais arrêter

Paul Gott a 48 ans bien sonnés, mais sur Black, sa voix est toujours aussi râpeuse alors que sa musique demeure mordante. «C’est important de sortir encore des albums énergiques. On évite que les gens veuillent seulement entendre notre vieux matériel. On ne veut vraiment pas devenir un groupe de reprises de notre propre répertoire, alors on n’arrête jamais de sortir des disques! Dans les shows, les jeunes de 16-17 ans connaissent juste nos deux, trois derniers albums et c’est parfait comme ça!»

Malgré l’âge, il n’est pas prêt à se ramollir et à passer à l’acoustique, oh non. « Je n’ai rien contre les groupes plus détendus, mais il y a une ligne à ne pas franchir entre punk et pop.» Et où se trouve cette ligne? Paul rigole «Quiconque prend une guitare acoustique franchit cette ligne! Ce que j’aime du punk, c’est que c’est le descendant direct du rock’n’roll: C’est l’fun, rapide et agressif.»

C’est d’ailleurs pour donner une dimension plus menaçante que le choix s’est arrêté sur Black comme nom d’album. «C’était ça où Excuse me, would you mind getting your tongue out of my cheek?. On avait l’habitude de nommer nos albums avec des longs noms comiques, mais ce coup-ci, je vivais des moments plus difficiles alors c’était moins approprié…Malgré tout, l’album n’est pas plus sombre pour autant.»

À l’ère du numérique, Gott tient encore à sortir des CDs. «C’est drôle parce que je n’ai même pas de lecteur de disques compacts chez moi, mais j’ai une table tournante et 5 000 vinyles! C’est encore les CDs qui se vendent le mieux à notre table, plus que les t-shirts. Par chance parce que je suis toujours un peu mal à l’aise de vendre des t-shirts; C’est comme si les gens payaient pour nous faire de la promo…» Punk un jour, punk toujours.

Ripcordz (lancement d’album) avec Chix n Dix, Barricade Mentale and Ol’ School Johnny. Le 2 juillet aux Katakombes. 6$

theripcordz.com

Un commentaire
  • martin denis damée
    13 septembre 2012

    bonjour !! en passent j,suis un stie de autochtone loool hhaha pis j,suis un punk depuis 1990 j,le suis tjr !!! comme on le dis punk a jamais !! toujours mon 14 holes encore mais des steel j,me vois pa porté d,autre boots que sa !! tk j,suis de obedjiwan!! de la haut mauricie!! si vous voulez passé !!semaines de peche ou de chasse !! contak moua !! sa va estre gratos !!!! tk j,aimes bien votre miuzik ! depuis votre debuts !! rip laché!!!! msg moua bye!!!

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