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Reportages et entrevuesPawa Up First : La patience pour mieux délivrerValerie Thérien5 mai 2009
Accumulant les éloges depuis sa formation en 2001, le groupe rock instrumental Pawa Up First s’apprête à abreuver ses fans d’un troisième opus, The Outcome, sur tablettes dès le 5 mai. Lors d’un concert en décembre dernier, on nous avait annoncé la sortie imminente du disque, mais Serge Nakauchi-Pelletier (guitariste et tête pensante du groupe) a dû partir en tournée avec Beast et est devenu papa (qui peut le blâmer du délai?). Quelques mois plus tard, The Outcome a toutes ses dents et est fin prêt à sortir. Après deux excellents premiers disques (The Scenario (2006) et Introducing New Details (2007)), la musique riche et puissante de Pawa Up First— un genre d’Explosions in the Sky plus ténébreux, riffs de guitare à la Morricone, ou comme dit Serge « de la musique classique, mais avec des instruments rock »— avait réussi son pari d’épater la galère. Le professionnalisme que démontraient ces deux disques s’est transposé sur scène de façon remarquable. Voix ou pas voix, la musique de Pawa Up First est si enlevante qu’elle transperce l’imaginaire. Pourquoi ne voyons-nous donc pas ce nom placardé partout? Deux, c’est mieux Mathieu Pontbriand (bassiste et membre fondateur avec Serge) croit que des changements au sein de la formation (Daniel Bédard remplace Joseph Perreault à la batterie; Sandy Belfort est recruté aux claviers) et des problèmes de disponibilités au cours des dernières années ne les ont pas aidés dans leur désir de faire des tournées. Les opportunités d’en faire n’étant simplement pas là, ils ont dû éclaircir leurs horizons. «Avec plusieurs membres au sein du groupe (ajoutez Malcolm Bauld à la guitare), c’était devenu difficile à gérer. Mais on est revenu à la source, les décisions se font à deux (Mathieu et Serge). C’est plus facile d’arriver à nos fins côté compositions. Même pour les spectacles, on regarde les disponibilités de tout le monde. Si Malcolm n’est pas disponible, on va amener un MC avec nous. Y’a plein de formules possibles. On peut amener Julien (Sagot) de Karkwa pour faire des percussions. » Le groupe montréalais est preuve que ce n’est pas parce qu’un band n’est pas omniprésent qu’il manque d’ambition : « On a un fan base qui est surtout basé sur du bouche-à-oreille, explique Serge. Les bands qui ont bâti leur succès sur un fan base comme ça, c’est Blonde Redhead, Radiohead, etc. C’est un fan base solide et on est toujours surpris qu’il y ait du monde à nos shows! On n’est pas agressif dans notre promo. On est assez low-key ». Mathieu le seconde : « Y’a des groupes qui décident de faire des shows à Montréal à chaque mois. C’est le fun aussi de notre manière, que ce soit un peu plus mystérieux. On fait moins de shows, mais quand on en fait, c’est plus attendu. On pourrait facilement se brûler. » Seul, c’est pas pire aussi The Outcome disponible sur Dare To Care dès mardi.
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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