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L'abominable homme des cons

Michelle Blanc et moi : Pour une théologie des médias.

Simon Jodoin
31 août 2011

Ahhh… Chers lecteurs. Je sais, je vous ai annoncé il y a peu que je vous quittais. Je n’ai pas changé d’avis. J’arrive justement à destination, sur le nouveau site Voir.ca que nous sommes en train de terminer et où je suis en train de m’aménager un petit coin confortable.

Non, je ne reviens pas… Tout au plus, je vous envoie une petite carte-postale pour vous raconter mes aventures en voyage…

Ce n’est un secret pour personne, et pour ceux qui l’ignoreraient disons les choses ainsi : Michelle Blanc, grande gourou du web 2.0, ne m’aime pas. Pas du tout même. Je peux la comprendre. Ayant perdu contre moi un procès en diffamation au printemps dernier, elle continue d’entretenir à mon endroit une certaine animosité. Ainsi, je ne compte plus les noms d’oiseaux qu’elle me lance via les multiples plateformes où elle s’exprime. À l’écouter depuis une dizaine de jours, je serais à la fois « mal rasé à l’odeur nauséabonde», « salle gauchiste » (sic), « connard », « juste un osti de trou de cul », un mauvais exemple de journalisme –profession que je ne pratique pas, et tutti quanti.

Jusqu’ici tout va bien. On ne se commet pas dans la chronique incisive sans se faire quelques ennemis.

Toujours est-il que depuis hier Madame Blanc a sorti l’artillerie lourde. S’étant mis en tête que je revendiquerais le titre farfelu de « théologien des médias », elle me reproche maintenant d’être l’auteur de « christ de grosse BULLSHIT » (re-sic) allant même –ô diffamation, quand tu nous tiens, jusqu’à déclarer que je suis un « menteur compulsif », un « imposteur » qui souffre « d’insécurité chronique ».

Je ne sais trop où cette chère dame a pu lire que j’étais un « théologien des médias » mais bon, lorsque l’approximation et l’hyperbole sont la norme dans un discours, plus rien ne devrait nous étonner.

J’ai bien cherché sur Google des sources pour définir un « théologien des médias » mais malheureusement, il se trouve que Michelle Blanc est presque la seule qui semble utiliser cette expression sur la toile mondiale. On serait presque tenté de croire qu’elle l’a inventée.

Et pourtant, bien que je ne revendique pas le titre de « théologien des médias », je demeure persuadé qu’il serait possible de jeter les bases d’une interprétation théologique des phénomènes médiatiques. Ces derniers pourraient effectivement être considérés, à bien des égards, comme des manifestations modernes du religieux. Tout cela n’a d’ailleurs rien de bien nouveau. Il faudrait une somme pour dresser l’état de la question à ce sujet tellement la littérature qui permet de cerner une certaine « théologie des médias » est abondante.

Ce phénomène n’a d’ailleurs jamais cessé de m’intéresser. Avant d’aller plus loin, je dois dire que oui, j’ai complété naguère une maîtrise en théologie lors de laquelle je me suis intéressé à la « théologie politique » et aux religions séculières. J’ai par la suite entrepris des études doctorales en science de la religion, diplôme que je n’ai toujours pas obtenu n’étant pas parvenu jusqu’à maintenant à terminer ma rédaction de thèse qui devrait porter sur « la mythologie des médias » (et non pas sur la théologie des médias comme le prétend à tort Michelle Blanc, croyant sans doute que mythologie et théologie sont des synonymes). Cette réflexion m’occupe encore aujourd’hui et je n’ai jamais abandonné ce projet qui est toujours en rédaction. Vais-je le terminer un jour? Qui vivra verra…

Tout cela pour dire que le titre de « théologien des médias » n’aurait donc rien de très exotique, surtout quand on sait que Bruno Guglielminetti présentait Michelle Blanc elle-même comme une « évangéliste » dans la préface qu’il signait pour son plus récent livre. S’il existe des évangélistes des médias, je me demande bien pourquoi un théologien des médias serait, de facto un imposteur…

« À titre de journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies à Radio-Canada, où j’ai eu la chance à de nombreuses occasions d’interviewer l’experte, ou encore à titre de directeur de la Communication numérique aujourd’hui au Cabinet de relations publiques NATIONAL, je sais apprécier tout son travail d’évangéliste du Nouveau Monde 2.0. »

Difficile d’accepter pour soi –avec une certaine fierté et une fierté certaine- le titre d’évangéliste tout en refusant aux autres celui de théologien. Voilà un paradoxe embarrassant…

Comme je vous disais d’entrée de jeu, lors de ma dernière chronique –qui vient subitement de devenir l’avant-dernière, je vous écrivais que j’allais emballer mes effets personnels pour déménager vers VOIR.CA. Je commence tout juste à m’y installer et à défaire mon bagage…

…J’étais justement à me chercher un nom de chronique. Je viens tout juste de le trouver : elle s’intitulera « théologie médiatique ».

Je sens que mon score Klout va exploser… Une sorte de multiplication des pains!

Allez, cette fois c’est vrai! Au revoir! On se revoit aux noces de Cana!

P.S. Inutile de préciser que les théologiens des médias appuient aussi les techno-anthropologues…

6 commentaires
  • André Péloquin
    31 août 2011

    Mautadine! « Neckez » qu’on en finisse! :-)

  • Loupdesbois
    31 août 2011

    Je ne veux pas être méprisante envers Mme Blanc, mais elle fait de fréquentes fautes d’accord lorsqu’elle rédige des textes, ce qui me porte à croire qu’elle ne maîtrise pas parfaitement la langue française. Je crois qu’elle ne comprend pas toujours ce qu’elle lit et qu’elle prend des raccourcis qui la mènent à de fausses conclusions.

  • Jo Bob
    31 août 2011

    La saga se termine-t-elle avec ce dernier billet. Je l’espère un peu mais bon … Ton texte n’est pas trop vache (un peu quand même) mais vachement bien envoyé ! À+

  • Simon Jodoin
    1 septembre 2011

    @André
    Cette solution a été rejetée par notre département des communications.

    @Jocelyne
    Sans doute que cette « saga » s’évaporera d’elle-même, laissant quelques traces éparses de référencement ici et là.

    Bien honnêtement, mon but ici n’est certainement pas d’être vache. Il y a simplement une limite à laisser cette dame, sur la base de son ignorance, colporter des mensonges à mon sujet.

    Enfin, oui, fin de cet « épisode » en ce qui me concerne…
    …Jusqu’au prochain! :-)

    @+

    S.

  • rainette
    2 septembre 2011

    tous ces mots qu’elle emploie à ton endroit, ce n’est pas tellement féminin, je trouve.

  • Christian Mistral
    2 décembre 2011

    Gornouille! Rajoutes-en pas.

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