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Tout le monde est ego

Lettre à Louis-José Houde (ou Revente de billets 101)

Guillaume Déziel
9 novembre 2011

Salut Louis-José,

J’aimerais d’abord que tu saches que j’ai beaucoup d’admiration pour ce que tu fais. On se connaît de vue; on s’est souvent croisé lors des «après-galas» de l’ADISQ. Je m’adresse à toi aujourd’hui pour t’expliquer certaines nuances concernant la revente de billets. L’ADISQ n’a visiblement pas pris le temps de t’expliquer ces nuances qui font toute la différence. Et on ne t’en veut pas personnellement pour ça, bien évidemment.

L’an passé à pareille date, tu ne te doutais probablement pas dans quelle tempête tu t’aventurerais en faisant ta fameuse sortie sur la revente de billets de spectacles. Tout comme toi, je suis d’avis que cette problématique devait nécessairement être soulevée et analysée. Évidemment, personne n’est contre la vertu; personne n’est contre l’idée que la revente de billets peut avoir un impact sur notre industrie du spectacle. Cependant, les moyens choisis par l’ADISQ et le ministre de la Justice Jean-Marc Fournier pour contrer les effets néfastes de la revente de billets s’avèrent maladroits, incomplets, inadaptés et ils créeront assurément des effets secondaires d’autant plus néfastes. J’ai cru bon t’en parler puisque que ça te concerne aussi maintenant que tu es (sûrement malgré toi) devenu un acteur dans toute cette histoire.

Je dois t’avouer qu’il y a quelque chose qui m’a vraiment titillé dans ton numéro d’ouverture au Gala de l’ADISQ cette année (2011). J’ai eu l’impression d’entendre une énorme fausseté lorsque tu as dit ceci au peuple québécois : «L’an dernier au Gala, j’avais fait un numéro sur les sites Internet qui font de la revente de billets de spectacle. Et là, la loi a été adoptée pour régler le problème, donc merci au gouvernement, M. Fournier, Mme Saint-Pierre. J’ai été heureux de constater que ce que je dis au Gala de l’ADISQ peut aller jusqu’à engendrer la création de nouvelles lois (…).»

Lors de cette allocution, la réaction du public a été unanime et nourrie d’applaudissements; les caméras étaient fin prêtes à nous faire de beaux gros plans sur les ministres Jean-Marc Fournier et Christine Saint-Pierre, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Un moment de télévision mémorable où on avait vraiment l’impression que le peuple québécois était enfin sauvé de la revente de billets. Un grand coup de communication populaire, j’en conviens.

Peu importe, je suis navré de t’apprendre ici que cette loi ne changera rien ou à peine. Et c’est ça que j’ai à dénoncer dans le discours simpliste que tu as porté devant des millions de téléspectateurs. Ce n’était probablement pas ton discours, remarque. Si tu avais eu le temps de suivre le feuilleton de la loi 25, peut-être n’aurais-tu pas accepté d’être le porte-étendard des propos démagogiques de l’ADISQ. Peu importe, ce discours comportait à mon avis une fausseté; la loi adoptée ne règle pas le problème; plusieurs experts érudits en ont récemment témoigné tout au long de la récente commission parlementaire. À mon avis, cette loi mettra un plaster sur le bobo, elle créera inévitablement un marché noir et permettra, surtout, à quelques personnes de se faire du capital politique, en donnant l’impression au peuple qu’on s’occupe des vraies affaires

J’aimerais aussi te rappeler que L’ADISQ est représentée par son Président, Claude Larivée. À moins que je me trompe, ce dernier est sans doute l’un des quelques rares diffuseurs gravement touchés par la revente de billets. Lors de ses récentes démarches pour la création de la loi 25, Larivée a régulièrement cité en tête de palmarès de ses (rares) exemples un cas isolé qu’il a vécu avec ton spectacle, dans sa salle L’Étoile du Quartier DIX-30. Il faut aussi rappeler qu’au même moment, l’Office de la protection du consommateur n’avait encore reçu aucune plainte pour justifier l’adoption d’une telle loi visant à protéger le peuple contre les méchants revendeurs. D’ailleurs, l’avocat Julius Grey est du même avis que moi : il croit que le gouvernement répond à un problème qui n’existe pas. Je le cite : «C’est comme avoir des lois d’hygiène contre une épidémie qui n’a pas encore eu lieu». Et j’ajouterais même que, si le Président de l’ADISQ a une grippe, ce n’est pas une bonne raison de faire vacciner le Québec au complet…

Or, dans cette histoire, on a pris un cas d’exception (le tien) pour le transformer en cas de figure. On a pris une exception pour créer une règle. Peut-être contre ton gré, on a fait de toi l’emblème d’un problème et on t’a envoyé au front défendre une solution que tu croyais être la bonne. La réalité est que le problème de la revente de billets au Québec ne touche que très peu d’artistes, très peu de producteurs et très peu de diffuseurs en chanson et en musique. C’est un problème de riches dont 99% des artistes en musique au Québec ne sont même pas concernés. Au rang des artistes touchés, il y a toi, Martin Matte, Jean-Michel Anctil, la Mélodie du bonheur et Marie-Mai. Selon ce qu’on a appris dans le processus de la commission provinciale sur la revente de billets, seulement 1228 des 625 000 billets que tu as vendus auraient été achetés via un revendeur. C’est moins des deux dixièmes de 1%. Pas plus de 129 billets sur les 50 000 vendus par Marie-Mai auraient été «revendus». Pas plus de 1,76% des 100 000 billets de La Mélodie du bonheur auraient été la proie des revendeurs. Éric Lapointe et Isabelle Boulay, autant seraient-ils concernés par la situation, auraient donc moins de 129 billets revendus chacun… Aux dernières nouvelles, Karkwa, Radio Radio et Misteur Valaire ne sont même pas concernés par la revente. C’est donc un problème ultra marginal. C’est comme si, avec la nouvelle loi, on a voulu tuer une fourmi avec une bombe nucléaire!

Ce qui est moins marginal, c’est que la totalité des billetteries officielles (comme TicketMaster par exemple) dorment au gaz sur le Web, au grand bonheur des revendeurs. Pour les vendeurs officiels, peu importe si c’est Ginette de Laval ou un revendeur qui achète ton billet, c’est la même chose pour eux; une vente, c’est une vente. Voilà pourquoi ils n’ont aucun intérêt à se réveiller et faire leur boulot de référencement sur le Web…

Disons-le franchement : si les vendeurs officiels référençaient adéquatement tes propres billets sur Internet, Ginette de Laval serait moins mélangée devant les résultats de ses recherches pour trouver des billets pour ton spectacle. Mieux, les résultats des revendeurs de tes billets sortiraient graduellement en deuxième page, puis en troisième page, ainsi de suite… Les revendeurs feraient assurément banqueroute en moins d’une année. Or, puisque les absents ont toujours tort, c’est normal que les revendeurs présents sur le Web fassent leurs ventes sur le dos des vendeurs absents!

J’ai rencontré le Ministre Fournier en personne à Québec, le 12 septembre dernier. Il m’a avoué off the record que la loi ne réglerait pas complètement le problème et qu’il reviendra à notre industrie de veiller à ce que les vendeurs de billets officiels fassent adéquatement leur travail (éducation, référencement web, limitation de vente de billets par adresse IP, identification et personnalisation des billets, etc.).

Et le pire dans tout ça, c’est qu’on vient de créer un marché noir! Puisqu’il sera désormais impossible pour nos entreprises d’ici de revendre à profit des billets, et puisque la demande pour ce type de service ne cessera pas d’exister, ce business devra se faire en dessous de la couverte, par d’autres, désormais illégaux et étrangers. Nos entreprises légales d’ici, celles qui créent de l’emploi, payent des impôts, perçoivent des taxes et assurent un service de qualité devront bientôt fermer leurs portes.

Maintenant qu’on laisse toute la place aux Chinois et aux Russes pour revendre nos propres billets à nos consommateurs, j’imagine bien mal l’Office de la protection du consommateur du Québec avoir les budgets et les ressources nécessaires pour faire appliquer notre loi au détriment des revendeurs de la planète. On n’a même pas assez de polices au Québec pour attraper les cyberprédateurs sur le web (même ceux que J.E. vient de démasquer!). Je ne suis pas le seul à appréhender l’accroissement du marché noir : lUnion des consommateurs du Québec en pense autant.

Or, dans ce contexte, je ne vois pas comment on peut prétendre que la loi 25 va régler le problème… Régler un problème en partie pour en créer plein d’autres, c’est assez ordinaire et ça ne mérite même pas d’être une bonne nouvelle au gala de l’ADISQ.

Des solutions?

Puisque les revendeurs se font des couilles en or en revendant un produit sur lequel ils n’ont pris aucun risque, il serait donc viable de penser à taxer le profit engendré par ces entreprises qui savent visiblement mieux travailler avec le web. Or, la loi 25 empêchera désormais les revendeurs officiels de faire du profit; à l’avenir, la revente à profit se fera inévitablement sur le marché noir. À ma connaissance, le gouvernement ne prélève ni impôt ni taxes sur le marché noir. Disons que ça aurait pu être une bonne idée de garder le profit de la revente dans notre marché légal, afin d’en tirer une redevance pour nos infrastructures culturelles. Ben non… rien de ça dans le projet 25.

En avril dernier, j’ai assisté à un panel sur la revente de billets où Lucie Rozon (Juste pour rire) affirmait mettre plusieurs centaines de milliers de dollars sur la promotion de Rachid Badouri (près de 900 000$ si ma mémoire est bonne). Sur ce montant faramineux (qui représente plus de 1000% de ce qu’on peut avoir en promo pour la musique), aucune somme n’était investie en référencement des spectacles de Rachid sur le web. Or, si seulement 1% de son budget promo avait été investi sur le référencement web du spectacle de Badouri, les revendeurs se seraient retrouvés vite fait aux oubliettes, relégués en 2e ou 3e page des résultats de recherches sur Google et compagnie, donc moins accessibles par le commun des mortels.

Ça ne prenait pas une loi pour régler le problème. Ça prenait de l’éducation!

-         Éduquer, voire inciter et récompenser nos vendeurs officiels à faire un meilleur référencement sur le web.

-         Éduquer nos consommateurs pour les aider à comprendre les enjeux de la revente et trouver le vendeur officiel avant le revendeur.

-         Éduquer surtout l’ADISQ pour qu’elle comprenne enfin qu’il est souhaitable de travailler avec le web, plutôt que de chercher (toujours sans succès) à le contrôler…

L’ADISQ a bénéficié de toi Louis-José, de ta notoriété, de ton capital de sympathie, de ta propension à attirer l’attention pour passer un message qui, en définitive, n’est pas tout à fait vrai. En réalité, ce faux climat de sécurité que l’ADISQ et le Ministre Fournier viennent de créer rendra tes spectateurs encore plus vulnérables aux activités des revendeurs. C’est ultra dangereux à mon avis…

Or, j’aurais aimé t’entendre dire au Gala : «Merci à l’ADISQ qui vient d’obtenir du Ministre des Finances une nouvelle taxe sur la revente à profit de billets de spectacles; cet argent sera réinjecté dans le milieu culturel via le cabinet de la Ministre Christine Saint-Pierre. » ou encore, «Merci à l’ADISQ d’avoir fait passer une loi pour forcer l’identification unique des billets». Arcade Fire fait ça déjà… faudrait bien reconnaître qu’ils sont géniaux! Ben non… rien de tout cela.

Par cette loi, le problème ne sera nullement réglé. Il y aura encore des gens assis devant toi qui auront acheté leurs billets au profit – cette fois-ci – du marché noir. Il y aura encore des rangées vides dans tes salles sold out, parce que les revendeurs (illégaux) auront surévalué ce que les gens sont prêts à payer pour toi (ce qui est en soi flatteur, non?). Des petites erreurs comme ça. Avec ou sans loi, y’en aura encore.

J’espère que tu ne verras pas ma chronique comme une attaque personnelle. C’est juste qu’à l’avenir, je te conseille de ne pas t’en remettre aveuglément au gros bon sens de l’ADISQ qui semble de plus en plus critiquée par de nombreux artistes dont Mes Aïeux, les Cowboys fringants, Karkwa et bien d’autres. Même Guy A. Lepage avouait publiquement, dimanche dernier, s’être fondé sur de fausses affirmations de l’ADISQ pour mieux lancer le Félix de Richard Desjardins.

13 commentaires
  • [...] Lettre à Louis-José Houde (ou Revente de billets 101) [...]

  • Ad Litteram
    10 novembre 2011

    Cher Guillaume,
    je ne peux qu’être d’accord avec ce point de vue. Peut-être dans le même sens, peut-on demander à l’ADISQ d’influencer les producteurs et/ou diffuseurs de spectacles de fournir la liste des oeuvres qui sont interprétées dans les productions? Ce petit détail permettra à de nombreux auteurs et compositeurs de toucher la modique somme (3% des recettes billetterie pour 100% des oeuvres interprétées) qui leur est due. Il faut savoir qu’actuellement, ni les producteurs ni les diffuseurs ne sont obligés légalement de fournir cette liste. L’ADISQ devrait inciter fortement ces joueurs, membres de son association, à le faire au profit de nos auteurs québécois.

    Bonne journée à toi,
    AD LITTERAM

  • Marc-André Mongrain
    10 novembre 2011

    Ta lettre trouvera sans doute son sens pour les disciples de l’ADISQ… d’ici 6 ou 7 ans je dirais…

  • Bruno
    10 novembre 2011

    J’adore ce discours intelligent et soutenu. Merci Guillaume de prendre ce flambeau. Tu n’es pas obligé de le faire mais je dois dire que tu le portes bien.

    Maintenant, à quand la réponse de Louis-José? J’espère qu’il prendra une tribune publique pour le faire et non uniquement web. (un peu trop vase clos parfois)

    Bonne continuation,
    Bruno

  • Melissa
    11 novembre 2011

    Je suis en totalité d’accord avec ta lettre! Tu viens surement de te créer un paquet de problèmes, mais il est vrai que la loi 25 est une joke (si je peux dire ça comme cela)
    Merci d’avoir porter le chapeau pour bien des gens qui avaient peur de s’affirmer (il faut bien que quelqu’un le fasse!)

    Moi aussi j’attends la réponse de Louis-Josée Houde!

  • Guillaume Déziel
    12 novembre 2011

    @Melissa

    Merci Mélissa pour ce bon commentaire. T’inquiète. Je ne crois pas que le fait de «réfléchir» puisse éventuellement nuire à ma carrière ou à celle de l’artiste que je représente.

    Je sais qu’une minorité de personnes sera froissée par cette démarche que je fais au sujet de la revente de billets, démarche entamée en Avril 2011.

    Je cherche à susciter la conversation. Provoquer la remise en question. Je ne suis peut-être pas obligé de le faire. Mais c’est tout ce que j’ai trouvé à faire pour provoquer des changements profonds dans cette industrie de la musique. Et si je choisis de le faire, c’est pour le bien des artistes, en bout de ligne. Jusqu’à preuve du contraire, ces changements sont déjà entamés et je suis très heureux de voir que je ne suis pas seul à «réfléchir différemment». Il y a une majorité silencieuse qui m’épaule. Heureusement…

    J’ai reçu dans ma boîte courriels plusieurs mots d’appui par rapport à cette Lettre à Louis-José Houde, à ma remise en question de la loi 25 sur la revente de billets. En fait, tous ces messages étaient très positifs, à part un seul venant d’une personne que j’apprécie vraiment beaucoup à l’ADISQ; cette personne m’a demandé hier «d’oublier son nom pour un bout de temps.» Ça ma profondément attristé. Sérieusement. Je crois que c’est ça, le pire.

    Pour moi, le fait de débattre sur la manière de faire de l’ADISQ ne signifie pas que tous les gens à l’ADISQ sont abrutis; bien au contraire. Au-delà de la «ligne de parti» à l’ADISQ, imposée par quelques personnes siégeant au conseil d’administration, il y a plusieurs personnes qui mettent passion et coeur à l’ouvrage pour mener à bien leurs divers projets. Et je respecte leur dévotion au plus haut point.

    Ce ne sont pas les gens à l’ADISQ que j’ai à dénoncer; c’est la vision de l’ADISQ (qui est imposée par quelques personnes). Cette vision parfois limitée ou biaisée par les intérêts d’une minorité de personnes a des répercussions sur l’ensemble de mon industrie; sur les artistes, aussi. Sur l’avenir de notre culture, surtout.

    Lorsque tu parles du fait que je risque de me créer des problèmes… je dirais que le pire, c’est de subir les conséquence de perdre des camarades à l’ADISQ qui prennent trop personnellement mes propos qui, en fait, ne dénoncent que la «vision» qui leur est imposée d’en haut.

    C’est ça qui fait le plus mal, en fait.
    Le reste, ça s’endure.

    Guillaume.

  • Mitch
    20 novembre 2011

    Si j’ai bien compris, des sites achètent des billets, et nous fourrent en les revendant plus cher, et vous êtes tous en accord sur ce blog ?
    Dire que cette loi ne va pas régler le problème c’est une chose, mais être ok pour se faire fourrer en est une autre.

    Mitch.

  • Julie Ledoux
    20 novembre 2011

    Il faut croire que vous avez lu rapidement la chronique de Guillaume Déziel, Mitch. Il n’a nullement été question d’être en accord avec le fait que «des sites achètent des billets, et nous fourrent en les revendant plus cher», Mitch. Jamais ici a-t-on affirmé qu’il s’agissait d’une bonne idée que de «se faire fourrer».

  • Mitch
    21 novembre 2011

    Non je n’ai pas lu trop vite, mais c’est tout de même le plus important, et cet article justement n’en parle pas.

  • Julie Ledoux
    21 novembre 2011

    Effectivement, cette chronique aborde un point de vue différent que personne n’a abordé, jusqu’à présent. En lisant l’introduction de la chronique de Guillaume Déziel, vous comprendrez rapidement qu’il aborde ici la problématique de la revente de billets d’un autre angle. Il ne se positionne pas «pour» celle-ci, mais explique plutôt la situation et les différentes solutions possibles, avec sa vision de l’intérieur de l’industrie musicale.

  • YRiffle
    30 novembre 2011

    Ok pour l’éducation du consommateur mais pour le référencement, les revendeurs (comme billets.ca entre autres) achetaient de la publicité AdWords… difficile de les reléguer aux 2e et 3e pages de Google dans ce cas…

  • Guillaume Déziel
    1 décembre 2011

    @Mitch
    En fait, se faire fourrer n’est jamais agréable pour personne. Mais en tant que «membre producteur» de l’ADISQ, j’estime m’être fait davantage fourré par mon association qui a pris temps, ressources et argent pour obtenir une loi qui ne changera rien. J’estime aussi en tant que citoyen m’être fait fourré; parce que les efforts faits par les parlementaires pour commissionner, rédiger, étudier, négocier, relire et passer une loi qui ne changera rien sont une perte de temps et d’argent pour les contribuables, dont je fais partie.

    J’estime que cette loi a un effet pervers qui permettra aux producteurs et vendeurs officiels de «fourrer» sans scrupule et sans compétition possible le consommateur dont je fais aussi partie. Je vais d’ailleurs en parler dans mon prochain article puisque, force est d’admettre, on peut déjà remarquer les effets secondaires de cette loi apparaître…

    Et comme il semblerait qu’il n’y a pas un journaliste au Québec qui daigne suivre ce dossier de fond en comble, je me fais un devoir personnel de faire un contre-poids à l’ADISQ et son Président qui a porté haut et fort (avec toute l’intransigeance possible, d’ailleurs) ce dossier qui, en bout de ligne, ne sert pas les Québécois ni la majorité des artistes, producteurs et diffuseurs québécois.

    J’estime aussi que L-J Houde s’est habilement défilé devant questions de Guy A. Lepage et les commentaires de Dany Turcotte à TLMEP. Je n’ai pas eu de réponses satisfaisantes de sa part.

    Donc, moi qui croyait avoir fait le tour de ce sujet, je peux vous affirmer que j’en ai à rajouter. À suivre le jeudi 8 décembre sur Bangbangblog.com

  • Guillaume Déziel
    1 décembre 2011

    @ YRiffle

    Google a cette spécificité : entre 2 sites qui offrent la même chose, il remarque où se trouve la réponse la plus «pertinente».

    Or, et je le répète, si Lucie Rozon prend 1% de son budget de production et de mise en marché de 900 000$ pour Rachid Badouri, et qu’elle le dépense en optimisation pour moteur de recherche; si elle fait la même chose pour tous les artistes qu’elle représente chez Juste pour Rire, alors les revendeurs, aussi persévérants soient-ils, se retrouveraient vite aux oubliettes.

    AdWords ne fait pas le poids pour une mauvaise réponse. D’autant plus que les internautes savent de plus en plus faire la distinctions entre la pub et les réponses naturelles sur Google.