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Délirium PlazaLes pigeons de l’enferEd Hardcore24 avril 2009
INTRODUCTION Chuis arrivé à Montréal en deux mille six. J’ai habité un an dans Rosemont, pis chuis monté vers Villeray ensuite. La Plaza Saint-Hubert fait donc partie de mon quotidien depuis bientôt trois ans. Pour la version trois point zéro de Bang Bang, j’ai décidé de lâcher mes histoires de disc-jockey & mes montées de lait, à la place, je vais rendre hommage à ce lieu mythique qu’est le tronçon de la rue Saint-Hubert entre Bellechasse pis Jean-Talon. Faillite, saloperies, trash, goût prononcé pour les escarpins à talons vertigineux : c’est tout moi, ça ! Voici ma première tranche d’auto-fiction, c’est pas pour les cœurs sensibles, pour faire changement… LES PIGEONS DE L’ENFER Chuis tranquillement après faire des emplettes sur la Plaza Saint-Hubert — du lube, des poppers pis de la corde —, quand soudain une madame lâche un cri de mort derrière moé. Hostie que je fait le saut ! Je m’ortourne vers elle, super pompé, pour lui demander c’est quoi son fuckin problème !? Mais voilà, la pauvre est après se faire attaquer par un pigeon. L’oiseau est agrippé à ses joue, il lui picosse violemment les yeux, les fait éclater tous les deux, ça jute pis ça donne mal au cœur. La bête est tellement excitée qu’elle chie à chaque coup de bec. N’écoutant que mon courage légendaire, je kick la bonne femme dans la rue : elle se fait happer mortellement par un truck de la FedEx. C’est à se moment qu’une horde d’oiseaux de malheur se ruent sur nous, les passants. Panique sur la Plaza Saint-Hubert ! Plusieurs y laissent leur peau, littéralement, les pigeons sont d’une voracité extraordinaire. Un petit groupe, dont je fais partie, se réfugie chez Raphael, un magasin de fuck me boots pis de lingerie cheap. On barricade la porte avec un rack de talons plateformes. Une négresse qui s’est faite arracher ses faux cheveux rouge incante les esprits de son peuple pour qu’ils viennent à son secours, un Arabe suggère qu’on fasse sauter la place, pis une mère pleure toutes les larmes de son corps : son poupon s’est fait défigurer par les bestioles de l’Enfer. Je m’empare d’un soulier à talon de six pouces. — Peut-être devrait-on achever vot’bébé, madame. Il souffre le martyr, pis ça c’est rien à comparer de ce qu’il aura à endurer le restant de sa vie, les surnoms que lui crieront ses camarades de classes, les jobs qu’il ne pourra pas avoir, &c… Silence. Malaise. On m’orgarde comme si j’étais un barbare. Je me ravise, pis je demande au proprio du magasin si je peux fumer une clope en d’dans. Il me répond que oui, vu les circonstances, mais à condition que je lui en file une. On parle de l’événement fantastique à la radio, on nous conseille fortement de ne pas sortir, que les secours s’en viennent. Quels secours, oué ! L’armée débarque, elle gaze la Plaza, pis nous permet d’évacuer le périmètre quatre heures plus tard… Je passe rapidement au Il Bolero, me tape l’air bête de Johnny pis sa femme, te pogne une nouvelle gag ball pis queques bricoles surprises. On s’ortrouve chez toi autour de vingt heures, on se couchera pas avant cinq heures du matin.
2 commentaires
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CHRONIQUES
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24 avril 2009
Sans commentaire!
En tête d’affiche je le sens, le sais où tout ça va arrivé!
Torreador!!!!!!!!!!
25 avril 2009
Un classique (The Birds) + un endroit super-kitsch (la Plaza) + Ed qui se la joue sick = on veut une suite au plus vite!