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Le petit tavernierCette bête increvable a dix ans en décembre. Bientôt elle aura du poil, je vous dis. 1999, je viens de joindre le groupe d’un ami. Première répète au local. En rentrant, je tombe face-à-face avec un gars qui me dit une phrase courte et rapide avant de rire très fort. Joe. J’ai un peu peur. Je suis neuf dans ce monde souterrain, si on peut dire. Octobre, Joe me dit: “Veux-tu venir jammer au local dimanche, je connais un chanteur écoeurant…” 10 octobre 1999, Luc commence à chanter, les yeux fermés en étreignant sa guitare. (La guitare de quelqu’un d’autre en fait.) Ma vie change à tout jamais. J’ai pus de femme, pus de sous, je sais pus où je vais. Et je tombe sur de nouveaux amis qui errent dans les ruelles comme moi. On vit de musique tout croche, de sexe sur des matelas trop petits, de cigarettes achetées avec les bouteilles vides et de pointes de pizza à $1. 8 décembre 1999, trois jours avant ma fête, on a assez de chansons ficelées pour donner un spectacle aux Bobards sur St-Laurent. Les Breastfeeders pénètrent Montréal, par la porte de côté. Vous connaissez la suite. (Sinon informez-vous!) Passons les événements musicaux, les festivals, les avions et les camions et les taxis, les tournées, les premières parties des New York Dolls et des Wampas, les albums, les côtes et les coeurs brisés. Le Petit Tavernier est là pour vous parler d’alcools divers et des lieux où on les sert. Les Breastfeeders adorent fêter, et trouvent toujours le moyen de le faire, et bien. Je nous vante pas, c’est juste un fait. Des grattages de fonds de tiroirs des débuts jusqu’aux bars ouverts en Suisse, les Breasts ont su s’amuser. Dix ans tatoués dans le coeur, et dans le foie aussi. Et comme tous les bars nous donnent des drinks gratuits quand on y joue, on a eu la chance de goûter à beaucoup de sortes d’alcools différents, en plus de nos propres recherches sur le terrain bien sûr. Un dépanneur ou une épicerie locale, c’est très instructif. Dans le reste du Canada, quelques belles découvertes, comme la bière Steam Whistle, douce et désaltérante, avec une jolie bouteille au logo peint dessus. Quelques bières locales intéressantes. Mais on est en terrain connu. Au Québec, on a une liste d’exigences en ce qui concerne notre loge. Quelques sandwiches, quelques fromages, des morceaux qui se mangent vite. Et plein de bouteilles de bière de marques diverses, quelques Smirnoff Ice pour Suzie McLelove, et la cerise sur notre sundae, 40 onces de rhum Appleton (pas du tout mon préféré, mais tout le monde est content). Quand on a des bières locales comme l’Écume aux Iles-de-la-Madeleine, on est bien contents. Découvrir de nouvelles saveurs fait partie du bonheur de la tournée. Aux États-Unis, on retrouve de tout, du plus mauvais au meilleur en passant par le plus étrange. On a eu de l’affreuse bière Bush, les excellentes Red Stripe et Yuengling, de la Newcastle en fût vraiment pas chère (miam), de savoureuses micro-brasseries du Massachusetts. À New York, dans les dépanneurs on trouve le fameux breuvage “énergétique” Sparks, qui contient 6 ou 7% d’alcool. Quel concept. En Espagne, j’ai surtout retenu le vin dans les petits verres plats. Oubliez les verres à vin sur pieds si vous me recevez chez vous, je suis romantique, mais pas de cette façon-là. En Suisse, y’a l’absinthe. Le patron de la salle où on jouait a dit à la barmaid qui nous la préparait, “attention, vous allez les retrouver en train de danser sur le toit demain matin”. Disons qu’on a été durs à coucher. En Suisse, on trouve le fantabuleux cidre anglais (ou écossais?) Bulmers, pour qui je vendrais ma mère. Je veux dire, la mère de quelqu’un d’autre. Vous versez ce liquide doré dans une pinte remplie de glaçons, et glllllllaaaaa le reste du monde a pus d’importance. Le mieux, à date, et à mon goût, c’est la France. Bon, on peut écarter certaines bières de base comme la Kronenbourg et la 1664, surtout quand elles sont tablettes, ce qui est souvent le cas. Moi ma bière française, c’est la Pelforth. Brune, blonde, ambrée, je suis vendu et j’achète tout. Bien sûr, y’a le vin rouge français à 5 euros et plus dans les épiceries. Un paradis pas cher pour Johnny Maldoror. Du Calvados et du pastis partout, du champagne pas trop cher, Suzie et Luc sont heureux. Joe est lui heureux avec tout ce qui se trouve un peu partout, il est pas difficile à satisfaire. En France, comme rhum y’a surtout les rhums agricoles antillais, très parfumés et intenses. On aime moins ça, mais nos goûts changent souvent. À Paris, on s’est fait offrir un shooter rhum agricole + noix de coco, mettons que ça faisait mal. Côté shots de vodka, étrangement, y’a rarement la vodka pure. Habituellement, les gens demandent des sirops dedans, fraise, caramel, gomme balloune. Bof. Dans les épiceries françaises, contrairement à ici, y’a une tonne de marques de cidres succulents et pas chers. Qu’est-ce que’on fait au Québec?! C’est pourtant pas les pommes qui manquent! Dans les épiceries et les bistrots, on trouve aussi le Picon, un alcool d’orange qu’on mélange à la bière blonde. C’est parfait, en sortant de cinq heures de camion. Mais le plus impressionnant, c’est les produits locaux que les Français ont chez eux. La génépi, faite à partir de plantes des montagnes, les alcools de poire et de prune, ça tue. Revenons ici. Pour faire plaisir à un Breastfeeder, offrez-lui un shooter de son choix. Y’a dix ans, un Black Russian aurait été parfait. Y’a cinq ans, ç’aurait été un Suzie, vodka-Tabasco-Clamato. Cette année, une Vodcornichon fera l’affaire. Alors si vous nous croisez dans un bar, gênez-vous pas, on est pas si méchants que ça. Joyeux 10e anniversaire à nous! En concert le premier décembre au Lion d’Or. 10$. Plus de détails ici. Note de Sunny: comme la musique des Breastfeeders les a pas encore amenés dans tous les bars du monde, et qu’un nouvel album sort en 2010, il reste beaucoup de chroniques à vous écrire. En attendant, plusieurs aventures du groupe sont relatées dans les archives du Petit Tavernier, servez-vous. Photo: John Londono
15 commentaires
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NOUVELLES DU JOUR
CHRONIQUES
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28 novembre 2009
irlandais.
cidre irlandais.
30 novembre 2009
merci!
j’étais vraiment omnibulé, comme on dit, par l’idée de ce liquide merveilleux, j’ai confondu quelques pays
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1 décembre 2009
Bon show à soir. J’étais suposé y aller mais finalement, j’pourrai pas.
J’vais être encore obligé de noyer ma peinne dans le sunny delight…
2 décembre 2009
Ouais bah pour la France tu en as encore des boissons à découvrir! Parce qu’en France la Pelforth est considérée comme une petite bière, il existe des bières artisanales qu’on ne trouve pas partout en France!
Pareil pour les cidres.
Bon je ne te parle pas du vin, il y a un choix immense. Mais la qualité dépend aussi des producteurs et des vignerons. Mais c’est vrai qu’il faut fouiner, chercher! Pas toujours le temps en tournée je sais.
Je me rappelle avoir donné quelques adresses de vignerons à Suzy lorsque vous étiez en tournée dans les Pays de la Loire il y a euh 3 ans maintenant (?) vers TOURS, Laval…
Des verres plats?!! Heu qu’est ce que c’est que ça?!
Sinon tu as tord pour les verres à pieds, y a rien de romantique la dedans! C’est juste plus facile pour faire tourner le vin dans ton verre et le sentir juste avant de le boire! Il en faut pour tout tes sens! le 8 ième sens! le parfum et le goût son intiment liés!
5 décembre 2009
Vive le rock et la broue, disait le bleuet.
5 décembre 2009
Si je comprend bien c’est la biere qui a été le peak dans vos gigs cà veuz tu dire que le reste (les shows) y a rien d’intéressant à en dire ?
5 décembre 2009
veux et non veuz, erreur de frappe…
5 décembre 2009
Tu pourrais corriger le contenu de ton commentaire itou, Aldo. C’n'est pas super vargeux.
10 décembre 2009
Vous etes un peu susceptibles c’est dans ce journal. Je faisait juste mentionner en passant que parler un peu des shows pas juste de la sorte de biere ou de shooter ca aurait pu etre interessant ou peut etre pas… qu’est ce qu’il y a des pas vargeux la dedans?
10 décembre 2009
C’est assez drôle de voir qu’aussitôt qu’on émet un commentaire que vous n’apréciez pas vous …vargez… sur l’émetteur.
10 décembre 2009
appréciez cal..
10 décembre 2009
Gardez le sourire.
10 décembre 2009
T’es ben positif tout d’un coup, Aldo. C’est la magie de Noel?
11 décembre 2009
aldo dit :“C’est assez drôle de voir qu’aussitôt qu’on émet un commentaire que vous n’apréciez pas vous …vargez… sur l’émetteur.”
Sauf le respect que je te dois (ou non) mon cher Aldo Bonin, tu es débarqué sur le BangBang il y a très peu de temps en traitant un chroniqueur de “sale con”.
Voilà une bien drôle de manière de s’introduire et de commencer une relation avec l’équipe de cet humble magazine web. Ne t’étonnes donc pas qu’il y ait une sorte de préjugé un peu négatif à ton endroit lorsque tu prends part à la conversation. Libre à toi de n’y voir qu’une manifestation de notre susceptibilité.
Bien à toi.
S.
21 décembre 2009
vous avez de bien gros egos les gars pis vous vous prenez un peu trop au serieux . Joyeux Noel.