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Reportages et entrevuesPrès de quatre ans après Les années monsieur, le phénomène Keith Kouna est de retour avec Du plaisir et des bombes, un second disque en solo qui est, en fait, le troisième sur sa liste. «J’ai passé deux, trois ans sur un autre disque qui est un peu plus théâtral, disons. Plus orchestré, en fait, et qui comprend 24 tounes. C’est un album-concept autour des lieder de Schubert du Voyage d’hiver», tente d’expliquer Keith Kouna entre deux gorgées de la bière à son effigie – la Kouna – offerte aux lancements du chanteur des Goules. Surprenant, ce concept de second album, pour Kouna qui se faisait attendre depuis près de quatre ans, à la suite du succès des Années monsieur. «Ça devait être mon deuxième disque, en fait», avoue le chanteur à la voix atypique. Ramené à l’ordre par un de ses proches, Keith Kouna admet cependant que l’album-concept sera une petite bête difficile à promener en tournée. Autre objectif, autre vision. Rapidement embarqué dans l’écriture d’un «deuxième-second» album, Kouna s’est mis en cinquième vitesse pour produire une nouvelle galette, Du plaisir et des bombes. «Ça faisait trois ans que mon album était sorti, j’ai donc dû me mettre rapidement à écrire des tounes. Je me suis dit que ce serait 10 tounes de 3:43. Ça a été une année très stressante, quand même. J’ai écrit, composé et enregistré – live, en trois jours – tout ça au cours de la dernière année», poursuit celui qui s’est à nouveau adjoint son fidèle comparse, Tristan McKenzie, à la réalisation. N’oubliant pas son «premier-second» disque, Keith Kouna envisage de le lancer au cours de la prochaine année. «Je fais les affaires inversement!» s’amuse Kouna qui a adopté un peu le même principe pour Les années monsieur, alors qu’il enregistrait, après la fin des Goules, des chansons composées… avant sa période Goules. «J’aime ça, me compliquer un peu la vie, quand même», avoue-t-il candidement. Le fric, le sexe, la guerre Résolument plus rock que Les années monsieur, Du plaisir et des bombes entraîne l’auditeur sur un terrain glissant. «Il y a plein de monde qui crève partout sur la Terre et nous, pendant ce temps-là, on pense juste à baiser pis à se soûler», s’exclame Keith Kouna, avant d’affirmer que son nouveau-né est constitué d’une série de petites bombes qui éclatent à l’écoute. L’évidence est perceptible dans «Batiscan», entre autres, et dans l’extraterrestre «Pas de panique», qui détonne du lot. «La couleur principale de l’album, c’est up-tempo, des tounes assez rock. Je le trouve moins sombre. «Napalm», c’est très dark, mais les autres sont funny. Ça va vraiment être un album de show!» précise Kouna. «Mais «Pas de panique», c’est un peu de l’autodérision. Je taponnais le Casio, pis j’ai trouvé le petit beatbox, puis la ligne d’accords, et ça donnait quelque chose de funny. Je me disais que j’allais créer un hit!» révèle l’auteur-compositeur-interprète qui s’est inspiré d’Alice au pays des merveilles pour créer «Pas de panique», où un musicien devient rapidement populaire en traversant le fond de son frigidaire. «C’est juste un peu baveux et autodérisoire. J’aurais pu me croire, vraiment. Mais ç’aurait été plus plate. Je voulais aussi rire un peu de moi», conclut le maître Kouna, un brin gêné. Du plaisir et des bombes sera disponible dès le 11 septembre sur iTunes et le 18 septembre en version physique. En attendant, Keith Kouna se promène pour lancer sa brique au visage de ses fans. Il sera au Zaricot de St-Hyacinthe le 13 septembre, au Cercle de Québec le 14, au Petit Chicago de Gatineau le 15, puis au Café du Clocher à Alma le 20 septembre et au Sous-Bois de Chicoutimi le 21. C’est ensuite aux Loubards de Sherbrooke qu’il s’arrêtera avec ses musiciens le 25 septembre et au Divan Orange le 27 septembre. Crédit photo : Nic Cantin
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