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Reportages et entrevues

Harley Young : Cœur de folker

Harley Young : Cœur de folker

Catherine Genest
16 mai 2013

Il est australien et s’est installé à Québec il y a un an. Pour suivre sa blonde, découvrir une autre culture mais aussi pour se donner le temps d’être musicien.

Harley Young vient de Brisbane et chez lui, il est avocat. Barrière de langue et incompatibilité des diplômes obligent, il s’est retrouvé sans emploi à son arrivée. Ce qui le forcera à être plongeur, au début, pour gagner quelques sous et apprendre le français. Une langue qu’il casse parfaitement 12 mois plus tard, lui permettant ainsi des amitiés sincères avec les locals, pour la plupart rencontrés à CHYZ où qu’il étiquetait des CDs pour se désennuyer au printemps dernier. C’est là qu’il croisera, entre autre, Simon Paradis, alors animateur de l’émission That’s All Folk diffusée sur les ondes du 94,3 FM, à Québec. Le musicien et propriétaire d’un charmant studio dans St-Jean-Baptiste deviendra d’ailleurs le réalisateur de son premier puis de sa seconde cassette.

« J’aime la scène de la ville de Québec, j’aime tous les artistes. Karim Ouellet, Simon Paradis, tout le monde. En plus, je sens que la scène a grandi depuis je suis arrivé. » Et Harley a raison, la production de musique indie dans la Labeaume City n’a jamais été aussi florissante qu’en ce moment. Après un été à jouer sous la Porte St-Jean, un EP bricolé avec Simon Paradis, une première partie de Julie Doiron et une tournée québéco-ontarienne qui vient tout juste de se clore, l’auteur-compositeur-interprète levait récemment le voile sur Suburbs on tape No.2, son deuxième EP en terre nord-américaine.

« J’avais l’idée bien avant Arcade Fire », explique-t-il en référence à The Suburbs, sorti en 2010. « Les banlieues, ça m’inspire. J’ai grandi là. Et puis je ne pourrais pas écrire à propos de quelque chose que je ne connais pas. Je veux être honnête, authentique. » Et en ce sens, il avoue que la découverte de Avec Pas d’Casque a été très inspirante pour lui. « Avant d’habiter ici, je n’avais jamais écouté de musique en français. Pour moi, Stéphane Lafleur c’est quelqu’un de tellement québécois. Comme lui, j’essaie d’être très australien dans ce que je fais. Et c’est facile en vivant ici parce que les valeurs sont les mêmes : la famille, les amis, les racines catholiques. On a la même mentalité terre à terre. »

Écoutez la pièce Calling In The Dogs :

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Mais le temps au Québec est compté, parce que le contrat de sa copine microbiologiste de métier n’a été signé que pour deux ans. Pressé par le temps qu’il voit filer, Harley multiplie les expériences et se lance sans cesse des défis avant de retourner travailler au Palais de Justice de Melbourne en mode 9 à 5. Ses projets pour les mois à venir ? D’autres spectacles, mais aussi la composition de pièces en français. « C’est définitivement quelque chose que je veux accomplir pendant que je suis ici, mais je ne sais pas encore qu’est-ce qui est cheesy et ce qui ne l’est pas. » Gageons qu’il s’inspirera sans doute du folk sincère et des textes imagés de M’sieur Lafleur avec l’aide de Simon Paradis…

Harley Young sera en spectacle le 5 juillet, au Sacrilège (Québec), dans le cadre du Festival OFF de Québec, et le 5 août, à L’AgitéE (Québec).

www.harleyyoungmusic.com

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