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Danny Duke passe le BangBangOtest sauce Buckfest 12

Danny Duke passe le BangBangOtest sauce Buckfest 12

Marc-André Savard
1 mars 2013

Danny Duke, ce vétéran mal léché de la scène punk et rockabilly, a une «grand yeule». C’pas moi qui l’a dit, mais le type lui-même quand il a retourné son bangbangotest rempli à ras bord de propos croustillants. Au menu : du bacon, une anecdote de pénis et même un coming out de nerd

Dernier album écouté?
Rancid – …And Out Comes The Wolves, qui est, selon mon opinion, le meilleur album punk moderne. Que ce soit pour les riffs, les influences évidentes (des Clash et autres groupes légendaires) ou pour les arrangements (Rancid sont les maitres dans ce domaine). Pour ce qui est de la production, j’ai souvent entendu mieux par contre…

Pour qui rêves-tu d’ouvrir?
Danzig, une idole de jeunesse. Je suis un vieux fan fini des Misfits et de Samhain. J’ai appris à chanter au côté de Glenn Danzig. Tsé quand ta mère connait les paroles par chœur et qu’elle ne dit pas un ostie de mot d’anglais dans la vie de tous les jours! Aussi Glenn est un peu comme moi, il n’aime pas la musique qui ne vient pas du cœur et méprise cettedite musique du plus profond du cœur. Trop de gens font de la musique sans balls aujourd’hui, de la musique pré-faite et, comme on dit en bon francais, ça me fait déféquer.

Quel est le signe incontestable que tu dois arrêter de boire?
Le signe? M’a te dire, y’en a pas rien qu’un! Mais les plus évidents sont, par exemple, quand tu vas à ton party de Noël de job et que ça fait juste 6 mois que tu travailles là, faire un strip-tease aux matantes sur une table et, qu’à chaque fois que quelqu’un laisse son appareil-photo, tu te poses la graine avec et que la semaine d’après, tu apprends que 50% du staff a une photo de ta queue, y paraît que c’est assez déplacé, tsé! Aussi, se réveiller dans un banc de neige à quelque part entre Petite-Patrie et le Plateau à -20C vers 6:30 AM, ça peut être très nocif…Écoute, on pourrait faire 15 pages d’entrevue si tu voulais que j’te raconte mes péripéties de boisson!

Ton pire souvenir de tournée?
J’aimerais mieux passer cette question là car je devrais citer des personnes connues de la scène et je ne lave pas mon linge sale en public.

Le show que tu ne te pardonneras jamais d’avoir manqué?
Danzig featuring Doyle et le comeback de Samhain. Mais bon, je ne suis pas millionaire. Pour ce qui est du premier, mes responsabilités à ce moment-là étaient d’économiser pour que les enfants ne manquent de rien et, pour le deuxième, je n’ai pas les moyens d’aller voir un show, ni à New York, ni à Los Angeles… À part ça, rien. Je dirais que, malheureusement, je ne m’amuse plus de voir des bands live. Je crois que c’est dû au fait que j’en ai trop fait moi-même et que je ne ressens plus la magie du spectacle quand je n’en fait pas partie. Ca ne m’emballe pas du tout et on dirait que je m’extasie beaucoup plus en regardant un vidéoclip!

Qu’est-ce qui ne méritait pas de disparaître?

Le bacon! À vous mes amis musulmans, maudit que je suis triste pour vous! Mais je respecte votre choix et ça en fait plus pour moi! J’aimerais ajouter que le bacon est la nourriture des dieux!

Quelle équipe de sport professionnel supportes-tu?

Premièrement, le seul sport professionnel que j’écoute, c’est le hockey. Et rien que le hockey! À bas le soccer de tapette, maudit sport de «fakeux» et de «feufis»! Le hockey est le sport le plus enlevant, le plus rapide, le plus robuste ou « manger le puck su ‘a yeule » n’est pas suffisant pour ne pas terminer un match. Maudit qu’on est hot, les Canadiens, pour créer des vrais sports!

Je supporte les Devils du New Jersey depuis plus de 30 ans. À l’époque, quand j’ai commencé à les supporter, ils étaient les Rockies du Colorado. C’est qu’à l’époque, comme tous jeunes de moins de 10 ans, je m’amourachais du club le plus fort, soit, les Islanders de New York. Tout le monde n’en avait que pour leur gardien numero un: Billy Smith. Moi, déjà enclin a la marginalité, je préférais leur second: Glenn « Chico » Resch. À la fin de la saison 1980-81, ils ont échangé Chico aux pauvres Rockies. C’est à ce moment-là que j’ai envoyé paître les Islanders et j’ai suivi Chico Resch au Colorado, qui ont ensuite déménagé au New Jersey pour la saison 1982-83. J’ai souffert longtemps des insultes octroyés à l’égard de mes Devils avant qu’ils deviennent dominants dans la ligue. Mais, comme j’aime dire à mon paternel, « Coupe Stanley depuis 20 ans : Devils: 3 Canadiens: 0. Participations à la Finale : Devils: 5 Canadiens: 0 ». Toutefois, les Canadiens de Montréal ont toujours été mon équipe numero deux!

The Mysterious Rhinestone Cowboy de David Allan Coe, Out To Lunch d’Hasil Adkins ou le self-titled d’Elvis Presley?

David Allan Coe, pour l’ensemble de son œuvre. Personne n’a osé défier le Grand Ole Opry et la scène country comme Coe l’a fait dans les années 70. Il voulait briser les conventions et a très bien reussi. Il a été un mentor pour moi. Pour ceux qui connaissent les Alley Dukes, ils peuvent voir le lien dans comment j’ai forcé pour briser les standards modernes du rockabilly et ramener ce dernier à ses origines, qui était une musique qui choquait et qui effrayait, et le clergé, et l’ordre établi.

Pour revenir a Coe, The Mysterious Rhinestone Cowboy est un très bon album, mais je préfère de loin son premier opus, Penitentiary Blues. Un album peut-être plus blues-rock que les suivants mais un album où l’on sent toute l’émotion et le vécu de l’artiste.

Lequel de tes anciens groupes aimerais-tu le plus voir revenir à la vie?

Sans contredit, les Alley Dukes. Premièrement, parce que j’ai le sentiment de l’œuvre inachevée, mais surtout parce que les Dukes était mon bébé. Le band existait sans moi sous un autre nom avant que j’arrive, mais je l’ai vraiment remodelé à mon image, avec mon nom, mes idées et mes chansons (pour la plupart). Zak et Marty (sans oublier aussi les autres membres qui ont partagé l’histoire du band) ont tous apporté leur grain de sel, mais je dois me rendre à l’évidence que, oui, c’était MON bébé! Malheureusement, je crois que c’est peu probable que ça se produise pour de multiples raisons qui nous sont personnelles.

Premier tatouage?
Le Crimson Ghost des Misfits sur l’épaule droite. Tu sais, celui qui est de côté sur le derrière de la pochette de l’album Evilive. Le tout, amoureusement fait à la corde de guitare! J’avais 16 ans. Il est aujourd’hui masqué par un cover-up.

Qu’est-ce qu’on devait expulser de la scène locale à grands coups de pieds?

Rien. Tout le monde a droit à sa chance, tout le monde a le droit d’essayer et de se planter. Les gens ne sont pas dupes et savent ce qu’est la marde! Ils savent la reconnaître, qu’elle porte le nom de chiasse ou diarhée. Je parle ici autant pour les groupes, que pour les venues ou pour les métiers entourant la scène. La marde s’évacue d’elle-même par la canalisation des égoûts quand nous en disposons. Mon seul problème de la scène est que l’équipe de gérance et de matamores (qui se prennent pour des portiers) au Foufounes Électriques ne semble pas passer dans le trou de la bol. Pourtant, nous savons tous qu’ils ne sont que le produit de l’intestin grêle. Wow! Je fais vraiment des belles métaphores avec du caca!

La période de la musique que tu aurais aimé vivre?

Je la vis pleinement! J’aurais été malheureux dans une autre époque. Je n’aurais pas pu m’épanouir autant que je l’ai fait de mon temps.

L’album que tu as le plus écouté dans ta vie?

Sûrement Walk Among Us des Misfits. Je l’ai depuis pres de 25 ans!  Je ne me rappelle pas avoir passé un mois sans l’avoir écouté. J’ai aussi abusé de plusieurs très bons album à differentes époques de ma vie, comme Rancid – Let’s Go!, Dwarves – Come Clean, Bad Religion – Suffer et Voivod – War And Pain.

Le show le plus dangereux auquel tu as assisté?

Pour ce qui est de la crowd : Gassenhauer et Ultra Violence au Black Lite en 1989. Je voulais voir Ultra Violence que j’avais connu sur l’album MTL-NY Connection ’84. Ils sonnaient un peu genre D.R.I. à l’époque. Par contre, la crowd était soit louche, soit Boneheads ou soit nazi-punk (ça existes-tu encore ca!?) et l’ambiance était très lourde. Tout le monde voulait la peau de tout le monde et il doit y avoir eu une cinquantaine de gars qui ont fait le voyage en-bas des marches. Du haut de mes 16 ans, je ne me sentais pas très safe ce soir-là!

Pour ce qui est du pit: je dois dire Adrenalin O.D. aux Foufounes Electriques en 1989 ou 1990. Le thrash était malade. Il y avait quelqu’un qui en sortait en sang tous les 2 minutes, soit par lui-même ou soit accompagné d’un survivant.

Ta carrière manquée?

Infographe de jeux video. À temps perdu, je refais mes jeux de hockey pour PC de A à Z. J’extrais les images, les refais et les réinstalle dans le jeu. Je crée mes propres ligues et/ou rend le jeu plus réaliste. Tous les gens qui on vu mon travail me reprochent de n’avoir jamais appliqué chez EA Sports ou Ubisoft. J’ai un talent certain pour ça et plusieurs disent que je suis même meilleur que certains infographes qui sont déjà employés par des compagnie de jeux vidéos. Eh oui, Danny Duke est un closet nerd!

Complète. Je pourrai mourir heureux quand…
J’aurai tourné aux États-Unis et surtout en Europe. Je rêve surtout d’aller en Europe de l’est, en Scandinavie et dans les Pays baltes. Mais l’idée de visiter les vieux pays comme l’Irlande, l’Écosse, etc, me ferait triper aussi. Et bien sûr, qui dirait non a une tournée au Japon et autres pays orientaux?

Danny Duke & The Northern Stars
au Party du 20e anniversaire de WD-40, avec Matchless et Corelaine.
Samedi 2 mars 2013
Café Chaos (2031, St-Denis)
21h, 10$

Spectacle présenté dans le cadre du Buckfest (www.buckfestmtl.com)

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