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Reportages et entrevues

Coup de Cœur Francophone – Misteur Valaire

Marilou Bérubé-Picard
5 novembre 2007

À quelques jours de la rentrée montréalaise du groupe électro-jazz Misteur Valaire, je me suis entretenue avec Luis, percussionniste et bidouilleur pour la colorée formation. Prenant la chose très au sérieux, j’ai tenté de percer les mystères de cette bande de jeunes explorateurs du son électro-organique-dansant.

Le webalbum, est-ce que ça marche?
Ça marche très bien. C’est sorti au mois de septembre, ça fait presque 2 mois, et on a atteint, même dépassés les 4000 téléchargements. Si on avait un sorti un disque, ça serait des stats incroyables.

Est-ce efficace pour attirer les gens à vos spectacles ?
J’imagine, en tout cas j’espère. À Québec et Sherbrooke, les gens ont bien répondu, là c’est notre première montréalaise où les gens doivent débourser pour venir nous voir dans notre nouvelle ville. On va voir si ça va marcher, mais j’ai un bon feeling, en tout cas on a des bons come-back, donc je pense que ça va marcher.

Pourquoi votre show casse la baraque plus qu’un autre show ?
C’est un amalgame, c’est cinq musiciens live, c’est de la musique électronique, mais on a gardé le côté organique donc instrumentation live, percussions, basse, batterie… C’est vraiment pas un show d’ordinateur, c’est pas un show de DJ où tu regardes un gars manipuler une souris pendant 2 heures. Il y a quelque chose qui se passe, c’est cool à regarder, ça fait embarquer. Ça reste hyper dansant malgré tout à cause du côté électronique, tout le monde à sa petite part d’électro dans le groupe. Puis là on parle de première montréalaise, c’est la première fois qu’on sort le vrai spectacle à Montréal, ce qui implique notre équipe de projectionnistes, Luc Thériault qui sera là, c’est lui qui a réalisé notre album, il nous suit depuis nos débuts, il a monté les projections en nous regardant composer les tounes. Ça donne quelque chose de super tight à ce niveau-là. Aussi, l’équipe Panda pour les éclairages, c’est encore du monde qui nous suit depuis qu’on est des ti-culs. Là aussi ça donne quelque chose de super tight. Donc c’est une grosse équipe d’amis qui fait un show, qui est presque rodé je dois dire.

Une bonne mélodie vaut-elle mille mots ?
Oh oui ! J’espère ! On va voir des featuring en plus donc on va avoir des bonnes mélodies qui vont valoir les mille mots qui seront lancés par la suite. Le MC qui fait la deuxième partie de la chanson Shaving sera là, ainsi que Jeune Chilly Chill.

Qu’est-ce que Misteur Valaire apporte à l’électro, plus que d’autres artistes très en vogue ces temps-ci ?
C’est une recherche, le côté organique justement, le background qui passe du jazz au rock. On a tellement une instrumentation large, que ça nous permet d’aller chercher un énorme spectre au niveau des sonorités, au niveau des moods. Ça se promène énormément, tout en restant dansant. C’est une exploration qui est plus dynamique selon moi, qui est plus élaborée.

Où allez vous chercher les échantillons et multiples bruits que l’on peut entendre tout au long de Friterday Night ?
C’est très varié. Il y a une grande exploration qui se fait au niveau des vinyles. Comme pour nos projections, on va souvent chercher dans des banques d’archives. Nos projections sont souvent des vieux films des années 50, des vieux films éducatifs qui sont retravaillés avec nos couleurs des années 2000. On fait un peu la même chose avec les vinyles. On a un vieux vinyle d’éducation sexuelle des années 50 qui a créé une toune, on a vinyle de Ding et Dong qui a donné une couleur à Si C’était Un Veau. On fait ça chez nous, on fait nos découvertes et on les amène au local.

Si on ne fait pas d’farces avec MV, avec quoi MV ne fait pas d’farces ? Qu’est-ce que vous prenez au sérieux ?
Il y a beaucoup de choses. On est beaucoup impliqués dans le phénomène Nathalie Simard, sinon il y a la dyslexie qui nous tient à cœur. On essaie de se défendre auprès de Vincent Vallières, ça s’en va en justice, pour l’affaire de voler notre nom. C’est plein de petits trucs comme ça qui nous tiennent à cœur au quotidien.

Et avec quoi MV fait des farces ?
Avec tout le reste. Il y a tous ses petits drames là au quotidien, je pense que le reste est très risible dans nos vies.

Etes-vous des geeks ou des rockstars ?
Ohh…ça dépend des gens, on est des geeks. Je vais arrêter à geek. Je trouve ça cool. Je trouve que ça me va bien, pour moi là, je ne peux pas me prononcer pour les gars mais, geek, c’est un nom de winner.

Est-ce que les bobettes Misteur Valaire se vendent bien ?
Elles se vendent très, très bien. Se portent bien d’ailleurs. Sincèrement, j’ai des félicitations à faire aux bobettes Misteur Valaire parce que non seulement est sont très très bien vendables, mais elles sont très bien portables. Donc c’est à essayer. Avec précaution quand même, mais avec entrain et de manière féroce…

Finalement, après avoir conquit Montréal, quels sont vos projets pour la suite des choses ?
Le spectacle va être énormément basé sur l’album, on va retravailler des trucs un peu, sûrement composer déjà, pour ajouter au spectacle un côté qui n’est pas sur l’album. Ensuite on va regarder pour l’été, ça commencer déjà à se booker, ce qui est un très bon signe. Je pense qu’on va avoir un été très concentré au Québec. Après ça on va commencer à regarder pour l’Europe, avec Vue Sur La Relève on accumule des plugs, on va envoyer notre bookeuse là-bas, pour tâter le terrain, pas assez pour booker une tournée mais quand même, on regarde ça.

Le 9 novembre à 20h au Club Soda dans le cadre de Coup de Cœur Francophone, avec Watcha Clan en première partie.

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