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Reportages et entrevuesPhénomène de plus en plus fréquent dans le milieu punk, plusieurs membres de groupes établis se tournent spontanément vers des sphères musicales plus introspectives pour nous pondre des chansons aux guitares râlantes et aux voix posées. Pensez à City and Colour (Alexisonfire), à Tom Gabel (Against Me!) ou même à Mike Ness (Social D) pour ne nommer que ceux-ci. Décidément, nos rockeurs semblent avoir le cœur sur la main. Dans la mêlée, Montréal peut désormais compter sur le gosier éraillé de Colin Moore pour se donner fière allure. Rescapé des Road Bones et, au préalable, de Suburban Trash, voici que le jeune auteur-compositeur-interprète baisse la distorsion de quelques crans pour nous présenter Leaving Home, gravé de folk rock feutré qui fait tout de même quelques subtils clins d’œil à son passé plus musclé. Rencontre. « Je ferai de mon mieux pour garder Bob Dylan et Tom Petty hors de la discussion! », répond le jeune homme de cette voix typiquement cassée et identifiable sur mille, lorsqu’on lui demande de présenter la musique : « Évidemment, ce sont des héros pour moi mais ç’a tellement été dit et redit en parlant de ce que je fais que je ne voudrais pas que les gens croient que ce n’est qu’une copie carbone. Disons que c’est du bon easy listening avec un fond rock senti. » Et lorsqu’on aborde l’affiliation de plus en plus fréquente qui semble se tramer entre les genres punk et folk par les temps qui courent, Moore ne peut qu’abonder dans le même sens : « Tout à fait! Quand on pense aux gens qui le font, ce sont pour la plupart des chanteurs qui se retrouvent seuls, veulent peut-être arrêter de crier, exprimer des choses plus personnelles… Je crois que ça vient avec l’âge aussi, on laisse tomber plusieurs préjugés avec le temps. Il y a quelques années, c’était impensable pour moi de faire un album folk, j’étais un gars de punk rock alors qu’aujourd’hui… I just don’t care. En plus, il y a des chansons sur l’album que j’ai écrit il y a des années déjà! Il était temps que je les mette sur disque. » D’autant plus qu’il n’y a pas que des désavantages à l’aventure solo, loin de là : « Ce n’est pas si différent dans la mesure où j’ai un groupe qui m’accompagne pour plusieurs des shows mais ça l’est un peu plus lorsque je fais des formules duo avec Ryan Battistuzzi (guitariste et réalisateur). Et c’est sûr que ça facilite la vie de tournée. Pas de doute là-dessus.» Parlant de tournée, au moment de la discussion, l’artiste revient tout juste d’un saut de quelques dates en Europe où il est allé y présenter son folk rock d’écorché. Et après trois premiers jours disons plus chaotiques (louper l’avion pour Stockholm, perte d’instrument, etc…) l’expérience fut tout de même très agréable au final : « On a fait deux shows avec Jason Bajada en Allemagne et on discute avec des labels de là-bas. (…) On a aussi ouvert pour Holly Williams (oui, la sœur de Hank III) à Paris, c’était vraiment bien, on essaie d’ailleurs de la faire venir à Montréal pour un concert avec elle… » Chose que l’on se souhaite de tout cœur. D’ici là, Moore sera au Savoy du Métropolis le 26 mars prochain pour le lancement officiel.
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Depuis l’invention de l’imprimerie, la politique s’est toujours exercée sensiblement de la même manière. Le peuple élit ses représentants et ces derniers gouvernent et prennent des décisions. Depuis le début des temps, les politiciens ont toujours gouverné et cherché à contrôler leur message. La communication s’est faite de façon unidirectionnelle : un émetteur dicte un message ; des millions de récepteurs, passifs, reçoivent ce message et gardent leur réflexions pour eux-mêmes, jusqu’à la prochaine révolution de salon, lors du prochain party de famille ou du prochain BBQ entre amis. C’est l’ère de la communication 1.0. Un parle, tandis que les autres n’ont qu’à écouter.
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21 mars 2010
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21 mars 2010
C’est ce qu’on dit tous… surtout lorsqu’on imagine Stef l’interviewer. Les deux sont en bedaines… et partagent une bouteille d’huile pour bébé…