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Reportages et entrevues

C4: 10 années volées en éclats!

C4: 10 années volées en éclats!

Marc-André Savard
7 juin 2011

Le 11 juin prochain, le Métropolis sera solidement secoué alors que l’étiquette C4 soufflera 10 bougies à grands coups de ses meilleurs canons dans le cadre des FrancoFolies. Survol de cette décennie avec Pierre Thibault, l’homme derrière la détonante maison de disques.

Briser la glace

«Ça a toujours été un trip de chums qui jouent au hockey, confie d’emblée Thibault lorsqu’on le questionne sur les débuts de C4 en 2001. C’est cette année-là, entre deux lancers frappés, qu’un certain Olivier Langevin lui a fait écouter le démo de son nouveau band, Galaxie 500. La mèche était allumée; impressionné par l’enregistrement de son pote, Thibault, qui se concentrait alors sur la gérance de groupes, fait le grand saut: il fonde C4 et invite Langevin et Pierre Girard (un autre bon ami et producteur émérite) à jeter les bases de l’entreprise. «On a un modèle transparent et égalitaire qui a fait notre réputation, explique Thibault.  On sépare tout 50/50 avec les artistes. On s’est fait souvent dire qu’on offrait des contrats trop généreux, mais on y tient!»

Énergie fossile

C4 voit donc le jour avec la découverte de Galaxie 500, «l’une de mes plus grandes fiertés!» lance Thibault, et la production de leur premier album. Cette déflagration est suivie quelques mois plus tard par une autre: le premier disque d’un groupe émergent du nom de… Karkwa. Grâce à un bon pif – et à un cercle d’amis particulièrement talentueux – Thibault a pu compter dès le départ sur une équipe « all star » à laquelle s’ajouteront au fil des années Fred Fortin, les Dales Hawerchuk, For Those About To Love et Gatineau, pour ne mentionner que ceux-là. Tant d’artistes remarquables… qui sont pourtant boudés par les médias de masse.

«Les radios commerciales se foutent des efforts indépendants, fulmine Thibault. Même si nos artistes remplissent des salles, NRJ refuse de les passer! En ville, les radios indépendantes et universitaires aident, mais en région, presque toutes les stations sont la propriété de NRJ alors on est carrément bloqué. C’est vraiment notre mission d’amener la musique alternative en région!»

L’adversaire médiatique est coriace, mais C4 peut néanmoins se targuer de l’avoir déculotté à plusieurs reprises depuis ses débuts, tant en région, en fondant le festival Coup de Grâce Musical de Saint-Prime, qu’en ville, avec l’Autre St-Jean. Thibault croit d’ailleurs que l’avenir des compagnies de disque se situe dans la production d’événements: «On demeure avant tout une maison de disques, mais c’est sûr que c’est plus facile couvrir les frais d’un concert que d’un disque…»

Bref, C4 veut faire exploser les planchers de danse plus que jamais au tournant de ses 10 ans. Pour l’occasion, il faut s’attendre à la grosse affaire au Métropolis: un retour de Band de Garage, des surprises des Dales Hawerchuk, du nouveau matériel exclusif de Gatineau et, bien sûr, à la rentrée montréalaise de Galaxie en Tigre et diesel…Patow!

Les 10 ans de C4 dans le cadre des FrancoFolies
Samedi le 11 juin au Métropolis avec Galaxie, Gatineau, les Dales Hawerchuk et Band de Garage. 21$.

Les billets acheté sur le site de C4 – c4.mu – donnent droit à un album numérique gratuit.
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