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Disques Nouvelles du jour

Yesterday's Ring - Diamonds in the ditch

Yesterday’s Ring – Diamonds in the ditch

Patrice Caron
12 mars 2009

À l’origine un duo, Yesterday’s Ring a évolué jusqu’à devenir un sextet, la musique reflétant cette évolution, passant du country sale des débuts à un rock à saveur country qui emprunte beaucoup plus à l’univers général des membres du groupe que ce que la formation avait fait jusque là.

Difficile de faire abstraction du passé et de l’expérience que les gars cumulent. Et cette fois, ils l’assument totalement, dans la musique, pas juste l’attitude, donnant des inflexions punk et pop à son folk-rock-country, allant même jusqu’à se rapprocher de l’énergie des Sainte-Catherines dans la pièce Moving Back (to Montreal). De là à présumer que ça ne serait pas surprenant que Yesterday’s Ring devienne le seul véhicule des boys dans un avenir pas si lointain, il n’y a qu’un pas. On va se retenir un peu.

2 membres se sont ajouté à la formation et non les moindres, Ryan Battistuzzi (Death Boat, studio Beat Box) et Matthieu Guilbault (Fifth Hour Hero, Mi Amore) et pour l’album, le groupe a invité Malcolm Bauld, Mara Tremblay, Béatrice Martin de Coeur de Pirate, Keith Douglas et Chuck Robertson de Mad Caddies à collaborer, donnant un résultat dont ils peuvent être fiers.

Les compositions sont plus riches, s’appuyant sur une instrumentation plus large, utilisée à bon escient. La présence de morceaux plus up-tempo laisse respirer l’ensemble, fait moins coupage de veines que certains passages de El Rancho, rendant service aux pièces plus souls qui demandent un peu plus de notre attention. Dans l’ensemble, un album ambitieux, qui aspire à se retrouver dans la même ligue que la musique de Bruce Springsteen, Tom Petty ou Lucinda Williams. Ils ont ce qu’il faut mais tout ne dépend pas d’eux. Ils ont fait un très bon album, qui sonne et a ce qui pourrait tenter les amateurs du genre. Le reste, c’est de la business.

Temps dans l’player : 6/7

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