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Disques Nouvelles du jourYesterday’s Ring – Diamonds in the ditchPatrice Caron12 mars 2009
À l’origine un duo, Yesterday’s Ring a évolué jusqu’à devenir un sextet, la musique reflétant cette évolution, passant du country sale des débuts à un rock à saveur country qui emprunte beaucoup plus à l’univers général des membres du groupe que ce que la formation avait fait jusque là. Difficile de faire abstraction du passé et de l’expérience que les gars cumulent. Et cette fois, ils l’assument totalement, dans la musique, pas juste l’attitude, donnant des inflexions punk et pop à son folk-rock-country, allant même jusqu’à se rapprocher de l’énergie des Sainte-Catherines dans la pièce Moving Back (to Montreal). De là à présumer que ça ne serait pas surprenant que Yesterday’s Ring devienne le seul véhicule des boys dans un avenir pas si lointain, il n’y a qu’un pas. On va se retenir un peu. 2 membres se sont ajouté à la formation et non les moindres, Ryan Battistuzzi (Death Boat, studio Beat Box) et Matthieu Guilbault (Fifth Hour Hero, Mi Amore) et pour l’album, le groupe a invité Malcolm Bauld, Mara Tremblay, Béatrice Martin de Coeur de Pirate, Keith Douglas et Chuck Robertson de Mad Caddies à collaborer, donnant un résultat dont ils peuvent être fiers. Les compositions sont plus riches, s’appuyant sur une instrumentation plus large, utilisée à bon escient. La présence de morceaux plus up-tempo laisse respirer l’ensemble, fait moins coupage de veines que certains passages de El Rancho, rendant service aux pièces plus souls qui demandent un peu plus de notre attention. Dans l’ensemble, un album ambitieux, qui aspire à se retrouver dans la même ligue que la musique de Bruce Springsteen, Tom Petty ou Lucinda Williams. Ils ont ce qu’il faut mais tout ne dépend pas d’eux. Ils ont fait un très bon album, qui sonne et a ce qui pourrait tenter les amateurs du genre. Le reste, c’est de la business. Temps dans l’player : 6/7
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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