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BDUne piquante petite brunette – Albert ChartierFrancis Hervieux8 décembre 2008
Éditions Les 400 Coups – Collection [strips] Cet album dirigé de main de maître par Jimmy Beaulieu est un cauchemar d’éditeur: pour parvenir à cette intégrale des strips d’Albert Chartier, il a dû numériser une tonne d’originaux, photostats et photocopies dans des états variables et tenter d’y voir clair dans la chronologie de leurs publications ou créations originales. Mais avec du temps, et l’aide de plusieurs personnes, le résultat final parle de lui-même et mérite toute notre attention. On peut donc enfin lire quelque chose d’Albert Chartier qui ne soit pas issu d’Onésime ou de Séraphin! Ce recueil monumental de strips assez urbains mettant en vedette une jolie demoiselle (au nom changeant de Suzy, Suzette, Elsinore, Zizi ou Kiki, selon l’époque) nous dévoile tout le talent d’un artiste qui semblait voué à l’oubli. Il a fallu l’arrêt de la série Onésime et le décès de Chartier il y a quelques années pour qu’on lui accorde enfin l’importance qu’il méritait. Une belle leçon scénaristique et graphique pour une nouvelle génération de lecteurs et d’illustrateurs qui n’ont pas eu la chance de le connaître! (FH)
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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