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DisquesTim Fite : Fair Ain’t FairAndré Péloquin18 juillet 2008
Anti- L’artiste hétéroclite Tim Fite lance une galette on ne peut plus juste avec Fair Ain’t Fair. Deux ans après le fielleux brûlot hip-hop Over The Counter Culture, le natif de Brooklyn revient à la formule folk en troquant les rimes incendiaires pour des chants quand même plus optimistes. Comme toujours, Fite fait fi des conventions et abonde autant dans le traditionalisme avec The Barber (qui devrait charmer au passage les cowboys appréciant aussi la zizique d’Hank Williams, voire de Lake Of Stew et compagnie) que dans le bizarroïde à la Tom Waits ou encore Man Man (la tonitruante The Names Of All The Animals en est un bon exemple et envoutera les disciples de Devendra Banhart en passant… (vous savez que ce hippie notoire fréquentait jusqu’à tout récemment l’actrice – et joli brin d’femme – Natalie Portman? Ça laisse songeur… comme quoi l’hygiène, c’est franchement surévalué) Bref, sans être l’album le plus épatant de son corpus, Fair Ain’t Fair demeure une sympathique introduction à l’univers de Tim Fite et tiendra compagnie à vos compacts de Buck 65 à merveille. (AP)
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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