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Reportages et entrevues

The Mockin' Birds : un vol Londres-Chicoutimi

The Mockin’ Birds : un vol Londres-Chicoutimi

André Péloquin
18 septembre 2009

L’invasion des rockeurs du Saguenay se poursuit avec The Mockin’ Birds alors que le collectif lance Spread Your Wings, un deuxième album à cheval entre la « british invasion» et la scène rock n’ roll montréalaise.

Est-ce un avantage ou un désavantage d’être situé à Chicoutimi ? D’un côté, vous êtes « loin » de Montréal, voire de Québec, mais – d’un autre côté – vous profitez quand même d’une couverture majeure de la part du Voir de votre coin et de la chaîne Radio-Canada de la région…

En fait, c’est un désavantage et un avantage pour les raisons que tu as toi-même données. Ici, on est le meilleur groupe sans contredit, tandis qu’à Montréal il y a en beaucoup plus. La distance ne représente pas un problème pour nous. On aime la route. De plus, à Chicoutimi les cachets sont beaucoup plus intéressants et on a pratiquement écoulé 1000 albums en 2 semaines ici! À Montréal, ce sont les opportunités qui sont intéressantes. De toute façon ce n’est qu’une question de temps avant que Montréal nous découvre et nous adopte!

Vous avez collaboré avec Domenic Romanelli (un bluesman qui accompagne autant Jonas que Nicolas Ciccone et Ricky Paquette sur scène) pour bosser sur la structure de vos chansons. Comment l’avez-vous déniché ?

C’est lui qui nous a dénichés. Ricky Paquette faisait un show à Chicout’, puis il y avait un jam après. J’ai chanté des tounes des Stones avec lui et Domenic. On a foutu le feu à la place. Après le show, Domenic est venu me voir pour me demander si j’avais un groupe. Moi de répondre que oui, et de lui donner notre adresse Myspace. Il a aimé ce qu’il a entendu et a vu du potentiel en nous. Il nous a offert de nous aider à devenir un meilleur groupe et c’est ce qui est arrivé. Nous sommes montés à Montréal pendant six mois de préproduction et les chansons sont devenues énormes.

Vous avez aussi collaboré avec Ryan Battistuzzi et Hugo Mudie pour réaliser ce compact. Question classique : qu’est-ce qu’ils ont apporté aux Mockin’ Birds qui n’était pas là auparavant ?

Au départ, on voulait travailler avec du monde d’expérience. Ryan a fait plusieurs bons disques avec d’excellents groupes. Son expérience en studio et son avis sur des détails techniques ont été bénéfiques. Même chose pour Hugo qui m’a donné un coup de main au niveau du chant. C’est toujours bon d’avoir une deuxième oreille. De plus, avec L’Écurie, il nous donne des coups de main pour la promo du disque.

Outre les conseils de Romanelli – comme « Stay away from the Stones ! » – c’était quoi le modus operanti derrière cet album ? Un désir de faire différent du premier ? Continuez dans le même sillon ?

On voulait garder notre son rock, mais on voulait aussi aller plus loin dans la composition et la mélodie. On explore également de nouvelles sonorités et de “l’editing” pour ce disque. On a des guitares à l’envers sur “Lève le son”, et même une foire et un éléphant sur “The Best Seat”. On aime encore ça les Stones, mais on préfère maintenant le son des Birds!

À l’écoute du disque, on constate en effet que c’est moins « british » que les pièces de votre premier album. Ça a été un défi d’explorer un son plus contemporain, voire plus personnel ?

Ouais, on voulait sonner “québécois” (rires)! Mais attention on est à des lunes de Kain! C’est bien beau faire du « revival», mais c’est l’fun d’avoir un son plus original. On veut maintenant chanter en français, et sur l’album il y a “Lève le son” que j’adore. C’est de la musique québécoise moderne, le folklorique c’est « out». Pour ce qui est du son « british», c’est nos racines. Tout part de là, maintenant on met tout ça dans notre sac et on fonce dans l’tas.

Justement, “Lève le son” est votre première chanson en français. C’était un défi de tenter une chanson rock dans la langue de Molière?

Ouais, « Lève le son» est un chef-d’œuvre! On ne tente rien avec ça, elle est venue toute seule. On n’avait jamais pensé chanter en français, mais quand on a écrit cette chanson là, on a trouvé notre style en français. Écrire en français c’est pas plus dur qu’en anglais. Nous on aime pas les foutus paroliers qui se pensent poètes parce qu’ils font des rimes ou qui se donnent des accents français. On n’a pas peur de notre accent. « We keep it simple». « Lève le son» a commencé à tourner sur les ondes de quelques radios, on se rend compte que c’est beaucoup plus facile en français. En ce moment, toutes nos nouvelles compositions sont en français. Ça ouvre la porte à de la nouveauté pour nous. C’est aussi excitant pour notre public qui adore cette chanson.

Vous rendez hommage au Who sur votre photo de presse, vous ne niez pas votre amour des Stones lorsqu’on vous interroge sur le sujet. Est-ce que les Mockin’ Birds sont de grands nostalgiques? Serait-ce un trait typique des rockeurs ?

Je crois que tout bon musicien ou rockeur qui se respecte possède un brin de nostalgie. Mais il faut vivre dans le présent et continuer d’innover. On est un groupe qui se tient sur les épaules de géants qui ont cimenté les bases du rock. On continue le rêve. L’important dans tout, ça c’est d’être cool à mort.

Vous êtes déjà sur la route pour promouvoir le disque. Ça se passe bien ? Pas trop de mésaventures ?

La route, c’est le top. On vient de changer notre van et on est prêt à traverser le Québec. Notre groupe c’est comme une famille, on a nos différents, mais avec une bonne communication, tout finit toujours bien. Le band n’a jamais été aussi en santé. Pour ce qui est de mésaventure, à part un petit différent avec un proprio de bar de Saint-Félicien, rien de spécial.

Finalement, pour les Montréalais qui ne vous auraient pas encore vus, à quoi on peut s’attendre d’un show des Mockin’ Birds ?

C’est en show que tu peux totalement comprendre les Mockin’ Birds. On n’a pas besoin de danser, ou de faire des chorégraphies pour que le monde apprécie notre musique. Nous on est cinq musiciens qui chantent. Point. C’est très primitif et très suant. Avec des chansons solides, un look d’enfer, et surtout un public en feu. Le bar est mieux d’avoir une bonne assurance!

Lancement montréalais de Spread Your Wings: 26 septembre au Quai des brumes.

myspace.com/themockinbirds

Photo: Boran Richard

4 commentaires
  • Michel Turcotte
    19 septembre 2009

    Ce band est incroyable!!
    Ils sont à surveiller en 2010!!!
    Album Rock de l’année au GAMQ ???

  • James Staford
    19 septembre 2009

    Best canadian Rock n Roll Band!!!
    I don’t speak french but they kick ass!!
    Calgary loves the Mocking Birds!!
    Js

  • patrick lamoureux
    22 septembre 2009

    ce band passera jamais à l’Orange électrique !

  • Ce band est mieux que d’autres

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