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Reportages et entrevuesThe Gaslight Anthem: Le son américainAlexis Charlebois-Laurin28 juillet 2010
Après la tornade qu’a provoquée la sortie de The ’59 Sound en 2008, Brian Fallon et sa bande sont de retour cet été avec American Slang qui s’est retrouvé au seizième rang du Billboard la semaine de sa sortie. Le groupe n’a pas trop changé la formule pour son troisième album qui pige toujours dans l’héritage musical américain issu de différents horizons. Pourquoi changer une formule gagnante? Entrevue avec le drummer Ben Horowitz qui se la coulait douce à San Jose après une petite visite au musée.
Est-ce qu’il y a une personne qui joue dans un groupe à Osheaga que tu voudrais croiser sur le site ?
Non je n’ai jamais vraiment VOULU rencontrer des gens dans des groupes à moins que se soit une situation où tu les rencontres par hasard. Je pense que c’est embarrassant de dire: «Hey je suis dans ce groupe et toi tu es dans ce groupe alors…soyons ami». Je vais probablement aller voir jouer les groupes que je veux voir et regarder ce qui va arriver. Je voulais tout de même voir Arcade Fire. Je suis déçu qu’ils ne jouent pas le même jour que nous. Qui joue le dimanche ? Weezer, Cat Empire, Sonic Youth, Black Keys, Snoop Dogg…
Je veux tous les voir. Mais je retire ce que j’ai dit, je veux rencontrer Snoop Dogg. Ce serait cool. Il a l’air cool dans son show de téléréalité. Est-ce qu’on peut s’attendre à quelque chose de spécial de votre part? Non, pas vraiment. Ça va juste être un de ces bons vieux shows de rock’n’roll. Ajoutez-vous d’autres instruments des fois en show ou est-ce quelque chose que vous prévoyez faire bientôt ?
L’idée d’avoir du piano, de l’orgue ou un truc du genre n’est pas quelque chose qui m’enchante personnellement parce que ça aurait juste l’air du genre de changement typique qu’un groupe fait au point où nous en sommes. Mais en même temps, il y a quelques chansons dans lesquelles ça sonnerait probablement très bien et Alex Rosamilia, notre guitariste, est en fait un joueur de piano avant d’être un guitariste alors il est très bon. Ce n’est pas encore arrivé, mais je n’écarterais pas la possibilité que ça puisse arriver dans le futur. Puisque tu as grandi dans le New Jersey, donc très près de New York City, j’imagine que tu as une bonne histoire à me raconter à propos du CBGB… Oui ! En fait, j’ai même une bonne histoire reliée au groupe. J’étais dans un groupe avec Alex avant The Gaslight Anthem qui y a joué une fois et pendant la première chanson, je me suis levé la tête et Alex n’était plus sur scène. Il avait glissé en marchant sur une bouteille de bière à l’avant de la scène et il a continué à jouer couché sur le plancher en bas du stage. Il n’a pas arrêté de jouer alors je n’ai pas arrêté de jouer et on a fini la chanson comme ça. J’étais impressionné. Quel est le show le plus dangereux auquel tu as assisté au fil des années ? C’est assez facile de répondre à ça. C’était à l’University of Art à Philadelphie. C’était probablement vers la fin de 1994. The Cro-Mags était supposé faire un reunion show. Ils devaient jouer avec Snapcase et 108 et je crois que H2O ont joué un de leurs premiers spectacles ce soir-là aussi. Alors, le show se déroule normalement, mais à un certain moment, on apprend que les Cro-Mags ne se pointeront pas. Alors, les autres groupes se sont mis à faire des covers des classiques des Cro-Mags. La foule a créé le plus gros wall of death que je n’ai jamais vu! J’avais 15 ans et j’essayais d’éviter les monstres qui étaient là alors le fait que je n’avais jamais rien vu de tel à l’époque en fait l’expérience la plus violente que j’ai vu à un show. Je vais te donner quelques noms et j’aimerais que tu me dises la première chose qui te vient en tête.
Tim Barry ?
Oh man, AVAIL. Ça me rappelle la première fois que j’ai vu AVAIL dans une église au New Jersey en 1996 ou de quoi du genre. C’est encore à ce jour un des meilleurs shows que je n’ai jamais vu. On est en tournée avec lui présentement et on est très content qu’il ait accepté notre invitation. Ça fait un petit bout qu’on le connaît et j’adore ce gars. Joe Sibb ?
WAX, son vieux band. Je pense au vidéo avec le gars en feu. Mike Ness ?
Bad ass ! Il est tellement cool et bad ass en même temps. Je l’ai déjà rencontré et j’ai été très intimidé. On a joué trois spectacles avec Social Distortion en Allemagne et c’était une expérience très l’fun. De jouer et de voir Mike Ness qui regarde ton groupe sur le coté du stage…je n’en revenais juste pas. Tom Gabel ?
Against Me! J’adore Against Me! et ce groupe me rappelle toujours que j’ai fait une tournée en Europe. J’étais dans un autre groupe pour lequel je remplaçais quelqu’un et je voyais toujours des posters d’Against Me! partout alors j’ai acheté Reinventin Axl Rose qui était l’album pour lequel ils faisaient une tournée à l’époque. Pas besoin de te dire que j’ai accroché à cet album. Les paroles et la musique m’avaient vraiment touchée à l’époque. No Idea! en est au trentième re-press du vinyle de Reinventing Axl Rose.
Jesus…rendu à ce point là, je crois que tu dois vraiment le considérer comme un album de punk rock essentiel. Si dans dix ans quelqu’un commence à écouter du punk rock et il DOIT avoir cet album. Ça fait partie de l’histoire de ce genre musical. Quel album t’a le plus influencé entre Forever And Counting de Hot Water Music et l’album éponyme de Bouncing Souls?
J’imagine que je dois dire l’album d’Hot Water Music à cause de l’influence de George Rebelo a eu sur ma façon de jouer du drum. Il a tellement eu un grand rôle à jouer dans l’invention du genre post-hardcore mélodique et l’énergie avec laquelle il jouait est quelque chose que j’ai toujours admiré. Est-ce qu’il y a une période de l’histoire de la musique que tu es déçu de ne pas avoir connue? Oui absolument et j’y pense souvent. Il y en a en fait deux. Des fois je pense que je suis né à la mauvaise époque musicalement parlant. J’aurais vraiment aimé être là vers la fin des années ’50 et débuts ’60 pour voir les genres soul et motown se développer. C’était une période tellement intéressante pour la musique. Puis je suis un très grand fan de Led Zeppelin, probablement mon groupe préféré de tous les temps. Si j’avais pu voir Led Zeppelin à leur début quand Bonham et Plant se sont joints à Page et John Paul Jones pour composer ce qui s’est probablement retrouvé sur leur premier album. Vous allez jouer au show de Jay Leno demain. Es-tu excité ? Es-tu content que ta famille puisse te voir sur un réseau de télévision national?
Je ne sais pas trop. Pour être honnête avec toi ce n’est pas vraiment quelque chose dont je me soucie tant que ça. C’est le fun pour ma famille et que ma mère puisse me voir et qu’elle me croit quand je luis dit ce que je fais et que je me porte bien.
Dimanche 1er août à Osheaga.
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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