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Disques

The Creepshow - Life After Death

The Creepshow – Life After Death

Yanick Klimbo Tremblay
8 novembre 2013

The Creepshow
Life After Death
Stomp Records

J’ai le nombril vert face à ce groupe qu’est The Creepshow et en général, face aux groupes de psychobilly. Mon expérience face au genre, de façon plus globale, se limite à mon expérience avec Reverend Horton Heat, sans plus.  C’est donc avec un regard plutôt vierge que je me suis lancé dans ce groupe franchement enivrant.

J’ai fait mes devoirs face à l’historique du groupe pour me rendre compte qu’ils ont les gallons, l’expérience et, comme bien des formations qui roulent depuis de nombreuses pleines lunes, une bonne dose de changements pour ce qui est des membres de la formation. C’est donc une nouvelle mouture qui se présente sur cet album, le quatrième de The Creepshow. Aux voix, une jolie damoiselle qui répond au nom de Kenda nous offre un souffle bien huilé mais chaleureux grâce aux intonations qu’elle peut insuffler en plus de Sandro, leur nouveau batteur qui tape sur les peaux de façon plus que convenable.

Les harmonies vocales sont bien attrayantes lorsqu’elles sont assimilées avec la voix de Kenda, comme sur Failing Grade où nous pouvons bien apprécier ce sentiment de dualité entre sa douceur féminine et l’impétuosité masculine. Lorsque le rock sort de sa tanière, il est accompagné par la pimpante contrebasse qui résonne à tout rompre sur des titres comme Second Chance et See You In Hell. À quelques reprises, les cadences s’amenuisent pour y aller avec des rythmes beaucoup plus lancinants, l’exemple étant la sensuelle The Devil’s Son où l’on sent un brin de romance imbibée par l’alcool, la fumée opaque de nicotine en plus de l’orgue fringant du Reverend McGinty. Le seul endroit où le groupe m’a perdu un tantinet est sur Last Call. Malgré que ce soit une chanson à boire qui se veut bien appuyée par une voix masculine, l’omniprésence des cuivres m’a fait sortir de l’ambiance plutôt cuir et charme qui dominait depuis le début. Sauf que par la suite, le groupe écrase son mégot, se retrousse les manches tout en redonnant place à Kenda pour reprendre dans le même type de calfeutrage velouté que l’on retrouvait depuis le début de l’album.

À ma grande surprise, je me suis retrouvé à écouter l’album tout au long de la semaine. Est-ce le fait que le tout m’ait amené une certaine fraicheur non-métallique si habituelle de mes soirées? Peut-être mais il reste que ce disque, fort bien produit et qui possède une riche sonorité, demeure un produit vraiment ensorcelant!

4/5

www.facebook.com/TheCreepshowOfficial

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