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Reportages et entrevues

The Brains : la pédale au plancher

The Brains : la pédale au plancher

Philippe McGinnis
16 avril 2013

La formation montréalaise de psychobilly The Brains revient à la charge avec un 6e album, The Monster Within, et démontre que le trio de zombies est en pleine possession de ses moyens et toujours en quête de nouveaux cerveaux à se mettre sous la dent. Tous à l’abri.

Pour la première fois le groupe s’est réuni pendant un mois en studio afin de travailler sur les petits détails qui font la différence, lors de l’enregistrement de ce nouvel album. Et on est toujours plus perfectionniste quand le réalisateur fait aussi partie du groupe comme c’est le cas pour The Brains, avec Rene D La Muerte, chanteur et guitariste depuis les débuts en 2002. Avec Colin the Dead à la contrebasse, qui a écrit la majorité des paroles sur ce nouvel album, et Pat Kadaver à la batterie, lui qui a amené une certaine diversité grâce à ses tambours d’outre-tombe, la formation dispose d’une base bien solide.

Cette fois-ci, The Brains continuent sur leur lancée, celle qui leur a permis de devenir un groupe réputé dans le genre un peu partout à travers le monde, mais surtout en Europe, où le psychobilly est né au début des années 80. Pour les non-initiés, le genre consiste d’un mélange entre le punk (pour la vitesse) et le rockabilly (pour le son de la guitare et de la contrebasse), et qui raconte des histoires d’horreur, les membres eux-mêmes étant pour la plupart des morts-vivants, ce qui donne un aspect théâtral à la chose. The Monster Within n’y fait pas exception, Rene explique: «Le disque est un peu comme un recueil de nouvelles de H.P. Lovecraft où chaque chanson présente l’histoire d’un personnage ignoble dépourvu de sens moral, c’est comme ça qu’on en est venu à trouver le titre». Pour continuer l’hommage à Lovecraft, sur la pochette on y voit Cthulhu, la créature à tête de pieuvre inventé par l’auteur américain en 1926.

Musicalement, The Brains continuent de se surpasser en jouant vite, fort et bien. La guitare de Rene sonne comme une lame de scie, la contrebasse de Colin comme un marteau, et la batterie de Pat comme d’une mitrailleuse. Rajoutez à ça de bonnes mélodies vocales en laissant macérer le tout dans une ambiance des années 50, et vous avez la recette parfaite pour vous crinquer avant de voler une banque et de vous sauver au Mexique dans un char noir avec des flammes peinturées dessus.

Jouer au baseball avec Brian Setzer

Dans le son de The Brains, on retrouve facilement celui des Stray Cats, groupe culte rockabilly de Brian Setzer pendant de nombreuses années. La technique vocale et le timbre de voix de Rene ne sont pas non plus sans rappeler celle de Setzer, et le fait d’avoir pu jouer par un heureux hasard une partie de baseball avec le principal intéressé, est toujours une bonne anecdote à raconter. Les deux en ont profité pour jaser de guitares Gretsch tout en crachant des graines de tournesol. Assez cool ! «Je suis un gros fan de Brian Setzer et il m’a beaucoup influencé, notamment pour la chanson Misery, et je ne m’en cache pas, dit-il. On a fait un peu la même chose avec la pièce Cucaracha in Leather,» qui rappelle Big Sky du groupe texan Reverend Horton Heat, avec qui The Brains a partagé une tournée il y a quelques années et qui sont devenus de bons amis par la suite.

Avec The Brains, on respecte le passé tout en allant vers l’avant, et c’est toute une promenade !

The Brains sera en spectacle pour leur lancement d’album aux Foufs, le 26 avril prochain – dans le cadre du Festival Anachronik -, en compagnie du groupe punk mythique The Mau Mau’s. The Monster Within est disponible dès aujourd’hui.

The Brains

Crédit photo : Roxy Peroxyde

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