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Reportages et entrevuesThe Brains : Cérébral? Non, plutôt viscéral!Kristof G29 avril 2009
Si le groupe psychobilly The Brains était un film de zombies, il serait très certainement Return of the Living Dead. Vous savez? Celui où c’est de cervelles que se nourrissent les zombies, mais aussi celui dans lequel il y a à la fois une bande de punks déjantés et une trame sonore décapante (incluant The Damned, T.S.O.L., 45 Grave et surtout The Cramps). Pas étonnant que ce soit l’un des films de morts-vivants préférés de ce groupe qui rocke pas mal. Par un soir de canicule printanière, BangBang est allé prendre une petite bière au studio « slash » local de pratique du « power trio » de cerveaux. Dès notre arrivée sur les lieux, on dégoupille nos petites « frettes » en zieutant un peu partout, histoire d’en apprendre un peu plus sur ces 3 ex Vulgar Deli, soit le chanteur et guitariste René « D la Muerte » Garcia, le batteur François Demers (aussi connu sous le sobriquet de Franck O’Brains) et du contrebassiste John Isherwood (alias Johnny Montréal). À gauche, de l’équipement, à droite encore plus d’équipement (normal, c’est aussi un studio d’enregistrement), sur les murs des posters des Brains, mais aussi de The Cramps (logique, comme ce sont les premiers psychobillies) mais aussi Venom (!) et Public Enemy (!!). Non, ils ne sont pas barrés! C’est dans ce même local, situé dans le pittoresque quartier Saint-Henri, qu’à été enregistré en décembre 2008 un troisième album éponyme qu’on retrouve dans les bacs depuis à peine une semaine. Première collaboration avec l’étiquette Stomp Records (label pour des groupes de la trempe des Planet Smashers, The Creepshow, Bedouin Soundclash, Ripcordz et bien d’autres), l’album possède un son certes plus « propre », moins « croustillant », mais aussi un mix étincelant et des tempos toujours aussi rentre-dedans et sur lesquels René croone admirablement. Mettons qu’on est plus près du son des Nekromantix que celui de feu Vulgar Deli! NIGHTS OF THE LIVING BRAINS Côté textes, le trio a profité de l’aide de quelques potes, dont Ryan Sticks (ex Rockets Away), qui est aussi responsable des sympathiques capsules « making of » de l’album et qu’on retrouve sur la page YouTube du chanteur. Tournées en noir et blanc (à la Night of the Living Dead!) et accompagnées de commentaires marrants, on apprend notamment que Franck à vécu l’Enfer en enregistrant la batterie avec le « click » en plus d’autres faits dont les origines de The Brains, la profession hivernale de Johnny, sur les mésaventures entourant leur « coffin bass duct tapée » en plus de prestations « live » et encore plus. Très instructif. Évidemment, on ne peut s’empêcher de jaser de films d’horreur avec des gars qui adorent se maquiller en morts-vivants avant de monter sur scène. « Y’a pas un film de zombie that sucks », avance en français l’anglo John, citant au passage des films qu’il a récemment adoré comme Machine Girl et [rec]. De son côté, Franck soutient que « il n’y a rien qui clenche The Exorcist à date en terme de « shock value ». Bon point. Parlant de série B, Dave Don’t (leur réalisateur attitré) s’est inspiré du cinéma trash et sexy de Russ Meyer (Faster Pussycat! Kill! Kill!) pour leur tout nouveau vidéoclip pour la pièce « Gone » disponible sous peu sur le web. C’EST TOUS LES JOURS L’HALLOWEEN On ne s’étonne pas d’apprendre que l’histoire des Brains a débuté le soir de l’Halloween de l’année 2001 et mettait en vedette trois mecs aux cheveux gominés et aux visages barbouillés, qui décidaient de (re)monter sur scène pour faire peur. Car de la scène, ces gars-là en mangent : le Canada, ils l’ont fait plusieurs fois en long et en large et leurs fans – plus nombreux à chaque fois – en redemandent. René soutient que « quand tu vas voir un show, tu veux avoir du fun, (…) avec nous, c’est un party à chaque fois ». Vrai. Comme nos trois lascars sont aussi bruyants que passionnés et motivés, ils ont capté l’attention de Stomp Records pour sortir leur petit dernier: «Il y a une vie avant Stomp et y’a une vie complètement différente après», avoue Franck. Les dates de spectacle s’ajoutent rapidement à leur calendrier, autant ici qu’à l’étranger. C’est justement sur la route – l’an dernier à Victoria en Colombie Brittanique avec le fameux combo psychobilly The Creepshow qu’est venue l’idée d’inviter la chanteuse Sarah « Sin » Blackmore sur le duo « You’re Dead ». Pièce qu’on retrouvera d’ici peu dans « Wet », un jeu vidéo qu’on promet sanglant et conçu ici même par A2M. Sweet! Ces fans de hockey ont également eu une belle surprise durant le 3e match des Canadiens en série : ils ont entendu résonner un extrait de leur pièce « Yeah » dans le Centre Bell! Un autre moment marquant dans la carrière de nos écervelés : leur 2e show avec Rancid et Sick Of It All, au Métropolis («avec 3000 personnes qui chantent « More Brains !»). Gageons qu’avec un album aussi « solide », ce n’est sûrement pas la dernière fois qu’ils joueront devant de telles foules! Après leurs récent passages aux capitales nationales et provinciales (ils ont mis le feu à l’Agité), le trio – qui lance son album ce soir aux Foufounes Électriques – s’en va en tournée du mois de mai jusqu’en juin et des Maritimes aux Rocheuses en passant par le Québec avant de se faire une virée aux États-Unis avec The Creepshow. À go, rockez! Mercredi le 29 avril aux Foufounes Électriques (Avec Mad Sin) Jeudi 7 mai au Café Nord Ouest (Trois Rivières) Vendredi 8 mai au Bunker (Chicoutimi) Samedi 9 mai au Téléphone Rouge (Sherbrooke)
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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