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Le petit tavernierNovembre 2005, j’apparais à Paris. Dans Pigalle, au pub John Courage, avec plusieurs amis, Français ou normaux (haha). Super endroit, un peu chic, velours et steak frites. C’est très beau et chaleureux, mais on est à Paris estie, je vais pas passer toute ma précieuse soirée à UN endroit, avec une bande de bonhommes en plus. Je paie ma part de l’addition (pis je vous dis que c’est jésus-compliqué de démêler ça sur la facture unique que font tous les bars bistrots restos Parisiens. À 2 heures du matin, vous allez avoir un plaisir fou à tenter de savoir qui a bu 5 pintes de telle marque de bière, etc.). Je propose ensuite d’aller au Kata Bar pas loin, supposément un bar gothique (yark), mais qui a l’air cool de l’extérieur. Elbo et Oli viennent avec moi. C’est effectivement un bar de chauves-souris. Y’a une cave, mais on choisit le rez-de-chaussée. Y’a Oli, moi, le barman costumé qui lève le nez sur nous, y’a deux grandes Russes blondes et un stéréotype de pseudo skin/punk à bretelles qui veut péter la gueule à Elbo. Moi j’ai rien vu aller, trop occupé à choisir ma bière entre une Lucifer rousse, une Belzébuth lager et une Satan aux baies sauvages. Le skin/punk essayait de se ramasser les Russesses, et tentait de les impressionner avec un petit chien en balloune comme les clounes font (tu parles d’un dur de dur).Et bien Elbo, toujours à la recherche de nouveaux amis, a tout simplement mis le chien en balloune dans sa bouche (j’ai renoncé à tenter de comprendre les motivations de ce garçon). Et le chien a crevé. Skin/punk pas content. On doit parlementer avec lui longuement, et lui payer un verre de similiabsinthe pour le calmer. C’est très délicat comme situation. On descend à la cave avec notre nouveau pote, pis au bar on trouve des gothiques sympathiques . Comme la place ferme et qu’on a encore soif, Dracula (appelons-le ainsi) suggère une brasserie qui ne ferme jamais. Hop. Le skin/punk achète une canette pour la route dans un des nombreux dépanneurs louches qui restent entrouverts toute la nuit. En marchant et en titubant, on perd Elbo en chemin, et le skin/punk éventuellement. Oli est parti depuis un bout de temps. Il reste Dracula, moi, pis je sais pus qui, un genre de zombie. On arrive à la brasserie. Sympa. Ça fume, ça jase, ça boit. C’est bien beau tout ça, mais j’ai envie d’ailleurs, surtout que Dracula me parle à ça de la face avec son haleine de cadavre. Je marche dans les petites rues de Pigalle, désertes. Je sais à peu près où est mon hôtel, je devrais être correct. Je passe devant une vitrine où y’a de la lumière, et du coin de l’oeil je vois une fille jolie. Hmm…Je reviens sur mes pas et pousse la porte. La fille jolie me prend par le bras. « Comment tu vas mon chéri, tu viens avec moi? Elle m’entraîne au fond de la pièce et tire un rideau écarlate. Elle me fait asseoir en me pelotant gentiment. «Alors, avec la bouche c’est 50 euros, au complet c’est 150 euros. etc.» J’éclate de rire. J’n’ai aucunement l’intention de payer pour de la peau douce. «Écoutez Mademoiselle, je crois que je vais plutôt vous offrir un breuvage au bar.» Elle rit. «Tu veux me payer un BREUVAGE? Hahaha!» Le petit comptoir est à côté de l’entrée. La barmaid me lance, «Alors tu paies un drink à ma copine?? Voilà, c’est 20 euros.» Ouf. Oubliez la conversion en dollars, on s’en fout, mais imaginez que votre vodka-jus d’orange vous coûte $20. En y repensant, je me suis peut-être pas fait avoir tant que ça : il est 4-5 heures du matin, dans Pigalle (au Quartier Général à Paris, les pintes sont 8 euros dans la nuit, soit le double du prix normal). Sauf que la fille commande un deuxième drink, 10 minutes plus tard. Un autre 20 euros pour continuer à jaser. Curieusement, je me rappelle pas du prix de mon BREUVAGE à moi. La fille jolie est partie. Je parle avec le seul autre client, qui est peut-être un pimp, finalement. On fait des blagues, même que je suis un peu trop baveux. Et surtout chanceux. J’aurais nettement pu me faire casser la yeule et voler ma belle froc de cuir.
10 commentaires
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NOUVELLES DU JOUR
CHRONIQUES
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25 mai 2009
super cà mon yeu quelle veillée ordinaire dans le sens que maudit que les filles sont dure à avoir on n est plus dans les années 80 sonny je suis musicien pro dans ce temps là tu avais just a dire salut….
25 mai 2009
p.s. tu es super
25 mai 2009
si tu viens a trois rivieres je te ferai voir nos super bars
10 juin 2009
Les histoires de nuits blanches de Sunny c’est toujours pareil. En plus cette fois ci la soirée termine encore plus plat. Je vais faire autre chose de mon temps, ciao.
10 juin 2009
C’est le fun, Luis, que tu nous entretiennes à propos de ce que tu as envie de faire de ton temps.
Justement, je parlais avec Sunny cette semaine et on se demandait comment tu occupes tes journées. On n’avait pas trouvé de réponse. Vraiment kewl que tu prennes le temps de nous en parler.
11 juin 2009
Luis, moi je ne savais pas qu’on pouvait payer 20 euros pour jaser avec des putes. Sunny t’éduques, point.
19 juin 2009
je suis musicien itou et pis les veillées sont bien plus plattes depuis l’avenement du sida cà a changé la drive mais en meme temps on devient plus spirituel et moins pervers cà été un pas dans la bonne direction mais cà fait des veillées plattes les musiciens asteur c est plus intéressants pour les filles pour un soir encore moins c est tout. Il reste la biere une chance!
19 juin 2009
c est plus intéressant… dans le sens de… ce n’est plus intéressant… pour les filles… ils croient qu’on est tous des gigolos ce qui n’est plus du tout vrai mais bon le passé nous rattrapent… bon, je pense que vous aviez compris..
19 juin 2009
rattrape et non rattrapent maudite biere lol..
19 juin 2009
vive la vertu.Le vrai amour.