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Trois ans après un EP à tangente space rock, le trio montréalais Technical Kidman prépare son premier album complet, dont la sortie est prévue à la fin de l’été. Nouveau son, nouvelles matières de base, nouveau batteur… La surprise devrait être de taille. Bien qu’il existe depuis 1983 et qu’il accueille à chaque année des artistes et des mélomanes de partout dans le monde, le FIMAV existe toujours dans une certaine bulle underground retirée du monde de la musique populaire, de la musique indie, de la musique classique ou même de la musique jazz. Vêtus d’une paire de shorts cargo et de leur plus beau tie-dye, les festivaliers se réunissent donc à chaque année dans la ville des Bois-Francs pour assister à une vingtaine de concert en quatre jours. La programmation du festival a la particularité de couvrir du terrain comme peu de festivals le font, allant du pur noise au free jazz, en passant par la musique contemporaine et le punk rock. Encore davantage que les années précédentes, le festival a offert cette année un programme hétéroclite et surprenant, avec plusieurs valeurs sûres mais aussi quelques paris plus risqués. Critiquer sans filtre, dénoncer sans tabou. Mise en demeure enfonce un troisième clou avec Il pleut des pavés. Un album cuisiné avec des restes de feutrine rouge et mijoté dans la colère. Le Monsieur est un groupe qui est en train de faire son petit bonhomme (moustachu) de chemin dans le milieu musical. Ils disent jouer un mélange de punk et de rock, mais ne considèrent pas ça comme du punk rock, mais plutôt comme du punch rock. Début du premier round ! Il est australien et s’est installé à Québec il y a un an. Pour suivre sa blonde, découvrir une autre culture mais aussi pour se donner le temps d’être musicien. The BCASA fait du punk survitaminé, trippe sur les Teenage Mutant Ninja Turtles et Mortal Kombat, et se prépare à lancer un troisième album en juin prochain qui aura pour titre Fuck You Shredder. Bref, trois gars qui n’ont pas l’air de s’ennuyer au bureau. Die Kassette, Düsseldorf, 4e rendez-vous. La réputation de la ville phare du japonais en exil au pays du spätzel est paradoxale. Les mauvaises langues la traitent de vieille-riche-conservatrice, alors que les autres l’encensent en tant que berceau du Krautrock. La musique urbaine a un nom au Québec : Sarahmée. Son nom de famille ? Ouellet. Oui, c’est la petite sœur de Karim. Mais c’est aussi une rappeuse au son franchement unique et à la force de caractère joliment surdimensionnée. Milz Bäckerei, Marmagen, 3e rancart. Après avoir fricoté avec la jeunesse tendance de la contre-culture urbaine colognoise, b e t a l o v e r s est convié en campagne dans une institution centenaire où croissants et cheveux blancs sont rois. En déménageant à Montréal et en laissant tomber son personnage de Maxos Le Gervoïde et son costume de cowboy en noir, Maxime Gervais est devenu Le héros de la ville, titre qu’il donne à son troisième album. Fini les excuses. Vintage Emde, Köln, 2e date. Le hip-spot de la ville c’est le Belgische Viertel. Il porte le nom de quartier belge à cause de ses rues qui évoquent des provinces ou des villes du pays de la frite. C’est le repère des hipsters, des artistes, de l’art latté et de la contre-culture. Grosso modo c’est notre Mile-End version Cologne. Arty Farty Gallery, Köln, 1ère date. B e t a l o v e r s avec un ‘s’ pour solo, après s’être égaré dans les dédales d’un système de train complexe et de petites rues vicieuses qui ne mènent jamais à l’endroit désiré, se présente au rendez-vous avec une heure de retard. Sa maîtresse de guitare à peine déposée, son manteau encore sur le dos et déjà on lui met une bière en main. Herzlich Wilkomen in Deutschland. |
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