![]() |
Semi-automatiqueMoments en cartonAndré Péloquin14 août 2012
J’étais donc debout, titubant sur un toit, à admirer l’architecture un brin «Far West» de l’immeuble d’en face lorsque j’ai pris conscience du moment, de ce moment : moi, sur un toit, à Val-d’Or, à la pluie battante, alors qu’un étage plus bas, on boit, on rigole, on gueule, on s’entaille l’orteil, on se roule des patins et on fume des clopes dans un appartement qui semble, jusqu’à preuve du contraire, inhabité. C’est, bien sûr, un souvenir éphémère, voire falot, mais qui, des jours après la finale de la vitrine de l’édition 2012 du Festival de la relève indépendante musicale en Abitibi-Témiscamingue (FRIMAT), demeure le plus vibrant de mon périple à Val-d’Or. Cachez ce clip que je ne saurais voir (ou pourquoi le fameux clip de Manu Militari est une oeuvre déterminante)André Péloquin3 juillet 2012
J’ai vraiment essayé… Chercher des heures sur Google. Arpenter les calendriers culturels, ruelles et salles de spectacle de la ville, mais encore et toujours, une idée un peu casse-gueule revenait au galop: « défendre » le fameux clip du rappeur Manu Miltari. Une deuxième pointe de Pouzza Fest!André Péloquin17 mai 2012
Quelques semaines avant le début d’un été ponctué de festivals culturels à qualité variable, le Pouzza Fest revient à la charge et propose une programmation aussi grasse que savoureuse pour les amateurs de punk rock, de ska et d’autres genres musicaux à consommation rapide qui peuvent nuire à votre rythme cardiaque. Comme vous proposer un parcours est un exercice quasi impossible (comme certains concerts sont présentés à guichets fermés, on ne pourra pas toujours voguer d’une salle à l’autre), je vais plutôt vous présenter quelques coups de cœur détonnant des Lagwagon, Bouncing Souls et autres têtes d’affiche. Le rock est un zombieAndré Péloquin12 avril 2012
Le 10 avril dernier, le Journal de Québec publiait un article, ma foi, plutôt surréaliste rapportant la mort du rock, un boycottage systématique du genre musical sur les ondes des radios québécoises et, surtout, les doléances d’une sélection d’artistes du genre qui est, avouons-le, plutôt douteuse. Dans le désert de SXSWAndré Péloquin19 mars 2012
En février dernier, le collègue Mickaël Bergeron lançait une question sur son site personnel : est-ce que le journalisme de région est snobé? La réponse : oui et c’est malheureux. Mais qu’est-ce que le journalisme « de région » au juste? Un journalisme de proximité? Alors, en quoi le média hyper local Rue Masson est-il différent, côté contenu, qu’un journal de quartier? Et si le journalisme de région se veut un genre boniface et badin, où on souligne la moindre prouesse de l’équipe de baseball bantam du coin par exemple, en quoi est-ce si différent de la pléthore d’articles aux points d’exclamation dans le tapis qui accompagne chaque expédition de Planète Québec à South By Southwest? Nous sommes CarlesAndré Péloquin19 février 2012
Parodie pour certains, terrorisme pour d’autres, le blogue Hipster Runoff fascine depuis sa mise en ligne en 2007. Espace animé par Carles, un personnage crée par un blogueur qui – malgré tout l’intérêt suscité par sa création – préfère demeurer anonyme, Hipster Runoff (ou HRF pour les initié(e)s), alterne entre des potins à saveur « indé » (« les filles des Vivian Girls participent à une croisière musicale ! On a les photos en bikini! », etc.) et des épiphanies controversées (Animal Collective est le U2 de la génération Internet). Bien que la blague soit soulignée à gros traits – la plume de Carles allant même jusqu’à tenir du texto -, elle fait tout de même réfléchir. Hipster Runoff est un mal nécessaire, un monstre de Frankenstein créé de toutes pièces par des années de complaisance, de traque du « next big thing » et – comme son nom l’indique – une « glamourisation » d’un style de vie qui n’en est pas un (être un hipster). Des mots qui sonnentAndré Péloquin21 janvier 2012
Frédérick Baron, un auteur-interprète français habitant au Québec depuis des années et qui a autant collaboré avec Catherine Durand que Céline Dion, a bien voulu aborder et décortiquer l’art d’être parolier pour la chronique Semi-Automatique de janvier 2012. Mon album préféré… de tous les temps!André Péloquin18 décembre 2011
Période de l’année obligeant, les médias nous inondent de palmarès et de bilans. Chansons de l’année, personnalités des derniers mois, patati, patata. Bien que l’exercice est parfois assommant, décembre demeure tout de même un mois de constats et c’est pourquoi je vous propose aujourd’hui un palmarès d’une seule position en guise de chronique. Un « top 1 » non pas de 2011, mais de tous les temps. Pour terminer l’année, je vais donc vous casser les oreilles avec mon album préféré : Sumday de Grandaddy. La promotion “émergente” sur le Web (partie 2): dompter la bête…André Péloquin17 novembre 2011
En juillet dernier, je déjeunais avec deux membres de la boîte Turbo Productions pour parler « promo à saveur indé ». Une conversation qui ne devait durer que le temps d’un café a finalement échappé à mon contrôle. De la sueur perlait sur mon front alors que je tapais le verbatim de l’enregistrement. « C’est trop… trop de contenu! Je ne sais plus où couper », me répétais-je. Fidèle à mes habitudes de « slacker », je l’ai jouée « Roi Salomon stylez » en tranchant l’entrevue en deux pour ensuite aborder l’aspect « vidéos promotionnels à 100$ » du collectif. « Ce n’est pas grave! Je poursuivrai avec l’autre moitié lors de ma chronique d’août! », me disais-je. Quatre mois plus tard (oui, j’ai honte), voici enfin la suite de cette chronique fleuve sur la promotion « à saveur indé » avec, en prime, l’intervention de Vanessa Létourneau de Bonsound Promo. Le mot en p…André Péloquin17 octobre 2011
Il est de bon ton de ne pas mentionner certains mots terrifiants ou inconfortables commençant par la lettre « p » lorsqu’on est en bonne compagnie. « Prostitution », par exemple, ou encore « paralysie » et « paranormal ». Pour certains gars de mon âge, le mot « père » fait aussi partie du lot. La promotion “émergente” sur le Web (partie 1): Quelque chose de plus gros…André Péloquin28 juillet 2011
(…) De retour à la maison, vous ne rangez même pas votre guitare. Vous la déposez dans l’entrée. Vous vous laissez choir dans le sofa du salon. Vous fixez le mur. Vous vous demandez ce qui est arrivé. Est-ce que l’endroit choisi était trop grand? Devrais-je chanter en anglais? Vous empruntez des détours. Vous évitez la question: Est-ce que c’est mauvais? Peut-être! Mais peut-être aussi que vous auriez dû faire appel à une compagnie spécialisée dans la promotion d’événement à saveur “alternative”. Ce mois-ci à Semi-automatique, on entame une série de chroniques sur la “promotion émergente” en jasant promo et vidéo avec Turbo Production! So-so-so! Solidarité?André Péloquin16 juin 2011
Drôle d’époque! Au moment où on souligne les anniversaires d’étiquettes alternatives comme Dare To Care et C4, de plus en plus de médias d’ici et d’ailleurs soulignent l’audace d’artistes qui financent leurs créations de pfaçon indépendante (notamment à l’ aide de campagnes caritatives virtuelles propulsées par des sites comme Kickstarter, par exemple). Même que certains artistes et observateurs vont jusqu’à remettre en question l’utilité des labels maintenant qu’ on peut produire un maxi qui a quand même de la gueule à l’aide d’un micro, d’un ordinateur, d’une connexion Internet et de beaucoup de patience. Quoique, du même coup, plusieurs “one hit wonders” et chansonniers coincés dans le septième cercle de l’ Enfer des bistros démontrent aussi qu’un peu d’aiguillage, voire même d’éperonnage, ne peut pas faire de tort. Et s’ il y avait un juste milieu entre l’ indépendance et les maisons de disques? Ce mois-ci, dans le cadre de ma chronique Semi-Automatique, on jase tirelires, coopératives et compagnies! |
LES PLUS CONSULTÉS
|