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Reportages et entrevuesSe frotter la face entre les mamelles du rock : Ed Hardcore rencontre Sunny DuvalEd Hardcore29 janvier 2010
En-d’sous, c’est le récit rock’n’roll que Sunny Duval vient de publier aux éditions Coups de tête. C’est aussi le monde parallèle dans lequel la plupart des bangbangers vivent, en marge de la société, avec différents idéaux, différents buts… Damn ! Chuis don’ bin sérieux pour un lendemain de brosse… Et quelle brosse! Le guitare-héros m’a donné rendez-vous au Bifteck à 21 heures, j’arrive à moins dix, crisse que chuis rendu pro, han ? Avec mon gros bock de rousse, je m’installe devant la game de hockey. Canadiens contre je sais pas qui. Les hommes, au zinc, m’orgardent du coin de l’œil, amusés par le carnet de notes que chuis après noircir pour passer le temps. Sur la tévé, c’est rendu trois à zéro pour l’autre équipe, ils commencent la troisième période — je raconte ça pour ceux que ça intéresse, t’sais. Le coach de l’équipe adverse a l’air louche, il ressemble à un serial killer, mais j’arrive pas à dire lequel, chuis certain qu’il a abusé d’un de ses joueurs. L’arbitre, lui, se cr… Sunny arrive. J’appuie aussitôt sur le piton REC de mon enregistreuse… Nah, je te niaise, j’ai juste pris une coupe de notes, pis il a fallu que je poste les questions au bel homme par courriel tellement j’étais beurré. ED : Sunny, dis-moi, est-ce qu’il y a une différence entre le lancement d’un album pis celui d’un livre? SUNNY : Un disque, ça peut se danser, s’écouter, se voir en spectacle, ou s’écouter en bruit de fond à la maison. Un livre, ça se lit seulement, alors les gens concentrent toute leur attention sur une seule chose, le texte. J’ai hâte de voir leurs réactions. C’est un monde pas mal différent. ED : Dans En-d’sous, tu nous parles de la langue française, de la cocaïne, de Loto-Québec… T’es-tu après nous faire la morale? SUNNY : J’aime dire mon opinion, pas pour partir des débats, plutôt pasque j’ai un point de vue assez « simplicité volontaire » sur la vie, pis je trouve important de le partager. Les débats pis les grands arguments, s’ils se pointent, je m’en vais jouer dehors à la place de participer. ED : J’ai l’impression que t’as un crush sur Montréal, me trompe-je? SUNNY : J’aime Montréal profondément. Pas sûr que je pourrais vivre ailleurs. Peut-être dans le Sud, mais faudrait que je revienne coller ma Vieille Ville de temps en temps. J’aime la beauté de Montréal pour ses ruelles, ses cordes à linge, ses parcs, ses tavernes, ses femmes emmitouflées, mon balcon. En même temps je déteste Montréal pour ses abrutis en Hummers sur Ste-Cath ou en shorts sur St-Denis au mois de mars quand il fait 9 degrés. Toute la marde qu’on essaye de nous faire avaler à la radio, la télé, dans les journaux et magazines, j’en veux pas. J’aime MA vie dans Montréal, pis celle que mes amis se sont inventée. Montréal c’est mon épouse. (J’ai pas souvent l’occasion, mais j’adore la tromper avec Paris). ED : T’as été chroniqueur à La Presse, chez Nightlife Magazine, pis maintenant sur Bang Bang. Si, d’après toi, les gens intelligents parlent moins, ne serais-tu pas niaiseux? SUNNY : Je suis niaiseux oui, mais je parle peu. Les gens parlent beaucoup trop, tout le temps, pour rien, pour la météo, pour redire la même chose pendant 20 minutes. J’aime écrire, pasque je choisis sur le champ le mot que je veux, qui va bien décrire ma pensée, pis après je le laisse aller. Dans la vraie vie, je suis pareil. J’aime parler, mot par mot, en prenant mon temps. Les moulins à paroles m’étourdissent. ED : Finalement, ç’a rien à voir, mais je peux pas passer à côté… Hmm. Sunny, de qu’ossé tu faisais dans l’article sur les hipsters du chum à Bianca Gervais ? SUNNY : J’ai pas du tout compris pourquoi Diaz m’a demandé mon avis sur les hipsters, même si j’en étais un. Me semble que c’est clair que non, quand on me tchèque deux secondes. Y’a toutes sortes de monde pis toutes sortes d’idées, comme disait mon grand-papa, mais esti que cette mode est ridicule. Des grosses lunettes pas de force? Voyons donc ! Je commencerai pas, j’en ai pour deux heures de chialage. Je vais pas te chier une critique d’En-d’sous parce que chuis pas terrible dans le domaine (pis il y a la jolie mademoiselle Jannard qui va s’en charger), mais je vais quand même te dire que c’est un crisse de bon livre. Sunny t’y invite pour aller brosser avec lui pis ses chums Alex Laferraille ou bin Bruce Binaire, il t’amène dans son local de pratique, en pleine nuit, avec les monstres, pour que tu sois témoin de l’enregistrement d’Achigan, il te traîne en tournée avec les Breastfeeders, pis il te fait même grimper sur le stage entre lui pis Joe! En-d’sous par Sunny Duval. Récit, 152 pages. Éditions Coups de tête. Le lancement aura lieu lundi 1er février au Cheval Blanc à 18 heures. Crédit photo : Jean-Philippe Granger
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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30 janvier 2010
Sweeeeeet. 2 Bangbangers sachant rocker pour le prix d’un. Yeah.
19 mai 2010
[...] d’ailleurs de ses influences premières qu’il tient le titre de son dernier opus : « C’est les deux mamelles du rock! J’ai une chanson qui s’appelle de même et quand j’ai regardé mes chansons, je me suis [...]