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Reportages et entrevues

Ralf Wiggum : Les rêves d'un 'tit cul

Ralf Wiggum : Les rêves d’un ‘tit cul

Marc-André Savard
16 novembre 2010

Le Ralph Wiggum qu’on connaît, c’est bien évidemment le personnage des Simpsons qui a le quotient intellectuel d’un géranium. Par contre, le nom du p’tit bonhomme fait aussi référence à un groupe rock formé de quatre gars de Saint-Jean-sur-Richelieu maintenant basés à Montréal. On s’est attablé avec deux d’entre eux autour d’une bière et d’un hot dog pour qu’ils nous parlent de leur premier album.

«J’ai été éduqué par les Simpsons, raconte Philippe Melillo, chanteur, guitariste et instigateur du projet, lorsqu’on le questionne sur l’origine du nom. En plus, au secondaire, j’étais un p’tit gros lunatique alors je m’identifiais à Ralph Wiggum!» Touchant, mais la question des droits de reproduction se pose. «On se protège un peu en écrivant notre nom avec un «f» explique Simon Gosselin (basse). Si jamais on nous demande de changer de nom, ça fera un peu de promo!»

Il y a trois ans, Melillo a commencé à bidouiller seul avec une guitare et un ordi «juste pour le fun et pour réaliser son rêve de ti-cul de faire un show rock». Une démarche naïve qui cadrait bien avec le rondouillet personnage des Simpsons. Pas comme se mettre une clarinette dans le nez, mais pas loin…L’an dernier, d’autres musiciens, dont Jonathan Charette et Pierre-Alexandre Poirier Guay (du Roi Poisson/Lac Estion)  se sont joints à Melillo pour former un «vrai» groupe et donner des concerts dignes de ce nom.

On pourrait s’attendre à ce que Ralf Wiggum compose des pièces comiques qui parlent de chats qui s’appellent Mitaine, mais non. L’apport de Jonathan et Pierre-Alexandre, deux musiciens d’expérience, amène une maturité surprenante pour un si jeune groupe. Les compositions, aux arrangements soignés, sont teintées de mélancolie, à l’image de ce que faisaient les précurseurs du mouvement grunge comme les Pixies. Le tout, exclusivement en anglais. «C’est pas un choix [de langue], mais ça va avec le style, confie Philippe. Du grunge en français, il y a quelque chose qui cloche. En plus, j’suis pas capable d’écrire comme Fred Fortin. J’ai déjà écrit une chanson en français et c’était nul à chier!»

De toute façon, les textes sont secondaires chez Ralph Wiggum, qui préfère créer des atmosphères en reléguant les voix en second plan, à l’image de Malajube. «On est pas un groupe à paroles, explique David. On préfère miser sur l’énergie pour faire passer un bon moment rock

Le premier album est un autre rêve que Melillo est sur le point de concrétiser sous la forme d’un bon vieux disque laser. Un objet qui a de plus en plus de difficulté à trouver preneur. « On espère en vendre beaucoup, c’est sûr, mais l’important est que le monde aime nos concerts. En plus, on se tire dans le pied en offrant aussi l’album en ligne en échange d’une contribution volontaire. Au pire, c’est un projet égocentrique. Dans 20 ans, même s’il me reste des caisses de disques dans mon garde-robe, j’veux pouvoir les montrer et dire que j’ai déjà sorti un disque!»

Lancement du premier album de Ralf Wiggum mardi le 16 novembre 2010 à l’Escogriffe, 21h.
ralfwiggum.com
2 commentaires
  • Jo Guénille
    18 novembre 2010

    Du Grunge en français y a quelque chose qui cloche ??

    deux mots GROS MÉNÉ

    fait comme du monde ça s’peut mon boy.

  • [...] des brumes. Malgré leur drôle de nom, on s’attend à un spectacle intense de Ralf Wiggum (lire le reportage du BangBang à leur sujet) et des Shrimps, gagnants de la 9ième édition du Festi Rock de [...]