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LivresPrison de poupéesAlexis Charlebois-Laurin28 février 2008
Edouard Hardcore Bond C’est un livre vraiment particulier. Unique. Extrême. Les premières pages sont insoutenables. Comme une épreuve initiatique. C’est l’invasion du domicile d’un petit couple 450. La femme est enceinte. Les trois envahisseurs leur administrent les mauvais traitements d’usage sauf que le réalisme des descriptions, des situations et des dialogues rend la lecture éprouvante. Exemple: «quand l’otage chie dans ses culottes, on le lave dans le garage avec la hose.» Puis viennent le deuxième, le troisième, le quatrième chapitre. On s’habitue par la force à cet univers qui passe du cauchemar au film d’horreur, ensorcelé par l’immense talent de EHB. À chaque page, on s’attache de plus en plus à cette voix qu’on entend littéralement sortir du papier, qui nous transporte dans le panier à salade avec une cannibale, nous raconte la fois où Véronique s’est retrouvée dans une chambre de motel avec une bande de motards pas trop appétissants, qui nous susurre des «chérie» à l’oreille entre une double pénétration et une ligne de coke. Je m’en voudrais de passer sous silence la qualité formelle du livre. EHB se livre à un exercice de style porno-trash-gore, dont l’action est livrée comme dans un scénario (incluant la bande-son) et rendue avec un humour cruel et déjanté oui, mais auquel on finit par céder. Et il le fait avec une grande maîtrise. En résumé, la lecture de Prison de poupées est une Expérience avec une majuscule. Vous allez être complètement intoxiqués. Bon trip ou bad trip. Mais (rassure-toi Ed) certainement pas indifférents. Impossible. (Candide Proulx) Le premier chapitre est offert à la lecture en ligne au www.coupsdetete.com
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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