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Reportages et entrevues

Osheaga 2013 - Jour 2 : Une succession de belles surprises

Osheaga 2013 – Jour 2 : Une succession de belles surprises

BangBang
4 août 2013

Par Laurence Lebel et Élise Jetté

Seconde journée sous le soleil pour nous à Osheaga. Malgré les quelques gouttelettes de pluie, nous avons quand même découvert des groupes que nous ne connaissions pas particulièrement. On pense ici à Groenland qui a été une véritable découverte et à We Are Wolves qui était bon de retrouver !

Raine Maida

par Laurence Lebel

La deuxième journée d’Osheaga s’ouvrait cette fois-ci avec Raine Maida, le chanteur du groupe Our Lady Peace, qui fait cavalier seul depuis deux albums. Bien que ses deux albums n’ont pas connu un succès dit commercial, il y avait tout de même une bonne foule devant la Scène de la Rivière. Plusieurs ne connaissaient pas l’artiste, d’autres fredonnaient quelques mélodies et certains s’extasiaient et criaient tout leur amour au chanteur ; une foule assez éclectique, donc ! Raine Maida était accompagné sur scène de sa femme, la chanteuse Chantal Kreviazuk, et de quatre autres musiciens dont un trompettiste qui a su ajouter une bonne couche aux compositions. La foule a eu droit à quelques chansons tirées du premier album, dont «Yellow Brick Road» et «Careful What You Wish For» qui permettent d’ailleurs de constater que Maida n’a pas perdu, ou du moins pas totalement, toute les capacités vocales qu’on lui avait connues  avec son groupe durant les années de l’album Clumsy. Raine Maida nous a aussi offert quelques nouvelles compositions tirées de son album We All Get Lighter dont «Not Done Yet» et en guise de final son hommage à notre ville, sa chanson «Montreal». Durant sa courte demi heure, il a su quand même faire plaisir aux fans invétérés d’Our Lady Peace en interprétant de façon acoustique leur méga succès «Innocent». Au final, Raine Maida a offert une performance intéressante et joviale qui a bien débuté notre journée. On espère maintenant un retour dans une petite salle de Montréal, ville qu’il considère comme sa deuxième maison.

Groenland

par Laurence Lebel

C’est une très bonne foule qui s’était amassée devant la Scène des Arbres et ce malgré l’heure à laquelle Groenland est monté sur la petite scène. Le groupe connaît un bon succès avec son premier album The Chase paru plus tôt cette année. Les gens chantaient en chœur avec la toute belle Sabrina Halde qui était souriante et plus pétillante que jamais.

C’est donc sous un soleil de plomb et avec pas un nuage en vue qu’on a pu se rafraichir avec entre autres «Our Last Shot», «Immune» et «The Things I’ve Done». La performance de Groenland était sans anicroche et vraiment très agréable à regarder. Le groupe ne donne aucunement l’impression d’être un «nouveau» groupe. On sent les années d’expériences qu’ils ont tous derrière la cravate et c’est ce qui fait en sorte que Groenland ira certainement très loin. Un groupe à suivre, définitivement !

Flogging Molly

par Laurence Lebel

C’est avec impatience qu’on attendait le groupe irlandais à saveur punk-trad qui a démarré son set de 45 minutes en trombe avec une succession de ses meilleurs succès dont «Requiem for a Dying Song», «Drunken Lullabies», «The Likes of You Again» et «Whistles the Wind». La bande de Dave King était tout sourire et sautait partout sur la Scène de la Rivière tandis que la foule, elle, dansait à en faire lever la poussière et on voyait même un mosh pit se former au loin. Il va sans dire que King est un homme très charismatique qui aime échanger avec la foule. Il n’était pas rare qu’il lève une canette de Guiness après chacune de ses interprétations en criant un Cheers ou un Tchin-Tchin bien assumé en direction de la foule. À un certain moment, il a même apporté notre attention vers un fan avec un énorme mohawk. Il a dit à la foule que c’était certainement le mohawk le plus épique qu’il avait vu depuis longtemps et qu’il dédiait sa prochaine chanson à ce même garçon. C’est ainsi que nous avons eu droit à «Selfish Man» tiré de l’album Swagger. De fil en aiguille, nous avons appris que leur album Float avait été celui qui avait coûté le plus cher, car il avait été enregistré dans un studio de l’Irlande et que l’alcool avait coulé à flot. Un moment bien cocasse du spectacle. Finalement, Dave King a présenté ses acolytes tour à tour pour terminer avec Bridget Regan qui a débuté son solo de flûte pour la chanson «Devil’s Dance Floor». Et voilà que le party continuait ! Cheers !

Stars

par Laurence Lebel

Si une chose peut être certaine au sujet de Stars, c’est que ce n’est pas un groupe qui assure sur scène. À chacune de nos expériences, le groupe nous a déçu par la qualité de leurs interprétations qui manquait de vigueur. Si le groupe se défend bien sur album, en spectacle c’est tout autre. La voie d’Amy Millan qui est pourtant si belle était à peine perceptible hier sur la Scène de la Montagne. C’était tout le contraire pour son acolyte Torquil Campbell qui se donnait corps et âme pour la foule. Si le spectacle n’était qu’une succession de déception, nous étions tout de même contentes d’entendre les succès «Your Ex-Lover is Dead», «Take Me To the Riot», «Fixed» et «I Don’t Want Your Body». Au final, il manquait beaucoup de «oumpf» à ce spectacle qui ne marquera malheureusement pas les esprits.

Tegan & Sara

par Élise Jetté

Après le manque d’habileté de Stars à offrir une performance live à la hauteur de leurs disques, Tegan Rain Quin et Sara Keirsten Quin étaient carrément à leurs antipodes. Devant une foule compacte, elles ont enchaîné Drove Me Wild et Goodbye, Goodbye parues sur leur plus récent album Heartthrob. Ceux qui, comme nous, sont tombés en amour avec la pop électro rafraichissante et intelligente qui anime le plus récent opus ont été servis avec l’une des pièces les plus entraînantes, I Couldn’t Be Your Friend et l’inévitable Closer. Les amoureux de l’ancienne formule plus folk-rock ont dû se contenter de quelques interprétations qui n’ont pas fait lever la foule. Sans offrir une mise en scène à couper le souffle, les jumelles albertaines ont réussi à faire bouger la masse humaine devant la scène de la Rivière sans problème avec des voix aussi justes et puissantes (sinon plus) que sur Heartthrob. Après un discours sur l’égalité, Macklemore, qui occupait la scène de la Montagne tout de suite après Imagine Dragons a invité Tegan and Sara à se joindre à lui pour l’interprétation de Same Love. Magnifique.

We Are Wolves

par Laurence Lebel

Nos loups préférés étaient de retour à Osheaga pour nous présenter quelques chansons de leur tout nouvel album La Mort Pop Club, dont «Night», «Sun» et «Angel». Armés de leurs panneaux aux visages de loup et d’un collant en guise de masque, Alexander Ortiz, Vincent Lévesque et leur tout nouveau drummeur Pierre-Luc Bégin (du feu groupe Polipe) ont littéralement cassé la baraque et fait bouger la foule pendant un 45 minutes bien serré. Leurs rythmes effrénés à saveur new-wave on suffit pour convaincre la foule de se laisser aller et de danser leur vie le temps de quelques chansons. Ortiz et sa bande nous ont d’ailleurs offert des chansons de tout leur répertoire dont «Paloma», «Fight and Kiss», «Coconut Night» et «Blue». À notre grand désarroi, nos loups n’ont malheureusement pas joué l’unique «Magique». Une prochaine fois peut-être !

Beck

par Élise Jetté

Qui d’autre que Beck peut porter Osheaga comme un gant ? Il a incarné sur scène le parfait exemple de ce qu’est le Festival : une renommée innommable appréciée par tous les types de mélomanes. Après une vingtaine de minutes d’attente, la foule a été servie avec Devil’s Haircut, Black Tambourine et Soul of a Man. Beck a prouvé à tout le monde qu’il maniait le spectacle comme sa propre marionnette en faisant des mash-up de ses propres chansons avec d’autres classiques. On a pu entendre Tainted Love entremêlée avec Modern Guilt et, surtout, Sissyneck mariée avec Billie Jean… le genre de chose qui laisse sans mots. On a été parcourus de frissons lors de la portion acoustique du spectacle durant laquelle on a pu entendre Lost Cause (de l’album Sea Change) et Everybody’s Got to Learn Sometime (de la bande originale de The Eternal Sunshine of The Spotless Mind) ainsi qu’une troisième pièce, Just Noise, issue du livret de partitions publié par Beck l’an dernier (et jamais enregistré). Ceux qui avaient encore de l’énergie se sont époumonés sur Where It’s At en conclusion du concert qui est vraiment loin d’avoir déçu les « vendus d’avance »… et les sceptiques!

Voilà que se termine notre deuxième journée à Osheaga. Les gens sont gentils, l’organisation est bien pensée et tout se déroule à merveille. On s’enligne maintenant pour le dernier sprint !

Frank Turner

Imagine Dragons

Imagine Dragons

Jimmy Eat World

Laurence et Raine Maida = amour

Élise et Raine Maida = Amour

The Breeders

The Breeders

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