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Reportages et entrevues

Osheaga 2013 - Jour 1 : Rien que du beau sous le soleil

Osheaga 2013 – Jour 1 : Rien que du beau sous le soleil

BangBang
3 août 2013

Pour cette huitième édition d’Osheaga, qui affiche sold-out, ce ne sont pas moins de 150 groupes qui se chevaucheront sur les 5 scènes du festival durant trois jours. Pour cette première journée, on appréhendait tout particulièrement l’organisation de la seconde section du site, soit les fameux escaliers reliant les scènes principales aux scènes secondaires. Heureusement, on peut crier victoire, l’organisation a ajouté un second escalier qui permet aux festivaliers de circuler aisément sur le terrain. Il est d’ailleurs très agréable de s’aventurer du côté des scènes Verte et des Arbres pour leur tranquillité, mais surtout pour le lot d’activités proposées et pour l’exposition d’affiches de spectacle. Un détour qui s’impose. Nous avons aussi eu droit à une magnifique journée, malgré le 30% de probabilité d’averses. Une réussite pour cette première journée !

Capital Cities

par Laurence Lebel

Le duo de Las Vegas, connu pour sa pop dansante ouvrait le bal du festival Osheaga. Avec leurs cuivres et synthétiseurs, Ryan Merchant et Sebou Simonian ont su faire danser la foule au son de leur premier album In a Tidal Wave of Mystery. Les gens n’ont pas manqué de chanter leurs succès «Kangourou Court» et «Safe and Sound» qui ont littéralement fait bondir la foule. Capital Cities c’est aussi permis un petit cover très bien interprété de la célèbre chanson «Stayin’ Alive» des Bee Gees. La foule ne s’est pas gênée pour sauter sur place et chanter le refrain à tue-tête. Capital Cities offre une pop vraiment intéressante et très bien jouée. On espère seulement que le groupe saura évoluer et amener ses compositions à un peu plus haut. Le seul petit raté de la prestation a été lors de la finale. Au lieu de terminer sur l’interprétation de «Safe and Sound», ils ont plutôt décidé de faire jouer sur leurs ordinateurs une version remixée de cette même chanson en appelant la foule à lever un morceau de vêtements dans les airs et de le faire tourner. Il était plutôt étrange et surtout triste de voir les gens quitter les devants de la scène en pensant que le spectacle était fini. Le pauvre chanteur s’est ramassé avec très peu de gens pour faire voler ses vêtements ! Reste que Capital Cities aurait bien mérité une plage horaire plus avantageuse, mais malgré l’heure, une grosse foule s’était tout de même amassée devant la Scène de la Rivière pour découvrir ce qu’on espère ne pas être un feu de paille !

Daughter

par Laurence Lebel

Le groupe britannique en était à sa deuxième visite à Montréal. Son précédent passage dans la ville remontait au printemps alors que Daughter affichait sold-out dans le petit Café Campus. On assistait à ce moment à la découverte d’un groupe prometteur. C’est donc muni de ses guitares que la belle Elena Tonra est montée sur scène en compagnie de ses deux autres acolytes. Le trio nous a servi quelques compositions de leur premier album If You Leave. La chanteuse à l’air angélique semblait tout à fait surprise de la foule qui se retrouvait devant elle. Son guitariste a d’ailleurs souligné que lui et les autres membres du groupe ne s’attendaient honnêtement pas à un tel accueil. Durant la courte prestation, le groupe nous a interprété ses plus belles chansons dont «Winter», «Smother», «Tomorrow» et «Youth» en guise de finale. Malgré l’énergie et le charisme du groupe, le son de la Scène de la Montagne laissait malheureusement à désirer. Les haut-parleurs grichaient, le son manquait par moment et le tout ne semblait pas très balancé. Rappelons d’ailleurs que plus tôt en journée, K-OS a quitté cette même scène après une chanson pour cause de mauvais calibrage sonore. Les fans du rappeur pourront cependant se reprendre, ce soir, alors qu’il remplacera Miguel, qui lui devait remplacer, Frank Ocean. C’est la chaise musicale !

Alt-J

par Laurence Lebel

La sensation britannique qui a remporté le Mercury Prize en 2012 ramenait son électro-rock-groove-ambiant (difficile de qualifier exactement Alt-J !) à Montréal. Après deux spectacles à guichets fermés, Alt-J était attendu avec impatience sur la Scène de la Montagne. Après les déboires de K-OS et Daughter, on espérait que le son allait être meilleur pour ce groupe où tout se joue dans la basse. Malheureusement, le son ne semblait pas s’être amélioré et on ratait souvent quelques notes et paroles du chanteur. Alt-J nous a tout de même servi une belle sélection de leur très excellent album An Awesome Wave dont «Tessellate», «(The Ripe & Ruin)», «Breezeblocks», «Fitzpleasure» et la douce «Matilda» que la foule a chantée en chœur avec Joe Newman. La foule était bien heureuse de voir le groupe anglais une scène et plusieurs mains s’élevaient dans les airs pour faire un triangle, symbole du groupe, avec leurs mains. Alt-J était définitivement parmi les groupes les plus attendus de cette huitième édition du festival et on aurait d’ailleurs aimé une plus longue prestation et surtout un meilleur son pour pleinement apprécier toutes les particularités de leurs compositions. Espérons que le groupe reviendra sous peu à Montréal afin que l’on puisse se reprendre pour cette prestation qui nous a laissés ni chaud ni froid.

Jake Bugg

par Élise Jetté

Quand Jake Bugg entre sur scène, vous pourriez facilement vous dire que, du haut de ses 19 ans, il a l’air de l’un des membres de One Direction. Mais lorsque sa voix résonne dans la foule, on jurerait que quelqu’un vient de déposer un vinyle sur la table tournante. Avec une voix mature rappelant les meilleures années de Bob Dylan, Jake Bugg a livré ses compositions avec puissance, paré d’un sourire timide trahissant son jeune âge.

Malgré quelques difficultés techniques avec la transmission du son de la guitare jouée de main de maître, Jake Bugg a envoyé balader tous les plus grands du brit-folk, et ce, seulement en chantant. Il nous a fait lever le poil sur les bras avec un timbre de voix parfait (meilleur encore que sur l’album) lors de son interprétation de «Broken». Il a également confirmé son allégeance à Neil Young avec une prestation touchante «Hey Hey, My My».

Vampire Weekend

par Laurence Lebel

Il aura fallu attendre près de quatre longues années avant de revoir Vampire Weekend sur scène, alors qu’il avait remplacé in extremis les Yeah Yeah Yeahs, eux ayant remplacé les Beastie Boys. Le groupe new-yorkais était donc bien heureux de revenir à Montréal avec une plage horaire bien à eux. Si dans le temps, Vampire Weekend ne semblait pas assez solide sur une grosse scène, c’est bien le contraire qui a été montré au public hier soir. Ezra Koenig et sa bande étaient tout à fait à l’aise sur la Scène de la Rivière et prenait un bon plaisir à faire danser la foule sur ces plus récentes compositions dont «Diane Young», «Step», «Ya Hey». Le groupe a aussi pigé dans son plus vieux matériel avec «Cape Code Kwassa Kwassa», «Holiday», «A-Punk», «Oxford Coma» et en guise de finale la très joyeuse «Walcot». Il était très agréable d’écouter Vampire Weekend sous un soleil de fin de journée avec juste ce qu’il faut de vent frais pour se rafraichir. On espère voir le groupe revenir très rapidement dans une salle près de chez nous !

Beach House

par Laurence Lebel

Si le party était pris du côté des deux grosses scènes principales avec Phoenix et The Cure, du côté de la Scène Verte, c’était tout en douceur qu’on finissait notre soirée avec le duo formé de Alex Scally et de Victoria Legrand. Beach House palliait à l’absence de la chanteuse Azalia Banks, qui était absente pour cause de maladie, en se faisant ajouter une bonne demi-heure à leur prestation. La formation américaine a donc pu servir près de 1h30 de matériel aux spectateurs réunis devant eux. On a pu y entendre quelques chansons tirées entre autres de leur plus récent album Bloom, mais aussi de l’excellent Teen Dream paru en 2010. Il est déplorable cependant que le groupe soit toujours relayé aux plus petites scènes, même si avec les années la Scène Verte et la Scène des Arbres ont gagné en maturité. Il aurait été bien de présenter le groupe et sa pop planante à une plus grosse scène. Reste que le groupe c’est quand même bien débrouillé et que notre première journée d’Osheaga s’est terminée sur une très bonne note.

The Cure

par Élise Jetté

Non, ce n’était sûrement pas leur meilleur concert. Non, ce n’était pas un spectacle d’un grand dynamisme et, bien entendu, on n’y a pas vu les plus dernières innovations en matière de mise en scène. Par contre, quand Robert Smith et sa bande se trouvent à quelques mètres de toi et qu’ils interprètent «Lovesong», «Pictures of You», «Just Like Heaven» ou «Close To Me», il est possible de déceler toutes les raisons de leur présence sur scène. On peut même se permettre de mettre les bémols sur le dos de l’âge : Robert Smith est à une époque de sa vie où il pourrait troquer son rouge à lèvres aux allures gothique pour de la «nourriture molle» de centre pour personnes âgées. La bonne nouvelle, c’est que malgré la monotonie de tout ce qui entourait les pièces musicales interprétées, Robert Smith peut encore chanter de la même voix : on ferme les yeux et on est en 1982.

Voilà que notre première journée se termine. On va se coucher et ensuite hop, en route pour la deuxième journée de couverture du festival Osheaga. Nous vous rapporterons quelques clichés des groupes en prestation et de l’ambiance qui se dégage du festival. Vous pouvez d’ailleurs suivre notre épopée via Instagram en suivant le compte bangbangblog.

À demain !

Encore plus de photos d’Osheaga, par Élise Jetté, qui s’est promenée un peu partout :

Ben Howard

Oberhofer

The Head and The Heart

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