![]() |
DisquesOl’ Savannah – Underneath The Old Red Barn (Indépendant) À l’écoute du premier album de Ol’ Savannah, impossible de ne pas entendre les groupes roots, mélangeant ragtime, bluegrass et country, à la Lake Of Stew, Griffintown Jug Addicts et, du côté franco, Canailles. Les rythmes reviennent en boucles, entre l’harmonica, le lap steel et le banjo, l’accordéon et les guitares. Avec Underneath The Old Red Barn, Ol’ Savannah ne renouvelle pas le genre, mais le maîtrise franchement bien, plongeant tête baissée dans ce foisonnement musical qui réveille à nouveau les oreilles mélomanes depuis quelques temps. Le groupe, qui se décrit comme un band de Moutain Music – Appalachian Folk-core –, n’a pas volé son attribut. On s’y retrouve bien, dans ces montagnes, remontant la côte vers le village, après une journée de labeur dans les champs ou à la mine. C’est précisément ce type de son qu’on veut entendre, après avoir usé ses mains jusqu’à la corde et marché dans de vieilles bottes dont la semelle s’effrite à vue d’œil. Speedy Johnson crache les paroles, tandis que Bartleby J. Budde envoie les notes de son banjo, tout en harmonisant avec Kevin Labchuk, et suivant le rythme imposé par Max Outerbridge à la batterie – sur l’album -, et Chris Byrne à la basse. Un quintette bien installé au coin d’un rang, avec Scott Dunbar qui troque l’accordéon pour gratter la planche à laver avec le groupe. Entre le blues et le folk, se trouve Ol’ Savannah qui nous lance «Won’t Get Drunk No More» et son «Whiskey Stomp». 3,7/5 Ol’Savannah jouera le samedi 16 juin, au Parc des Amériques (coin Rachel et Saint-Laurent) dans le cadre du festival Fringe. Dès 21h et tout juste après Kristen Bussandri (20h) et Burrows (19h).
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire
|
ARCHIVES
|