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Reportages et entrevuesNightwood: Nager dans les mêmes eauxValerie Thérien22 septembre 2009
C’est un roman de Djuna Barnes datant de 1936 qui a inspiré le trio local Nightwood à s’appeler ainsi. Cependant, on doit remonter beaucoup plus loin dans le temps pour l’inspiration derrière le titre de leur premier opus complet, dont le lancement est prévu le 1er octobre. Carta Marina, c’est la plus ancienne carte de la Scandinavie (dessinée au 16e siècle) qui dresse un portrait des peuples terrestres et des animaux sous-marins qui vivaient dans ses eaux à l’époque. « Je me suis mis à m’intéresser à l’imagerie nautique et aux monstres sous-marins », explique Amber Goodwyn, (qui partage les fonctions de chanteuse/guitariste avec sa comparse Erin Ross) quant à cette thématique très présente sur Carta Marina. « J’ai partagé cette passion avec Erin et notre batteur Jeremy MacCuish et ils ont aussi accroché. » «J’ai écris plusieurs autres chansons avec ces thèmes en tête, poursuit Erin. Puis, c’est devenu comme un album-concept. » Sisterwood Le lien qui lie les deux musiciennes est très fort et ça se comprend : Amber et Erin se connaissent depuis près d’une quinzaine d’années. En trio depuis quelques années au sein de Nightwood, elles se voient mal faire de la musique l’une sans l’autre. Leur rock noir rêveur jouit d’une formule qui fonctionne, alors pourquoi la changer? « La dynamique qu’on a est super importante, affirme Amber. Ça serait étrange d’accueillir d’autres musiciens dans le groupe. Pour Erin et moi, c’est devenu une seconde nature de faire de la musique ensemble. » Amber nous explique d’ailleurs qu’il y a plusieurs « sister songs » sur Carta Marina, des chansons qu’elle a composées en réponse aux chansons d’Erin (« Island of Forgetfulness » a été composée après « Sunken Mountains », par example). Comme quoi elles s’inspirent mutuellement et que leur amitié se transpose jusque dans la structure de leur premier disque. « Carta Marina ne s’est pas fait en une fin de semaine, assure Erin. On a pris le temps de faire ça de manière soignée. » Triangle complet N’oublions pas Jeremy, qui « est un élément qui s’ajoute très bien à notre équation, » insiste Amber. Au départ, c’était Eric Lapointe qui apportait du rythme aux deux guitaristes et le groupe avait sorti un premier maxi en 2008 sur son étiquette Grenadine. Après son départ (du groupe, mais aussi du label), Amber et Erin avaient pensé utiliser plusieurs batteurs pour l’enregistrement de l’album complet, mais la dynamique avec Jeremy (qui est aussi du groupe Parlovr) a tellement bien marché qu’il s’est joint aux règnes de façon permanente il y a quelques mois. Amber nous explique que Nightwood est une partie intégrale de leur vie et du fait qu’elle et ses comparses se détachent difficilement de leurs implications sociales. Fondatrice du smutzine Lickety Split, elle fait également partie de l’organisation Head in Hands, qui fait (entres autres) la promotion de l’éducation sexuelle des jeunes. « Montréal est comme une petite communauté, au fond, dit Amber. C’est naturel qu’on s’implique ici et là. Pour ce fait, Nightwood a déjà joué des spectacles-bénéfices pour différentes organisations, tout comme Parlovr. C’est la créativité au profit des changements sociaux. » Nightwood part en tournée au Québec et en Ontario pour faire la promotion de Carta Marina dès la semaine prochaine. Carta Marina sera lancé au Green Room (5386, boul. St-Laurent) le 1er octobre. Photo: Emilie TheVoice
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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30 septembre 2009
Chouette découverte ! Merci pour le tuyau !