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Mixylodian : un jeu d’enfant

Mixylodian : un jeu d’enfant

Valerie Thérien
29 avril 2010

Fin prêt à nous présenter son plus gros projet, Wild in Church, un album-concept qu’il compare à une maîtrise, où tout se lie et se complète, Mikey Wray, le musicien derrière le groupe aux mille collaborateurs, Mixylodian, livre un opus des plus personnels.

« Aujourd’hui, on est six dans Mixylodian, mais on a toujours eu des membres différents. On ne compte plus le nombre de batteurs tellement on en a eu. Je suis le seul membre permanent, » explique le multi-instrumentiste, avant de préciser que ses acolytes sont des êtres qui multiplient leurs projets (le guitariste Alex Cooper est souvent en tournée avec Parlovr; le claviériste Patrick Costello est un dramaturge et bosse pour une compagnie de théâtre, etc.). N’empêche que Mikey a toujours trouvé le moyen pour s’entourer d’amis musiciens pour combler ses besoins.

L’été dernier, puisque lui seul pouvait voyager en Australie pour une tournée, il a joué une quinzaine de spectacles avec ses collègues Aleks and the Ramps en s’accompagnant mutuellement sur scène. Cette aisance à s’ajuster à n’importe quelle formule est primordiale à sa survie, selon le principal intéressé.

« Mixylodian, c’est être confortable à ce que ça soit moi le noyau du projet, affirme Mikey. Je peux jouer avec plein de monde, avec mes amis, ce qui est génial, mais je n’ai pas à dépendre de qui que ce soit pour faire ma musique. Si je veux réaliser quelque chose, c’est moi qui dois le finir. Sur l’album par exemple, si une personne ne pouvait pas enregistrer sa partie, je prenais l’instrument et je m’en chargeais. Quoi que ce soit pour que ça fonctionne. »

Le puzzle électro

Lors de son périple à l’autre bout du monde, Mikey a trouvé aussi la motivation pour enregistrer la moitié des pièces de Wild in Church. Au final, le gravé aura été enregistré sur deux continents, dans quatre studios et mixé par quatre personnes différentes, dont son ami de longue date, Graham Van Pelt (Miracle Fortress, Think About Life, etc.).

Sur ce disque très énergique, les couches de claviers se chevauchent sans relâche dans un environnement électro-pop. La construction des compositions est si complexe que le défi de Mikey était de ne pas y perdre pied. « Quand tu composes seul, une couche après l’autre, chaque partie que tu ajoutes est susceptible de déranger les pièces du puzzle et tu dois tout recommencer, dit-il. C’est pour ça que l’album a pris du temps à paraître, parce qu’il fallait arranger et réarranger les parties. Même vers la fin, lors du mixage avec Graham au Studio Pines, on enlevait des parties entières de claviers ou de voix. »

Un enfant dans les bois

Wild at Church est un de ces albums qui se doivent d’être écouté en continu, puisqu’il n’y a aucun de silence entre les chansons. Le fil conducteur des pièces, ce sont des bouts de conversations de Mikey, enregistré sur des cassettes lorsqu’il était enfant. Comme si le jeune Mikey nous tendait la main et nous guidait tout au long du disque. « J’ai une vingtaine d’heures de ces enregistrements et je les ai toutes écoutées pour trouver les bons moments qui fonctionneraient aux bons endroits. C’est un album très personnel. Je voulais faire quelque chose d’ »ambitieusement personnel ». »

Il en rajoute : « En réalité, ce que j’ai toujours cherché à faire, c’est de créer des sons qui évoluent à travers différents espaces (un studio, un sous-sol, une forêt, le bord de l’eau, etc.). Ces cassettes de mon enfance sont parfaites parce qu’elles ont surtout été enregistrés lors de balades dans la nature avec mon père. Je les ai tellement écoutées que ça m’a inspiré. »

Lancement de Wild in Church le 1er mai au Divan orange avec SS Cardiacs et Cotton Mouth.

myspace.com/mixylodian

Pour télécharger la pièce « Make Me » de Mixylodian, cliquez ici!

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