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Reportages et entrevuesTout a commencé avec un courriel de Simon Lacroix (le, cocréateur des soirées Total Crap, pour ne pas le nommer) nous suggère de couvrir le lancement d’Union of Irreconcilables , le troisième album du duo black métal Menace Ruine. En fouillant un peu, on découvre que les énigmatiques Geneviève (voix, synthétiseur, paroles) et S. (voix, synthétiseur) ont déjà fait couler pas mal d’encre virtuelle sur la toile, à l’aide de leur tonitruant et dissonant black métal, lorgnant vers de l’expérimental. Bien que BangBang ait tenté de faire passer un interrogatoire en règle aux musiciens (par courriel, le projet désirant entretenir le mystère l’entourant). Entrevue plus troublante qu’éclairante… Quels sont vos backgrounds musicaux respectifs? Ce qui vous a poussé à jouer de la musique, vos bands précédents, etc. Geneviève : J’ai commencé à jouer de la guitare classique à 13 ans. Je suis passée à l’électrique à l’aube de ma vingtaine, ce que je regrette un peu aujourd’hui… S. jouait de la basse à l’époque et notre première expérience musicale commune s’est concrétisée en 1996 au sein d’un band « pop bonbon » pendant deux ans. Expérience qui m’a appris principalement que je n’aimais pas jouer dans les groupes, surtout pas faire de shows, que j’aimais plutôt composer et enregistrer la musique, et surtout, que le manque de sincérité pouvait rendre malade. Nous avons donc quitté la ville de Québec afin de ne pas mourir d’ennui et nous nous sommes installés à Montréal. Depuis, nous avons travaillé la musique en duo, à l’abri, sous différentes appellations, jusqu’à ce que l’un de nos projets, que nous décrivions comme du « vegan synth-trash-metal », nous mette sur la piste, dès l’automne 2006, de l’incarnation la plus représentative de notre charge créative et de nos goûts musicaux respectifs : Menace Ruine. Ça nous a aussi réconcilié avec l’idée de faire des spectacles. Quand vous parlez de Menace Ruine à un néophyte, comment vous décrivez-vous? S : Je n’ai jamais décrit Menace Ruine à qui que ce soit. Habituellement, les néophytes se font leur propre idée facilement, dépendamment du chemin qui les aura conduits à nous. Ma mère, qui ne connait ni le métal underground de Tour de garde, ni les bands sur Aurora Borealis et qui n’est pas portée à analyser le contenu visuel, a quand même pu comprendre des choses en entendant la musique. Ça aurait été un peu vain de lui dire que certains sons ressemblent à des drones, que les rythmes martiaux et certains thèmes peuvent rappeler le folk apocalyptique. BB : En quoi l’imagerie gothique complète votre son? S : Les thèmes graphiques et l’aspect de chaque album suggèrent directement l’atmosphère musicale et guident la compréhension des textes. Geneviève : Nous n’empruntons pas aux miniatures de l’Apocalypse ou à l’imagerie alchimique, par exemple, dans un but purement esthétique. Nous puisons notre inspiration directement aux sources et jamais dans la culture gothique. BB : Quels artistes ont changé vos vies? S : Geneviève. Quels sont les groupes avec qui vous rêvez de jouer|tourner? S : En général, je préfère fréquenter des gens agréables et faciles à vivre, critères peut-être incompatibles avec les bands que j’aime écouter. Tourner avec Blasphemy, Satanic Warmaster ou Odal? Non merci. Ceci étant dit, je rêve que Haus Arafna commence à jouer live et nous offre d’ouvrir à leurs concerts. Geneviève : Moi je rêve à mon chat qui me parle de sa nourriture sèche. Artistiquement, qu’est-ce qui vous allume et qu’est-ce qui vous dégoûte? S : Découvrir un artiste ayant une discographie de 48 albums en 10 ans m’excite rarement. L’impression qui me vient est qu’il est probablement trop plein de lui-même ou que son ambition dépasse la qualité du travail. Il y a bien sûr des exceptions, des workaholics inspirés qui ont une démarche rapide et continue, mais je doute qu’il y ait beaucoup de Muslimgauze en ce moment. De nos jours, la surproduction est un phénomène excessivement banal et un piège pour les enfants. Geneviève : J’aime la modestie et la sincérité. L’ironie, le désir d’être partout en polluant les ondes, d’utiliser l’art comme un moyen pour accéder à un réseau social ou d’ajouter à son prestige personnel me répugne. Tout ce qui est fait devrait être nécessaire. Quelle est la suite des choses, votre plan de match? S : Limiter la quantité d’engagements extérieurs pour laisser place à l’inspiration. C’est notre façon de gérer l’équipe.
Lancement de Union or Irreconcilables samedi le 15 mai à la Casa Del Popolo, avec Rei Rea.
4 commentaires
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Depuis l’invention de l’imprimerie, la politique s’est toujours exercée sensiblement de la même manière. Le peuple élit ses représentants et ces derniers gouvernent et prennent des décisions. Depuis le début des temps, les politiciens ont toujours gouverné et cherché à contrôler leur message. La communication s’est faite de façon unidirectionnelle : un émetteur dicte un message ; des millions de récepteurs, passifs, reçoivent ce message et gardent leur réflexions pour eux-mêmes, jusqu’à la prochaine révolution de salon, lors du prochain party de famille ou du prochain BBQ entre amis. C’est l’ère de la communication 1.0. Un parle, tandis que les autres n’ont qu’à écouter.
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6 mai 2010
« Lancement de Union or Irreconcilables samedi le 15 mai aux Katacombes, avec Rei Rea. »
D’après leur « flyer » c’est à la Casa Del Popolo.
6 mai 2010
c’est bizarre comme réponses, sont dans leur colle un peu je pense. une tournée avec satanic warmaster vous revé. continue de rever a ton chat je pense.
6 mai 2010
Salut Enrique, merci de l’info. S nous a contacté, tard dans la nuit, avec le même commentaire. Désolé!
6 mai 2010
Sorry Enrique, du black métal aux Katacombes, je devais être en train de rêver au chat de Geneviève quand j’ai écrit ça.