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Chroniques Tout le monde est ego

Les Rencontres de l’ADISQ

Guillaume Déziel
5 avril 2012

Je suis membre de l’ADISQ. En fait, l’entreprise pour laquelle je travaille est membre de l’ADISQ. Nous sommes membres «non-votants»… Oui. Il y a des membres qui ont le droit de participer à la démocratie et d’autres qui en sont incapables, selon l’ADISQ. Mais bon, ÇA c’est un autre sujet dans lequel je ne veux même pas m’embarquer en ces lignes. Une autre fois, sans doute.

Régulièrement, je reçois, en tant que membre, l’infolettre de l’ADISQ. Dernièrement, leur infolettre m’invitait à participer à leur journée des Rencontres de l’industrie.

Ça fait une bonne dizaine d’années que j’assiste à ces Rencontres. En fait, je ne me souviens pas en avoir manqué une depuis 1999. C’est entre autres grâce à ces Rencontres que j’ai «rencontré» un paquet de gens de cette industrie, gens qui forment aujourd’hui mon réseau. Ironiquement, plusieurs de ces contacts ont choisi au fil du temps de ne plus s’y présenter, faute d’y trouver leur compte. Mais pour moi, malgré tout, c’est l’occasion de revoir des gens que j’apprécie d’année en année; le moment de m’exercer aussi en tant qu’«empêcheur de tourner en rond», peut-être.

Lors de ces Rencontres, j’ai eu l’occasion d’assister trop souvent à des séances de radotage sur les enjeux numériques… 10 années d’observation de problématiques; 10 années sans réellement trouver de solutions réalistes; 10 années à choisir de stopper la vague, plutôt que d’y faire du surf. C’est aussi à ces rencontres que je me suis tapé des «présentations publicitaires» de fournisseurs de services sans intérêt, voire sans aucun charisme. C’est aussi à ces rencontres que j’ai assisté aux premiers balbutiements du (très inutile) projet de loi sur la revente de billets au Québec. Enfin, même si parfois les Journées Infopresse surpassent au cube l’ADISQ en matière d’innovation à l’ère numérique, et ce depuis fort longtemps, il reste qu’on a tout de même ressenti, l’an dernier, le désir des Rencontres à se mettre en «mode interactif», ce qui est non négligeable. Mieux vaut tard que jamais.

Bref, j’ai une relation d’amour et de haine envers les Rencontres. J’aime bien le staff de l’ADISQ (ces filles font leur possible avec un C.A. dichotomique et une direction déconnectée de la réalité du Web). J’y vais aussi à chaque année dans l’espoir de remarquer des changements profonds au sein de notre industrie; des adaptations en fonction des modèles que nous impose la nature même du Web. Tant d’années à espérer, sans rien de concluant…

Mais voilà que «Ô joie !» la programmation des Rencontres de cette édition propose 2 sujets qui m’ont donné l’envie d’y retourner cette année.

Le premier : La présentation «Quelle stratégie numérique pour le Québec ?» par François Macerola, Président et chef de la direction de la SODEC. Pour avoir participé aux diverses consultations de la SODEC sur l’avenir de la culture à l’ère numérique, j’ai bien envie de savoir ce qui arrivera des 20 recommandations qui ont été livrées par la SODEC à la Ministre de la Culture, le 22 novembre dernier (sans compter les 37 autres proposées à la Ministre par le CALQ). Un sujet passionnant, surtout en période pré-électorale !

Le deuxième : Promotion créative 2.0 par Marc-André Laporte, Directeur marketing CISM et auteur de donnetamusique.com. Et oui, vous avez bien entendu le mot «donne» et «musique» dans la même phrase figurant au rang de la programmation des Rencontres! L’ADISQ aurait-elle finalement – 10 ans plus tard – envie d’entendre parler de stratégies de promotion qui respectent les habitudes de consommation de notre marché? J’y serai, bien entendu.

Pas que je tienne absolument à faire du «ADISQ bashing», mais tant qu’à y être, je ne peux m’empêcher, cette fois-ci, de vous faire part des méandres de mon processus d’inscription à l’événement. C’est beau à voir comment l’ADISQ échoue lamentablement la règle des 3 clics avant de me proposer un formulaire PDF à remplir à la mitaine, à scanner et à envoyer par courriel ou télécopieur. Le e-commerce les amis, ça vous dit quelque chose?

Anyways. Je sens que je vais avoir du plaisir ce 5 avril.

À suivre assurément.

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