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Reportages et entrevues

Les Guenilles : C'est pas de la dentelle

Les Guenilles : C’est pas de la dentelle

Philippe McGinnis
9 novembre 2013

Photo : Will Nadeau

Le band de punk rock trash stoner s’apprête à sortir un troisième album à la fin novembre qui a pour titre, Zéro pis une barre, et revient à la charge avec le même son gras et leur manque de finesse. Avec eux, c’est authenticité et spontanéité, what you see is what you get !

Q: À quoi peut-on s’attendre avec le prochain album des Guenilles ?
R: C’est pas mal la même chose, ça crie, c’est fuzzé, c’est pas dansable, ça sacre, c’est crotté, pas mal plus crotté que le premier. On avait mis pas mal d’argent dans le premier, celui-là, pas grand chose, c’est pour ça qui s’appelle Zéro pis une barre, pis la barre je vous laisse deviner c’est quoi. (rires)
On a fait imprimer 400 copies vinyles pour l’occasion, avec une toune extra pour ceux qui l’achètent, et il devrait sortir pour la fin novembre, et le 19 novembre en téléchargement.

Q: Quand est-ce que vous prévoyez faire votre lancement d’album ?
R: On sait pas encore mais sûrement au début décembre, justement pour attendre sa sortie. On aimerait ben ça le faire dans un bar de danseuses. Ce serait le fun de voir les danseuses headbanger !

Q: Comment s’est déroulé l’enregistrement ?
R: On a fait ça avec Jocelyn Gagné (Les Breastfeeders) et son ami Ryan Battistuzzi. Ils ont fait une belle job, on a même mis un échantillonnage. J’ai pris un discours de Michel Chartrand pis j’ai mis ça par-dessus une toune, ça m’a sauvé d’écrire des paroles pour ce bout-là, il y va au toast en crisse Michel, pis à la fin y’a de la Shop Vac pis toute.

Q: Oh, est-ce qu’on peut dire que Les Guenilles font maintenant du spoken word-industriel-syndicaliste ?!?
R: Haha, pas jusque-là, mais on a quand même aussi du thérémine. Moi, j’en ai joué mais je pense pas que c’est moi sur la toune, je pense que c’est Ryan, mais c’est juste que quand t’en vois une traîner à quelque part, tu t’en sers.

Q: J’ai toujours trouvé vos pochettes intéressantes et le côté cru qui s’en dégage. Celle du EP, par exemple, est assez épique. Et celle du nouveau ?
R: Ouais d’ailleurs la photo du EP est une vraie prostituée junkie qui se cherchait du cash. Et une couple de semaines avant, un de mes amis avait dit que ce serait cool que ce soit une pute qui se lave avec une guenille. Ah ouin ? Ben crime on l’a payé 60$ pis on l’a fait.
Pour le nouvel album, on s’est plus forcé, un de mes amis a trouvé un dessin à l’encre sur carton pas loin de la rue Marie-Anne, pis c’est signé Anne-Marie ’68. Il me l’a donné et ça représente le samedi de la matraque qui s’était passé en 1964 à l’occasion de la visite de la reine Élisabeth II à l’Assemblée nationale du Québec, pis ça c’était mal fini. Le dessin est ben cool, t’as les Québécois sur les deux côtés, la police pis Jésus dans le centre.

Q: Est-ce qu’on devrait y voir un côté plus politisé de votre part ?
R: Ah non, on veut pas s’embarquer là-dedans, on écrit sur les choses de la vie qui nous gossent et qui nous appauvrissent.

Q: Pis pour le show à l’Esco, ça va rocker solide !?!
R: Ah ouais, tu peux être sûr !! Les murs vont suinter pis le monde va avoir mal aux oreilles.

Les Guenilles en spectacle dans le cadre de Coup de coeur francophone à l’Esco, avec Protofiev, à 22h, le samedi 9 novembre.

lesguenilles.bandcamp.com

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