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Reportages et entrevues

Mission Coup de Coeur Francophone 2008 - Lyse and the Hot Kitchen

Mission Coup de Coeur Francophone 2008 – Lyse and the Hot Kitchen

Jean-Nicolas Labrie
7 novembre 2008

Lyse and the Hot Kitchen, c’est bien plus qu’un simple groupe de Montréal qui trippe sur les années 60. C’est avant tout la rencontre entre une femme batteuse qui joue debout et le premier guitar hero québécois. Entretien thématique avec la chanteuse (et batteuse!) Lyse Déjêuner.

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La genèse du groupe
«Quand j’ai commencé à jouer de la musique à la suite de mon arrivée à Montréal, j’étais plus dans la scène anglophone. J’ai commencé à chanter en anglais, je faisais du jazz à la Billie Holiday. Mon bagage musical, je le dois à ma formation de majorette et cors de clairons que j’ai suivi quand j’habitais encore dans la région de Québec. J’avais donc une base solide en rythmes, même si le mot «majorette» a toujours eu un sens plus péjoratif… À 18 ans, j’ai laissé tomber ça, sans vraiment vouloir retourner à la musique, parce que je voulais faire du théâtre, du cinéma. Finalement, la musique m’a rattrapée. Quand je suis arrivé à Montréal, j’ai réussi à faire un peu de théâtre et je me tenais avec une gang d’anglophones, on faisait des chansons ensemble.»

La première rencontre avec Arthur Cossette
«Tranquillement, j’ai recommencé à jouer de la batterie, un peu par accident, parce que je ne tenais pas nécessairement à replonger dans mon background de cors et clairons. Au début des années 90, je donnais un petit spectacle au Lion d’Or, je jouais avec Ray Condo, c’était une super belle soirée. Après le show, le contrebassiste voulait me présenter quelqu’un backstage. Le type avait une moustache et de longs cheveux noirs… Il me parlait en anglais, il pensait que j’étais anglophone. Il se cherchait une batteuse comme moi pour son groupe. Juste avec le look qu’il avait, je lui ai dit que ça ne marcherait pas, que je ne jouais pas du rock. Je ne connaissais même pas l’historique du gars qui était là en face de moi, je n’avais aucune idée qui était Arthur Cossette. Je connaissais Les Jaguars mais le nom d’Arthur Cossette, ça ne me disait rien!»

Une complicité musicale qui se développe
«Quelques mois plus tard, je le rencontre une deuxième fois, et là on s’est mis à jaser. Je lui disais que j’étais tannée de faire des petits caméos dans différents groupes et que j’avais hâte d’avoir le mien. Et c’est là que je l’ai invité à venir jouer des tounes avec moi! Mettons que je ne m’étais pas gênée! J’avais trouvé quelques chansons en français que je voulais jouer et chanter, je cherchais des trucs vintage en français qui n’avaient pas encore été débroussaillés. Je lui montrais ces chansons-là, Arthur les connaissait toutes, et il les jouait super bien à la guitare! C’est là que j’ai vraiment commencé à réaliser qui j’avais devant moi, que c’était LE Arthur Cossette. Ça fait une quinzaine d’années qu’on joue ensemble maintenant. On prend ça au jour le jour en ce moment, Arthur est tombé malade dans les premiers temps du groupe, les données ont changé et on a tranquillisé les ardeurs. On travaille quand même sur un album, et même sur un clip, qui sera réalisé par un gros nom de la musique, ici à Montréal!»

www.myspace.com/lyseandthehotkitchen

8 novembre – Divan Orange (Montréal) dans le cadre de Coup de Cœur Francophone
22 novembre – Téléphone Rouge (Sherbrooke)
29 novembre – Mouton Noir (Val-David)

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