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Chroniques Le petit tavernierLe petit tavernier, en tant que petit tavernier professionnel, a vécu une très grande quantité de lendemains de veille, également appelés « gueule de bois » (Pinocchio buvait beaucoup? Ou Geppetto?). Quelles leçons en tire-t-il? Il n’en est pas certain. Certains patachons ont des trucs pour combattre lesdits lendemains. Le sexe, le sommeil, manger une poutine avant le coucher, manger une poutine pour déjeuner, choisir le déjeuner du camionneur au restaurant, boire des jus vitaminés, travailler, faire du sport. Et le grand classique : boire une bière. Ou tout simplement, recommencer à boire. Génial. Encore plus divertissante est la liste de trucs pré-veillées, qui empêchent supposément l’apparition du mal de tête qui viendra au réveil, et chez certaines personnes, le vomissement. Sur cette liste, on retrouve bien sûr boire autant d’eau que d’alcool durant la soirée. Une merveilleuse idée, que les femmes à petites vessies apprécient particulièrement. On entend aussi des gens prétendre que boire des cocktails incluant des jus de fruits sucrées toute la soirée est un truc magique. Bien joué. Les diabétiques vous saluent, en passant. Il y a toujours le fait de manger avant de sortir. C’est sûr que ne pas manger avant de sortir n’est pas la meilleure idée du monde. Mais parfois, on est déjà au bar et on se rend compte que la veillée est commencée, et que le repas n’est pas pris, et que bof, une bière vaut un steak et qu’une cigarette vaut les patates, comme on dit. La palme, dans le domaine de la prévention pré-beuverie, revient à la première personne qui a suggéré l’ingestion d’huile d’olive, une heure avant d’aller au bar. L’huile tapisse supposément votre joli œsophage (dites « œsophage » vingt fois de suite, c’est très plaisant), empêchant ainsi je-sais-pus-trop-quoi de se produire. Aaaaaaamateur. Très drôle, celle-là. Ça tient combien de temps, de l’huile, dans un œsophage où passent quelques litres d’alcool? Je suis curieux. Après toutes ces années de frais breuvages, le petit tavernier subit encore les contrecoups des belles soirées entre amis, accotés au comptoir. Il n’apprendra donc jamais. Il n’a pas vraiment de truc à donner. Jadis, il a essayé la recette de son fameux grand-papa Oric qui consiste à mettre des arachides salées dans son bock, pour les regarder caler au fond, remonter à la surface couvertes de bulles de bière, et re-caler au fond quand les bulles éclatent. Jusqu’à ce que le buveur n’en puisse plus et mange lesdites excellentes arachides. Oric mettait parfois une huître dans sa bière. Le petit tavernier se promet d’essayer ça aussi, éventuellement, en hommage à son fantastique aïeul. Pas de truc de la part du petit tavernier, donc? Il aime beaucoup son propre breuvage, auquel il a donné son nom, le succulent « Sunny Hell », mentionné jadis : une pinte avec trois centimètres de Clamato au fond, mélangé au contenu d’une bouteille de bière et de beaucoup, beaucoup de sauce piquante. Faut qu’ça goûte, comme on dit. Autre invention glorieuse, le « Sunny Love » (prononcer Sunny Loooooooove) : une ou deux onces de pastis dans une pinte, à mélanger au contenu d’une canette de breuvage énergétique et à de l’eau gazéifiée. Mmmmmmmmm! Ces deux breuvages peuvent aider à vaincre les lendemains de veillées. Mais surtout, ils CAUSENT de jolis lendemains de veillées. Cessons de plaisanter, le petit tavernier a, aujourd’hui même, découvert un truc infaillible qui empêche TOUS les lendemains du monde : NE PAS BOIRE! Mais bon, ça intéresse qui?
Un commentaire
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Une huître au fond de ton Sunny Hell, ça doit être succulent.