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Semi-automatiqueCe week-end, des dizaines de « very important persons » critiquaient – souvent pièces par pièces et photos à l’appui ! – les prestations de M vous-savez-quoi sur différents réseaux sociaux à la Facebook et compagnie. En avril dernier, le groupe pop rock américain Moonalice (un collectif de vieux routards réunissant notamment des musiciens de Bob Dylan et de Jefferson Arplane) marquait l’histoire du rock d’un tout petit galet en devenant le premier groupe à « tweeter » un concert. Alors que ces dinosaures se démenaient sur scène, une équipe technique se démenait en coulisse pour capter la performance, compresser et téléverser les chansons pour ensuite les « tweeter » sur le Web. En janvier 2008, Apple dévoilait une application web simulant une flamme de briquet pour les propriétaires d’iPhone qui auraient peur de se brûler les doigts s’ils se retrouvaient dans un concert de Bon Jovi pendant « Bed of Roses ». Si le disque compact se meurt au profit des concerts, pourquoi le public s’éloigne-t-il de plus en plus de l’événement ? Thor Christensen est un journaliste musical de Dallas qui, en plus d’avoir le nom le plus cool de la planète, a tenté de répondre à cette question en interviewant plusieurs artistes à ce sujet. Quelque part entre l’« ego trip » et les thèses maladroites tournant autour de l’existentialisme, un nouveau « buzz word » surgit : le « microboredom ». Le « microboredom » serait cet ennui ressenti entre deux stations de métro ou encore lorsqu’on zieute l’horloge du centre d’appel pour lequel on bosse. Le « microboredom » est un spleen qu’on soulage à l’aide des nouvelles technologies. Le « microboredom » est surtout un terme proposé par Motorola pour une campagne de pub. Dans un contexte plus musical, c’est le « micro-ennui » qui nous pousserait à photographier/texter/tweeter amis, artistes et compagnie pendant cet acte rassembleur qu’est le concert. Ce dernier ne se célèbre plus dans l’immédiateté, mais bien dans la postérité et sur la Toile. Bien sûr, le phénomène n’est ni récent, ni exclusif aux nerds 2.0 (le nombre incalculable d’enregistrements de concerts des Grateful Dead datant d’avant la mise sur pied de l’Internet – et qui circule sur le Web depuis! – en témoigne), mais pour que Roger Waters lui-même avoue à Thor qu’il est agacé de voir « les gens brandir d’horribles petites lumières carrées » pendant ses concerts, c’est que la situation doit s’être foutrement gâté depuis les belles années de Pink Floyd. Un autre truc qui est sûr, c’est que plusieurs y trouvent leur compte. Le mois dernier, U2 offrait un cadeau de taille à ses admirateurs : un concert retransmis gratuitement sur YouTube. Non, non. L’opération marketing n’était pas pour s’assurer que chaque concert à venir de la coûteuse tournée des stades de la planète du quatuor ne fasse salle comble. Que Nenni! Mais bon, l’opération de charme a tout de même aidé Bono et compagnie à récolter plus de 300 millions de dollars en vente de billets et la série de spectacles est loin d’être terminée. La prochaine étape ? Musicor mettra sur pied son propre festival musical. Seulement les abonnés de Vidéotron pourront assister aux concerts… à l’aide de forfaits Illico. On prendra ensuite des photos de nos écrans de télé qu’on mettra ensuite en ligne. Le spectacle sera autant sur scène que dans nos salons. myspace.com/moonalice Pour me rejoindre: redaction arobas bangbangblog point com
5 commentaires
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NOUVELLES DU JOUR
CHRONIQUES
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25 novembre 2009
Je me demande ce que Guy Debord penserait de ça Internet.
25 novembre 2009
Y’a d’la porn sur Internet, il penserait donc que c’est la plus belle merveille de l’Humanité.
25 novembre 2009
Ostie que tu connais ça les auteurs mort toi Péloquin !
26 novembre 2009
Ya encore des groupes qui se donne la peine de donner des spectacles live! Sont tellement 2008
27 novembre 2009
En tous cas, mon dernier show de Roger Waters, croyez-moi, c’était loin d’être micro comme ennui… et ça semblait se passer des deux côté de la scène.