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Reportages et entrevuesLe 25 novembre dernier, 350 musiciens canadiens (allant de Metric à – arg ! – Nickelback) ont envoyé une lettre aux ministres Tony Clement et James Moore afin d’exiger qu’ils apportent des changements au fameux projet de loi C-32 sur la révision de la Loi sur le droit d’auteur. Parmi leur demandes : une « taxe » supplémentaire – entre 2 et 25$ – imposée à la vente de lecteurs MP3 pour compenser la perte de redevances sur support audio qu’ils subissent depuis des années (vous connaissez beaucoup de personnes qui copient toujours de la musique sur des cassettes ou disques vierges ? Moi non plus). Alors qu’un collectif d’artistes québécois hyper médiatisés (dont Marie-Denise Pelletier) leur prêteront main forte ce mardi, le temps d’une visite éclair à Ottawa, BangBang a sondé quelques intervenants de la scène émergente à propos de ce projet de loi. Un carambolage selon Camaromance « C’est faux de croire que, parce que les redevances sont moindres, les artistes émergents ne sont pas aussi impliqués », clame la chanteuse folk Martine « Camaromance » Groulx. « On est tous impliqués ! » Le mot d’ordre est simple pour l’ex présidente de la SOPREF : « Ce qu’il faut faire ? Bloquer ce projet de loi ! » Maintenant membre de l’Alliance pour le soutien à la musique émergente (l’ASME), Martine affirme aussi que cette nouvelle organisation encouragera les artistes plus « underground » à prendre position lorsque confrontés à des problématiques du genre. « On va tenter de mieux les informer afin qu’ils puissent mieux saisir les enjeux de ce genre de situations. On va se tenir au courant! » D’Ottawa à Golden Bombay De son côté, Guillaume Déziel, gérant de Misteur Valaire, critique certaines dispositions du projet de loi qui favoriseraient le retour des verrous numériques (surtout connu sous l’appellation DRM). « En 2005, Sony lançait un CD de Céline Dion avec protection contre le piratage, où même les fans les plus légaux n’avaient pas pu lire leur copie achetée ! », se remémore Déziel tout en mentionnant que, l’année suivante, plusieurs artistes populaires (dont Sarah Mclachlan) se sont publiquement prononcés contre le procédé. « Pour moi, l’utilisation de DRM est non seulement une solution complètement dépassée, elle est aussi symptômatique d’une génération qui tente de contrôler la culture en tant que marchandise… Erreur ! ». Bien que l’heure soit grave, Déziel demeure positif. « J’ai confiance en l’avenir. Il ne faut pas sous-estimer les créateurs. Beaucoup d’entre eux n’ont rien à perdre. Donc tout à gagner », clame-t-il. « Les créateurs qui détiennent aujourd’hui tous leurs droits ont la clé de l’avenir dans leurs mains, puisqu’ils peuvent s’adapter facilement aux chamboulements du Web, voire en profiter », ajoute celui qui a contribué au succès de Misteur Valaire en multipliant les opérations de charme sur la Toile. En attendant ces fameux chamboulements, artistes et médias (émergents ou pas) retiennent leur souffle… et leurs droits. Le projet de loi C-32 en bref: cultureequitable.org/c-32-en-bref
Site de Martine Groulx : camaromance.com Pour en savoir plus sur l’ASME : asme.spacq.qc.ca Guillaume Déziel sur le Web : guillaumedeziel.com
6 commentaires
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ARCHIVES
CHRONIQUES
Depuis l’invention de l’imprimerie, la politique s’est toujours exercée sensiblement de la même manière. Le peuple élit ses représentants et ces derniers gouvernent et prennent des décisions. Depuis le début des temps, les politiciens ont toujours gouverné et cherché à contrôler leur message. La communication s’est faite de façon unidirectionnelle : un émetteur dicte un message ; des millions de récepteurs, passifs, reçoivent ce message et gardent leur réflexions pour eux-mêmes, jusqu’à la prochaine révolution de salon, lors du prochain party de famille ou du prochain BBQ entre amis. C’est l’ère de la communication 1.0. Un parle, tandis que les autres n’ont qu’à écouter.
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30 novembre 2010
Je sais que c’est vraiment court pour une problématique aussi intense (et des intervenants de ce calibre), mais je devais remettre la version papier ce matin. Je vais tenter de pondre une version plus longue sur le Web bientôt, bientôt.
30 novembre 2010
Je travail pour un média radio qui connait toutes les difficultés de son temps soit un rush financier pour un média dit traditionnel.
Bien que nous soyons LE média de diffusion musicale par excellence (excluant le pouvoir du web) nous sommes particulièrement ciblé par des demandes de la SOCAN qui s’occupe des redevences aux artistes. C’est de bonne volonté de rendre les droits aux musiciens mais à force de tirer en leur faveur, les exigences de la SOCAN sont un des facteurs qui pourrait nous rapprocher de la faillite.
Est-ce souhaitable pour les artistes de perdre un média de diffusion?
Gourmandise et Ile de Paques.
Geoffroy
30 novembre 2010
[...] grandit contre le projet de loi C-32 sur la révision de la Loi sur le droit [...]
1 décembre 2010
@Pistov:
Après avoir accusé la SOCAN de vous rapprocher de la faillite, allez vous accuser Hydro-Québec, votre fournisseur de service internet ou même vos fournisseurs généraux du même tort? N’allez pas me dire que vous ignoriez qu’il y a des coûts d’opération pour une entreprise telle que la vôtre. Si vous êtes près de la faillite, faudrait peut-être regarder ailleurs…
Tant qu’à moi, la radio n’est plus LE média de diffusion musicale par excellence. Quand les revenus publicitaires quittent le navire, c’est la panique. Parlez-en au compagnies de disque.
Salut!
1 décembre 2010
Bien que mon point de vue change un peu en sachant que les artistes émergent sont d’accord, je me ferai tout de même l’avocat du diable.
Alors qu’on pouvait affirmer sans peur de se tromper que la majorité des gens qui achetaient des CD vierges il y a quelques années le faisait pour faire des copies de médias divers (musique, films, séries télé, jeux, etc.), je ne crois pas qu’on puisse affirmer avec autant d’assurance que la majorité des gens qui achètent un lecteur MP3 le font pour écouter de la musique piratée. Et c’est pourtant ce qu’on nous dit.
Le problème ici est que trop de gens (incluant des artistes) n’attribuent la diminution des ventes de musique qu’au téléchargement illégal alors qu’il faut ajouter à cela le phénomène iTunes, qui rend beaucoup plus intéressant d’acheter une seule chanson qu’un album (en plus d’avoir diminuer le prix que les consommateurs sont prêts à payer pour de la musique) et le streaming payant. Et les chiffres prouvent le phénomène: http://tinyurl.com/2awevvo.
J’aimerais beaucoup qu’une modification (pourquoi le rejetter complètement?) du projet de loi rende la vie plus facile aux artistes émergents, mais ce n’est pas en imposant une taxe pour redevance sur les lecteur MP3 que ça fonctionnera, selon moi.
2 décembre 2010
@Pas de pitié pour la radio
Imaginons les foudres si j’avais écrit: Pas de pitié pour les artistes.. Heureusement, ce n’est pas ma pensée.
Puisque MusiquePlus/Musimax déroge de sa mission de promouvoir la musique pour faire plus de place aux shows réalité d’artistes déchus où l’on fait plutot dans le décolté de grognasses qu’un contenu musical, c’est maintenant le Canal Vox qui en fait plus selon moi pour les artistes. Ce serait bien triste que ce soit que le web qui diffuse la musique si l’on se moque si facilement de la radio. Seul le média électronique comme diffusion serait fatal à moin que le Publisac se mette à chanter.
-Si vous êtes près de la faillite, faudrait peut-être regarder ailleurs…
C’est précisément ce que nous faisons. Les metteurs en ondes et animateurs sont mis à pied à cause d’une situation que vous semblez bien maitriser. Seul la cotisation à la SOCAN sera coupé en dernier lieu, quand nous couperons le signal.
Nous sommes constament sollicité par des artistes qui nous supplient de diffuser leur musique, devrait-on leur dire de se remmettre en question eux aussi et de changer notre format en radio parlé?
Les artisans de la radio doivent se réorienté et non les artistes?
C’est la panique pour tous mon ami. Qu’ils se rendent à Ottawa en autobus jaune s’il sont si crêve la faim. Moi j’ai perdu des collègues qui ne sont ni protégé par l’UDA ni par aucune association.
Comme au dit au végétaliens, si ce n’était pas de la viande animal comme nourriture nous ne serions pas ici pour en parler.
Demandé donc à Plamondon si la radio ne lui aurait pas donné un certain coup de main pour la diffusion de ses belles paroles.
C’est-tu lui qui a écrit: I wear my Suglasses in the bus? me semble que ca joue à la radio.
Si je m’achète un lecteur mp3 pour écouter strictement du prog scadinave ou de la pop japonaise, Ariane Moffat va-t-elle se faire une cote?