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Délirium PlazaJadis, il était possible de fumer dins bars (oui, oui le jeune). Pour les DJs fumeurs, c’était une époque formidable, car, il faut être honnête, les soirées posté aux lecteurs CD peuvent parfois être très longues. La cigarette devenait ainsi, avec la pinte de rousse, la meilleure amie du DJ — pas mal mieux que le gars chaud qui te prend carrément en otage en te séquestrant dans ta booth. Aussi, la smoke pouvait s’avérer très utile en situation de crise. Je m’explique. C’était à la fin des 90’s, j’étais disc-jockey les vendredis soir au Cabaret l’Artishow à Joliette — pour namedropper une shot, Yanick « Mr. Bonsound » Masse était mon merveilleux boss —, pis ma cabine était aussi grande que le plus petit de tes placards. Donc, un soir où le party est pas mal pogné dans place, l’envie de péter me prend (j’avais probablement, avant mon shift, ingurgité deux pointes mexicaines du Pizza Victoire situé juste en face du bar), et quand je pète, j’empeste piquant en tabarnac ! Comme si je pourrissais de l’intérieur. Jusqu’ici tout va bien. Oké, je suffoque dans mon nuage de caca, mais c’est MON nuage de caca, j’y suis habitué après toutes ces années, même que j’éprouve un certain plaisir malsain à m’orniffler les gaz intestinaux (et une certaine fierté quand je « pète » des scores au niveau de la puissance odorante). Mais voilà qu’une super chick régionale (une de mes nombreuses cousines probablement) se dirige d’un pas décidé vers mon enclos. Eye contact. Terreur ! Il ne faut surtout pas que mes particules de marde s’insinuent dans ses délicates narines, solution : une clope ! Quoi de mieux que la dense fumée d’une Rothman’s pour couvrir le doux parfum de mon pet. Bingo, ça fonctionne, je la charme, et nous fourrerons jusqu’aux aurores. Aujourd’hui, ce genre de subterfuge est impossible à cause de la loi. Et aujourd’hui, j’ai toujours cette tendance à garder mes pires flatulences pour les soirées où chuis DJ. D’ailleurs, je ne fourre p’us et on ne m’adresse pas la parole non plus. Habituellement, on s’approche et on se contente d’une grimace, et la grimace, comme chacun le sait, n’est pas très sympathique (je sais, c’est un jugement de valeur tout à fait subjectif). Bref, la cigarette me manque énormément quand disc-jocke. Aussi, faut-il trouver des pièces qui durent un minimum de cinq minutes pour pouvoir sortir et tôquer sur quelques poffes. Dans le désordre, mes suggestions : Where It’s At de Beck, Lucid Dreams de Franz Ferdinand, Lust For Life d’Iggy Pop, Feel Too Good de The Move (neuf minutes quand même !), The Mexican de Babe Ruth. Entr’autres. Sur ce, si ça te dit de venir m’entendre mixer pis me sentir pèter, chuis à l’Hémisphère Gauche (221, Beaubien Est) les mercredis soirs dès 21 heures, et au Bar Inc. (250, Mont-Royal Est) les jeudis soirs dès 21 heures aussi. J’aime le Jameson en shooter, pis la rousse comme bière. Aussi, chuis pas mal facile à frencher en autant que t’ailles une plotte entre les deux cuisses (j’ai rien contre les tapettes, c’est juste que je refoule encore). Pis si t’as envie que je disc-jocke rock’n’roll à un de tes partys, fais-moi signe ! 6 6 6 Un mot sur la mort du Bang Bang version papier. Je continurai à chroniquer pour le site ouèbe parce que c’est le fun, mais j’aimerais que mon lectorat se manifeste un peu dins commentaires, ça me ferait un bon salaire ça. Faque si tu m’aimes — ou pas — dis-le moi s’il-te-plaît. Moi, je t’aime. Ou pas. http://hardcorettes.blogspot.com
7 commentaires
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NOUVELLES DU JOUR
CHRONIQUES
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12 mars 2009
Tu es de plus en plus smooth dans tes choix de mots ici depuis un tiboutte, j’me trompe?? Vite de même, ca te fait ben. Même si j’aime bien mieux quand tu (me) fais mal. Mais des fois, t’étais too much, pour pas grand chose en bout de phrase.
Faque je t’aime, mais sûrement pluss si tu fesais le DJ d’autres soirs que mercredi-jeudi.
Ciao.
16 mars 2009
Merci la fille. Je te tiens au courant si je diiidjj un aut’soir.
*Erratoume : la pièce de The Move s’intitule en fait Feel Too Good. Faque c’est ça.
17 mars 2009
Encore, tu devrais écrire plus souvent!
19 mars 2009
ben tu le sais déja si je t’aime ou pas.
27 mars 2009
Moé j’aime ca, ya plein d’mots pas propres pis ca s’lis ben. Continue mssieur, ta une graine entre les deux jambes pis j’aime ca lire des mots pas propres a ma job.
31 mars 2009
Merci pour tous ces bons mots, j’en ai les yeux un petit peu plein d’eau.
Pis pour vous ormercier adéquat, je m’en vas vous faire peur avec un nouveau projet total fucked up pour le Bang Bang 3.0 faque watch out !
29 avril 2009
Bon ben le chat sort du placard…
Moi aussi j’ai travaillé dans un booth qui était aussi grand que le plus petit de tes placards. J’avais aussi mes putains de tounes, placées bien en évidence dans mon rack à disques, en cas d’urgence gazeuse. Des tounes que j’étais pas toujours fière de faire jouer, mais aux combien soulageantes! Le Bleu est Noir était tout de même un endroit un peu spécial… J’commençais toujours mon set vers 10pm et j’avais toujours la merveilleuse idée de m’empiffrer de houblon couleur rousse (celle avec un ours dessus), avant, pendant et après. Bref, juste assez pour faire gonfler le haut de mon pantalon et de toujours avoir la mauvaise habitude de me retenir à aller pisser. Les clients se pointait sur le dancefloor et le party commençait à lever toujours au mauvais moment… Mais bon, c’est ça notre job, alors autant pas tout abandonner !
Mais là, juste quand je commençais avoir du fun, y’avait toujours (vers 1:30am) un ostie d’épais qui venait péter ma bulle ! « Heille man, Éric Lapointe est dans le bar, tu devrais faire jouer une toune de lui…», ou bien « J’te paye un shooter si tu me fais jouer la même bonne toune que tantôt, hic..». En tout cas, vous voyez le genre. Eh ben, c’est là que je commençais à avoir des gaz… Des genres de monté de lait, mais à l’envers.
Ce qui était pratique au Bleu est noir, c’est que le bar était assez loin du booth pour que je puisse laisser sortir mes gaz en toute transparence. J’perdais pas de temps à rester sur place et j’espérais toujours que la barmaid se grouille à me servir pour ne pas que personne ne se doute d’où vient la moufette.. Évidemment, j’aimais bien revenir par le même chemin, car y’avait toujours un nouveau passage pour retourner à mon booth… Yeah ! (Merci à La Banquise et à La Maison des Pâtes Fraîches)
Je ne mixe plus depuis déjà 5 ans et je dois avouer que ton papier Ed m’a fait revivre de merveilleux moments que j’ai passé à travailler dans les clubs ! J’ai maintenant une job steady et je dois avouer que je m’ennuie en jériboire.. Même de faire jouer Zombie la mouche, ou de répondre à quelqu’un qui avait réussi à être plus saoul que moi.
J’habite maintenant Québec et j’ai même pas la chance d’être DJ un soir semaine. C’est censé être la Capitale du Rock…. yeah right !
Ne lâche pas ton blog, on t’aime.
Peace !
Dj Nitram