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Reportages et entrevues

Karaoké’s not dead!

Karaoké’s not dead!

Marc-André Savard
18 février 2011

Bien souvent, le mélomane marginal verse une petite larme de déception lorsque le moment vient de choisir une chanson dans le catalogue d’un bar karaoké. Face à une sélection douteuse, on a pas trop le choix de prendre l’exercice au deuxième degré et d’aller s’égosiller sur de la musique populaire… Mais oubliez Marjo et Scorpions, fans de musique discordante montréalais, et reprenez votre honneur au vestiaire: le phénomène du karaoké est maintenant adapté à vos goûts!

Besoin de jouer

Dans le monde du punk rock, le karaoké a fait son entrée en force en 1996 lorsque Eric Melvin (guitariste de NOFX) et d’autres légendes du style se sont réunis sur scène en Californie au court d’un party du jour de l’an. Leur slogan: On joue, vous chantez. Le projet, encore actif aujourd’hui, compte plusieurs tournées et a permis à des centaines de nobodys à tatous de gueuler du Black Flag et autres Misfits.

Ce n’est par contre pas ce succès qui a motivé Joe, bassiste des Breastfeeders, à apporter la formule du karaoké punk rock à l’Esco, là où il travaille comme soundman. « J’ai besoin de jouer, confie-t-il. Le nouvel album des Breastfeeders a pris beaucoup de temps à être complété alors je me demandais vraiment à quoi je servais en ne jouant pas… Je voulais me partir un band de covers de Tom Petty et de vieux rock du genre, mais le projet a pas marché. Je parlais avec Mathieu Beauséjour [DJ à l’Esco et animateur à CISM] et on a décidé de monter un hommage au punk rock des années ’70-80, une sorte de top 40 du genre. Moi à la guitare, lui comme chanteur. Il connaissait déjà toutes les paroles mais on s’est dit que ça serait le fun faire un karaoké. Mathieu va juste chanter si personne de la foule veut le faire… ». Le chanteur en herbe serait fou de ne pas sauter sur le micro car il serait bien entouré; La formation actuelle du punk rock karaoké est complétée par des musiciens aux CVs bien garni: Martin Dupras à la guitare (Scat Rag Boosters), François Bouchard à la basse (ex-Psycho Riders) et Sébastien Paquin à la batterie (l’un des Magic Mirrors de Buddy McNeil).

Joe le riffer

Même si Joe a composé plusieurs chansons en solo (pour un éventuel projet) ainsi qu’une pièce sur le nouveau Breastfeeders, il s’identifie comme un riffer, quelqu’un qui aime davantage apprendre à jouer des chansons que de les composer. On pourrait donc penser que la structure simpliste des vieux hits punk pourrait le laisser sur sa faim, mais non. «C’est embêtant. Une toune comme « Don’t Talk To Me » de GG Allin a l’air ben simple comme ça, mais la structure n’est pas si évidente un coup que tu t’y attardes!»

Le punk rock karaoké se tient tous les lundis à l’Esco et se terminera à la fin mars, mais Joe espère sortir le projet du célèbre sous-sol en pierre. «C’est sûr qu’on veut aller jouer au Saguenay/Lac St-Jean et ailleurs!» précise Joe. Punk rockers de partout en province, vous pouvez donc envahir votre bar local préféré en gueulant «Karaoke’s not dead!»

Le punk rock karaoké de l’Esco sur Facebook
Dans la gueule des jours, le nouvel album des Breastfeeders, en magasin le 8 mars 2011.
3 commentaires
  • Mathieu Beauséjour
    21 février 2011

    Martin Dupras jouais dans les Scat Rag Boosters et non Roosters!

  • André Péloquin
    21 février 2011

    C’est corrigé! Désolé Math!

  • [...] gravitent d’un projet à l’autre depuis une quinzaine d’années. Moi-même, je suis entouré d’un gars des Scat Rag Boosters, d’un gars des Psycho Riders et d’un gars des Breastfeeders da…. Même du côté des nouveaux bands, ça s’essouffle. C’est la même affaire qu’avec Malajube [...]