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Reportages et entrevuesEntouré de son frère, de son cousin et d’amis originaires de sa région natale – Saint-Michel et Saint-Zénon dans Lanaudière -, Jean-Michel Coutu explore, fouille, étire, déchire puis recolle les bases de la musique pop. Pour décrire la musique du groupe Il danse avec les genoux, il faudrait un peu plus de deux mots. Psyché-pop-avec-une-touche-de-punk, avance le chanteur et bassiste Jean-Michel Coutu, ce qui fait instantanément rigoler ses collègues : son cousin Philippe Beauséjour aux percussions, son frère Félix-Antoine Coutu à la batterie, Sébastien Sauvageau à la guitare, Yuki Berthiaume aux claviers et aux chœurs. La jeune fille résume : « On essaie des affaires. » On n’en doute pas, qu’ils essaient des affaires. Du premier EP (La grande chef) au second (Arachno-botanique), sorti en avril dernier, un pas semble avoir été franchi : moins rock, franchement déstabilisant. Le groupe s’est en effet assumé et a mis de l’avant l’expérimentation. Tel que le mentionne Philippe Beauséjour, alias Phil Console (le cousin de Jean-Michel), il est devenu difficile de surprendre le public. « Du côté expérimental, beaucoup de choses ont été faites. Quand ils commencent à écouter une toune expérimentale, les gens se disent que ça va être ça pendant une demi-heure. Même chose pour la pop : t’es tout de suite confortable, et tu sais que ça va durer comme ça pendant deux minutes et demie. » Le leader Jean-Michel Coutu acquiesce puis explique une de ses méthodes : « On essaie de composer des choses qui n’ont pas été entendues cent fois déjà. On y arrive par les sons des instruments, en allant chercher le timbre de chaque instrument, sa texture sonore. » Mais entre pop et expérimentation, il y a plus qu’un refrain et des bruits bizarres. « C’est l’fun de prendre des structures pop et de les étirer, de jouer avec, décrit Jean-Michel. C’est un défi aussi. Je ne trippe pas nécessairement sur le prog, mais j’aime quand la structure d’une chansons n’est pas nécessairement classique, A-B-A-B. » Univers La délicate Yuki s’immisce dans la conversation théorique de ses collègues : « Personnellement, même si j’étudie en musique, la théorie et les structures ne m’intéressent pas beaucoup. Je compose instinctivement. C’est plus dans l’univers qu’on explore et déstabilise. » «On va sûrement sortir un single bientôt, annonce Coutu. Ça va s’appeler Cette chose bouffe ma tête.» La chose en question, c’est un Quetzalcoatl, le dieu toltèque moitié-quetzal, moitié-serpent. Comme dirait France Beaudoin, bienvenue dans l’univers d’Il danse avec les genoux. ildanseaveclesgenoux.bandcamp.com Il danse avec les genoux sera en spectacle le lundi 22 octobre, au Divan Orange, avec la formation rock psychédélique japonaise, Zoobombs. Leamers – groupe formé de membres de Devil Eyes et Crabe – sera aussi de la partie, dès 21h30. Photo : Alexis Melançon
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