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Reportages et entrevues

Heavy MTL - L’intro : The Summer Slaughter Tour

Heavy MTL – L’intro : The Summer Slaughter Tour

Kristof G
10 août 2013

Journée de travail obligeant (c’était heureusement la dernière avant des vacances bien méritées), on a dû manquer les deux premiers groupes. En arrivant au Métropolis vers 16h15, Aeon venait de commencer. Du coup, bien qu’on ne connaissait ces Suédois ni d’Ève ni d’Adam (ni de Satan non plus – ‘scusez là), on arriva tôt car l’ami Klimbo, attrapé sur internet le matin précédent, nous l’avait conseillé vivement. On ne fut pas déçu, évidemment.

AEON

Oh non. Leur death metal tout ce qu’il y a de plus classique (pensez au meilleur de Cannibal Corpse) est suffisamment efficace et rentre-dedans pour donner à n’importe quel métalleux un sérieux mal de cou. De plus, tout plein de breakdowns bien pesants pimentent allègrement le tout. Bref, des compositions joliment décomposées. Fondé par le chanteur Tommy Dahlström et le guitariste Sebastian Nilsson il y a une douzaine d’année, le groupe a déjà fait paraitre un quintette de galettes. On a donc du rattrapage à faire. Tant mieux, on adooooore les découvertes.

REVOCATION

Quelques minutes plus tard (pas l’temps de niaiser, non), Revocation suivait, avec leur amalgame de speed, thrash et de death bien dégorgé, qui rappelait par moment un jeune Megadeth qui aurait pas mal trippé avec les gars de Martyr. Genre. Vous vous doutez qu’on parle de très technique en mode brutal. Du beau boulot de la part du groupe bostonien, qui roule sa bosse depuis 2000.

The Ocean

On a déjà beaucoup aimé The Ocean. C’était avant qu’ils ne décident de ce prendre pour un sous-Tool à la Deftones. À leurs débuts, ce collectif suisse-allemand donnait dans un métal plutôt méchant, qui se situait pas trop loin du Mastodon d’antan (et ce, même dans leurs visuels et imagerie) avant de se post-metal-iser en territoires plus Isis-iens (mais en pas aussi bien). Ouin.

The Ocean

Reste qu’en début de concert, en plus du guitariste assez « jgentlement » qui se prenait pour un gars de Dillinger (lire : qui faisait tournoyer son instrument autour de lui, lorsqu’il n’était pas debout sur ses moniteurs), le chanteur (francophone!) était littéralement en feu. Il a même donné chaud un ti-peu aux gars de la sécurité, en multipliant les bains de foule après avoir  stage-divé et même speaker-divé itou (voir photo ci-dessus). Fun.

Cattle Decapitation

Finalement, le plus puissant et plus intéressant band de death-grind de l’heure, Cattle Decapitation, allait nous en mettre plein la vue et les oreilles pendant leurs 25 petites minutes. Et quelles 25 minutes, les amis. Tellement.

Cattle Decapitation

C’est que leur dernier album, Monolith of Inhumanity (2012), est un petit chef d’œuvre de métal extrême, qui gagne des points d’écoute en écoute. Avec des changements de rythmes et de styles aux quarts de tours, d’impressionnantes pirouettes vocales (comme si Barney de Napalm Death aurait été coaché par Mike Patton), des riffs aussi véhéments que mélodiques (une gracieuseté de Josh Elmore)… de la puissance au cube, quoi.

Cattle Decapitation

Pour une raison non-divulguée, le groupe était accompagné à la basse d’Olivier Pinard de Cryptopsy, qui « leur a sauvé la vie », selon le chanteur Travis Ryan (on peut parier que le leur fut pris aux douanes pour une histoire de casier, comme c’est trop souvent le cas…). Effectivement, une section rythmique sans faille, complété par le balèze et de marbre Dave McGraw derrière le kit. Des brutes ces gars-là.

Cattle Decapitation

Si on n’est pas trop fan de Norma Jean (le metalcore, ce n’est hélas pas notre fort), c’est clair que les virtuoses d’Animals as Leaders allaient flabbergaster l’auditoire jusqu’à plus soif, pas de doute là-dessus (comme en 2011 au Club Soda, lors de leur passage avec BtBaM). Même chose du côté de The Dillinger Escape Plan, qui avait notamment volé la vedette lors du dernier passage de Deftones au Metropolis. Or, on venait de voir Cattle Decapitation, chose. On ne pouvait que quitter illico, repu avec un sourire grand comme ça, étant donné que rien n’allait voler plus haut. Hell no. Et comme on a deux jours complets de métal mur à mur à se taper, aussi bien se garder un peu de jus, yo.

***

Donc oui, tel que prévu, se taper (en partie) le Summer Slaughter tour a bel et bien commencé le Heavy MTL en beauté (et nos vacances du même coup). Demain, on se réjouit d’avance de revoir GWAR (du théâtre gore!), Baroness (du psych rock sludgy et vintage), At the Gates (classique!), Danzig (avec son pote Doyle, un autre ex-Misfits!) et Megadeth (Rust in Peace, y’all!), alors qu’on a bien hâte de voir pour la première fois les rigolos de chez Steel Panther, la chick d’Halestorm, les crinqués de chez Sick of it All, le guitar hero Zakk Wylde et son Black Label Society et le nouveau band de Jason Newsted. Fuck yeah.

2 commentaires
  • adrien64
    10 août 2013

    Sauf que je dernier passage de Deftones au Métropolis était le 3 mars 2013, avec Periphery.

  • [...] à cette délicieuse entrée en matière plus que relevée que fut le passage au Metropolis du Summer Slaughter vendredi soir (selon nos informateurs, la prestation d’Animals as Leaders fut effectivement irréprochable), on [...]

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