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Reportages et entrevuesGeneviève Toupin : L’effet rassembleurValerie Thérien5 novembre 2009
Installée à Montréal depuis 2004, la Franco-Manitobaine Geneviève Toupin se dit fin prête à sortir un premier album éponyme. Intimiste, délicat et envoûtant, son folk en a fait du chemin depuis quelques années. Mis à part le va-et-vient entre le Manitoba et le Québec, la musicienne aux yeux brillants a attiré l’oreille d’un certain Antoine Gratton qui lui a demandé de partager la scène avec lui lors d’une tournée pancanadienne. Une expérience déterminante pour la jeune chanteuse puisqu’elle a su développer son instinct en faisant des spectacles régulièrement et a pu se familiariser avec ses publics potentiels. Geneviève a d’ailleurs « cassé » la totalité des 11 titres de son premier album sur scène l’an dernier. « Ça faisait longtemps que j’étais due pour un album, mais je ne me sentais jamais prête, explique-t-elle. C’est beau de faire un album, mais il faut ensuite défendre ses chansons sur scène. Si t’es tanné de jouer tes tounes après six mois, ben, ça va être long! Je voulais attendre à me sentir prête à assumer cet album-là et de rencontrer les bons collaborateurs ». Elle ajoute que son désir était d’arriver à une zone de confort pour pouvoir trouver d’autres couches, ou de façons d’interpréter ses pièces. Le monde est imparfait C’est à Montréal, Moncton et Morin Heights qu’a été produit le disque par Benoît Morier (du duo Ben & Mimi). Geneviève a réussi à faire un disque à son nom, sa voix, ses compositions, son image et… ses imperfections. « On a voulu le faire le plus possible de façon analogique, de s’éloigner un peu des ordinateurs, explique-t-elle. On a enregistré sur bobines et cassettes et le mix a vraiment été fait à la main. On a gardé ça plus old school pour garder une certaine chaleur. On voulait ainsi aussi assumer les imperfections d’une telle méthode. On ne voulait pas rendre ça trop léché, ce qui est facile à faire aujourd’hui avec la technologie. On cherche la perfection, mais moi je préfère que ça sonne un peu croche, mais qu’il y ait clairement quelque chose qui passe. » Les bonnes rencontres Lancement de l’album éponyme de Geneviève Toupin le mercredi 11 novembre dès 13h30 au Bistro In Vivo enc ompagnie d’Amylie et Les Surveillantes. Une présentation de Coup de coeur francophone. Puis, toujours le 11 novembre et toujours dans le cadre de Coup de coeur francophone, au Cabaret Juste pour rire dès 20h en compagnie de Luc De Larochellière.
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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