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Reportages et entrevuesFrank Turner : entre “The Boss” et T.S. Elliot…Alexis Charlebois-Laurin26 janvier 2010
Figure de plus en plus importante dans la lignée des anciens punks qui ont décidé d’afficher au grand jour leur passion pour le folk et Bruce Springsteen, Frank Turner va nous faire l’honneur de quitter son Royaume-Uni pour nous servir un show intime en sol montréalais. Ça, c’est avant de partir en tournée avec Flogging Molly et de conquérir le monde. Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous aura pas averti. Est-ce que tu trouves que jouer de la musique est plus excitant que jamais? Être en tournée est très excitant. Au Royaume-Uni et en Europe, je joue devant de grosses foules. Ailleurs, les gens commencent à porter attention à ce que je fais. C’est incroyable ! Je visite plein de nouveaux endroits. Pour ce qui est d’écrire du nouveau matériel, j’ai l’impression que je dois me « challenger » d’avantage aujourd’hui parce que les albums que j’ai fait jusqu’à présent ont connu un certain succès. Alors, euh, en gros, la réponse est oui! Maintenant que tout semble pratiquement possible pour toi, quel serait le groupe/artiste qui te ferait sauter sur ton lit et crier de joie si tu recevais un appel te demandant de partir en tournée avec eux ? Oh il y en a plusieurs! Neil Young, Bruce Springsteen… un de ces deux-là et je commence pas mal à pleurer drette là. Il y a plusieurs groupes avec qui j’aimerais partir en tournée. Pas juste de vieilles légendes comme ces gars-là. J’espère avoir l’opportunité de faires quelques shows avec The Weakerthans à un moment donné. C’est un de mes groupes préférés. Quand tu regardes ta liste de shows à venir, as-tu l’impression d’avoir perdu le contrôle de ta vie ? Des fois, c’est certain. Je ne « bookes » plus mes shows au jour le jour, mais j’ai une grande implication dans l’ensemble de l’organisation : où je jouerai, quand et pourquoi. Puis, en générale, j’aime la vie de tournée car c’est un mode de vie qui me permet d’être très autonome. Une des chansons de ton nouvel album s’intitule « Journey Of The Magi ». C’est au moins ta deuxième référence au poète T.S. Eliot dans le titre d’une de tes chansons. Comment as-tu découvert son œuvre? As-tu lu beaucoup de ses livres? Mon père m’a introduit à sa poésie il y a plusieurs années. J’aime aussi Philip Larkin et, plus récemment, W.H. Auden. Des poètes incroyables. Je ne considère pas ce que j’écris comme étant de la poésie à l’état pur. C’est seulement des paroles qui accompagnent ma musique, Pour revenir à Eliot, j’ai lu toute ses œuvres en plus d’une biographie. Disons que je suis un peu fan ! « Live Fast, Die Old ». C’est le titre de la première pièce sur ton album. C’est pas mal à l’opposé de la fameuse devise punk rock ‘n roll. De plus, tu y chantes «We can never sell out ‘cause we never bought in». À quel moment un artiste «buy in» ? J’ai atteint un point dans ma vie où je suis content de ce que je fais et de la façon dont je le fais. Je n’ai plus 19 ans, mais pourquoi devrais-je arrêter de faire de la musique juste parce qu’un cliché dit que je suis trop vieux? Pour ce qui est de l’histoire du «buy in» j’imagine que je dénonce seulement lafaçon dont certaines personnes de la scène punk rejettent presqu’instinctivement toute forme de succès. Ce qui est, pour moi, cave en crisse ! Détestez quelque chose parce que c’est mauvais, pas parce que ça a du succès ! « Thatcher Fucked the Kids ». Je trouve que c’est un titre de chanson extraordinaire. Crois-tu que l’influence de Margaret sera perçue encore longtemps au Royaume-Uni? Évidemment ! Elle a eu un énorme impact sur mon pays. Je ne pense pas qu’elle n’ait fait que du mauvais, mais certaines des choses qu’elle a faites, et la façon dont elle les a faites, ont eues un impact très négatif. L’autre point de cette chanson est que plusieurs des décisions prises par des politiciens ne peuvent seulement être jugées qu’une génération plus tard. L’impact n’est pas immédiat. Tu as un diplôme en histoire. Quelle est la période historique que tu as préférée étudiée et que tu regardes peut-être encore de prè ? Crois-tu que notre période sera intéressante à étudier dans quelques siècles? Je me suis spécialisé dans la période de l’entre-deux-guerres en Europe (1919-1939) que je trouve toujours fascinante, mais depuis je me suis intéressé à plusieurs autres périodes. La Guerre froide me fascine particulièrement. Puis j’ai récemment lu un tas de livres à propos du l’Âge sombre (900- 1100) en Europe. Très instructif. Je pense que la période allant de 1989 à 2001 sera, rétrospectivement, vu comme une période très étrange de l’histoire, voire une anomalie. Mais qui sait ? En show le 28 janvier Chez Baptiste sur Masson (3014 rue Masson). Billets en vente au Underworld et au Soundcentral.
4 commentaires
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CHRONIQUES![]()
L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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27 janvier 2010
Je risque d’y aller avec des amis, j’espère que ce ne serait pas complet, on prévoyait prendre nos billets sur place.
27 janvier 2010
La prévente est soldout et y a seulement une dizaine de billets de dispo à la porte. Les retardataires devraient aller coucher devant le Baptiste drette à soir pour être sûr d’avoir une place…
27 janvier 2010
Y’a quand même plus qu’une dizaine de billets qui seront dispo à la porte. On va paqueté la salle comme du monde
Marilyne
Chez Baptiste
28 janvier 2010
Colinne, ça sent la déception pour moi lorsque je vais me pointer la face Chez Baptiste…maudit. Ça m’apprendra à être trop lâche pour aller chez Soundcentral.