BangBang : bangbangblog.com

Nouvelles du jour

Francouvertes 2013 - Demi-finale #2 : Dead Obies, Lazy Lovers, Propofol

Francouvertes 2013 – Demi-finale #2 : Dead Obies, Lazy Lovers, Propofol

BangBang
17 avril 2013

Par Catherine Chiasson

Pour la deuxième soirée des demi-finales du concours des Francouvertes, le public a eu droit à trois prestations solides… Mais complètement éclectiques! Entre le post rap des Dead Obies, le swing dansant des Lazy Lovers et le pop-punk de Propofol, il y en avait pour tous les goûts hier, au Lion d’Or.  Trois performances à tout casser dans trois genres qu’on n’aurait jamais pensé entendre réunis sur une même scène.

Dead Obies

D’entrée de jeu, Dead Obies ont envahi les planches avec leur musique post rap métissée et une énergie qui nous atteint comme une balle à bout portant.  Ouais, du rap « métissé »,  parce que les six membres de la formation posent un questionnement sur ce qui définit la jeunesse québécoise de nos jours… Et oui, la présence de l’anglais en fait partie.  Comme la plupart des membres de la formation ne sont pas pure laine, ils ont conclu que ce qui fait l’authenticité de leur génération, c’est ce choc des cultures… et des langues.

Si certains les critiquent de minimiser le français dans leurs compositions, ils répondent que « lorsqu’on est fier de qui on est, on est pas obligé de se définir par la négation de l’autre. »

Dead Obies utilise des onomatopées pour créer un effet de masse, joue avec les effets de chœur, les canons et même les harmonies. C’est trop? Non. C’est réussi.

Sur scène,  les gars ont  un sens de la théâtralité impressionnant.  Tant au niveau de leur interprétation des morceaux que pour leur mise en scène.  Dead Obies se font un plaisir fou à briser les ambiances qu’ils construisent avec des silences, des échantillons de chansons de Félix Leclerc ou avec des solos a capella.

Lazy Lovers

Retour dans le temps avec les Lazy Lovers.  Si ce n’était de leur look actuel aux accents vintage, on se croirait transportés dans les années cinquante avec leur countrybilly post swing. Si vous croyez que le rockabilly est démodé, vous n’avez pas encore croisé la route des Lazy Lovers.  La combinaison de la guitare électrique et de la contrebasse d’antan dans un swing au goût du jour vous donnera envie de danser comme dans le bon vieux temps.

Steppettes de pieds et tapage de mains au rendez-vous.

Propofol

De la flûte traversière rock? Ça existe? Oui. Et c’est excellent.  Le truc, c’est d’y mélanger une bonne dose d’électro et voilà, on obtient du Propofol.  Le groupe débarque sur scène avec une énergie de vedettes du rock qui a tôt fait d’enflammer la salle. Avec leurs compositions pop-punk-électro-rock (ascendant gémeaux), ils plongent dans une nostalgie rythmée et nous entraînent avec eux.

Une prestation de Propofol, c’est une décharge électrique. Une projection dans un univers de restants de party de mélancolie assumée.  Les textes nous font voir des images, et à tout coup, c’est l’immersion dans un univers métaphorique grandiose et grotesque à la fois.

***

La question qui demeure sur toutes les lèvres, après cette deuxième soirée endiablée : c’est qui, c’est quoi, le palmarès? Les trois premiers qui risquent de faire la finale?

Au sommet du palmarès temporaire, on retrouvent Dead Obies, suivi des RétroRockets et de Félix Lafrance. Pour savoir avant tout le monde qui seront les trois artistes à se rendre en finale, ne manquez pas la dernière soirée de demi-finale ce soir, mercredi 17 avril à 20h au Lion d’Or.

Pas encore de commentaire.