BangBang : bangbangblog.com

L'abominable homme des cons

Éric Duhaime et la théorie du complot : La droite dans les médias.

Éric Duhaime et la théorie du complot : La droite dans les médias.

Simon Jodoin
18 novembre 2010

On a beaucoup parlé de l’article de Jean-François Parent publié dans le magazine Trente qui traite sommairement de la « Clique du Plateau » et d’une éventuelle montréalisation de l’information… La « clique du Plateau » existe… pour vrai! Affirmait-il de manière assez racoleuse. Le dire est une chose, le démontrer en est une autre. Pour ce faire, le journaliste s’est livré à un exercice assez trivial : répertorier les adresses civiques des membres de la FPJQ pour constater que, Ô trouvaille, la moitié d’entre eux habitent à Montréal et que, pire, le tiers a élu domicile en périphérie du Plateau Mont-Royal.

Plus de doute donc, cette clique existe, nous l’avons trouvée… Et il n’en faut pas plus pour conclure à la montréalisation de l’information. C’est bien évident non? Les journalistes habitent Montréal, alors hein, qu’est qu’il vous faudrait de plus?

Cette démonstration souffre cependant de plusieurs carences. La première, pourtant patente, concerne l’interprétation de « l’information ». Réduire cette notion au seul travail des journalistes membres de la FPJQ, c’est ignorer un pan immense de la réalité médiatique. Où sont les recherchistes, les publicitaires, les monteurs, les agents de relation publique, les réalisateurs, les rédacteurs, les auteurs, les animateurs de télévision, de radio et tous ces autres qui travaillent quotidiennement à fabriquer du message? D’autre part, il est assez naïf de penser que seules les entreprises de presse participent à la création de l’information… La vaste majorité des compagnies, qu’elles fabriquent des jouets pour enfants ou de la nourriture pour animaux, possèdent leurs propres services de communications, publient des communiqués de presse et jouent ainsi un rôle médiatique entièrement consacré à créer leurs nouvelles.

Est-ce que l’adresse civique des journalistes est une des causes de la « montréalisation » de l’information? Cela peut être vrai, ou pas, mais la démonstration reste a faire et ce n’est pas avec une liste de codes postaux qu’on y parviendra.

Mais qu’à cela ne tienne, ce genre de démonstration, aussi partielle et acrobatique qu’elle puisse être, suffit à certains pour tirer des conclusions plus périlleuses encore. C’est le cas de Éric Duhaime, chantre des libertés de droite qui sévit depuis quelques temps dans les pages du Journal de Québec et qui s’exprime partout où on l’invite pour partager une trouvaille pour le moins allégorique : non seulement la clique du plateau existe, mais en plus, cette société secrète de travailleurs médiatiques serait un repère de gauchistes qui travaillent dans l’ombre à faire du Québec le paradis des syndicats bolchéviques.

Comment le démontrer? C’est simple et objectif : Les journalistes habitent majoritairement sur le plateau et les résidents de ce quartier ont élu un député de Québec Solidaire… Alors hein, si vous cherchiez une preuve…

2+2=9 en somme.

Plus encore, cette réalité objective et empiriquement démontrée par des suppositions téméraires permettrait de faire un autre constat : la main mise de ce complot médiatique de gauche expliquerait que les idées de droite n’auraient pas le droit de cité ici bas.

…Soit dit en passant, Éric Duhaime ne semble même pas se rendre compte qu’il profère lui-même ses prototypes de déductions dans les médias de masse, sur des tribunes auxquelles le commun des prolétaires mortels n’aura probablement jamais accès, mais c’est une autre histoire…

La droite boudée par les médias gauchistes? Faites-moi rire! Il faut avoir vécu caché au fond d’une grotte depuis vingt ans pour ne pas avoir perçu l’exaltation médiatique des libertés individuelles, du libre marché poussé à son paroxysme dans cette grande messe multimédia de la surconsommation égocentrique. Une réelle cérémonie jalonnée à toute les secondes par les homélies de la publicité invitant au rite des spéciaux du dimanche, où les fidèles font la queue pour se procurer les dernières cochonneries à bon marché : « Prolétaires de tous les pays, découpez votre coupon dans la circulaire de cette semaine! » Si la tendance se maintient, on nous annoncera bientôt les promesses électorales par le biais des publi-sacs.

S’il y a réellement un complot médiatique de gauche au Québec, on devrait conclure qu’il est assez mal foutu et d’une efficacité plus que douteuse face au vaste consensus néo-libéral qui englobe la quasi totalité des communications de masse, de la météo jusqu’aux divertissements. Ils sont plus d’un million à écouter le Banquier tous les dimanches. Aurait-on le même succès avec un quizz intitulé « le petit père des peuples »? Rien n’est moins sûr…

À côté de ça, les scribes de l’aut’journal et le SPQ libre, c’est des peanuts comme on disait naguère…

Mais comment peut-on prétendre à une analyse –et éventuellement à une compréhension- du discours médiatique, un système vaste complexe de messages, si pour ce faire on se limite au seul travail des journalistes alors que ce dernier est peut-être, c’est une hypothèse, beaucoup moins influent que celui des publicitaires, des faiseurs d’images, des experts en relation publique et tutti quanti. Une telle démarche est au mieux de l’incompétence, au pire de la mauvaise foi… Et peut-être même un doux mélange des deux.

Tenez, j’ai justement une équation implacable qui devrait convaincre Eric Duhaime, qui semble aimer l’arithmétique et les sodokus idéologiques : Il y a quatre fois plus de députés de l’ADQ que de Québec Solidaire à l’Assemblée Nationale, donc les Québécois sont quatre fois plus à droite qu’à gauche…

Ça ne marche pas hein?

Ben non, ça ne marche pas…

11 commentaires
  • Jean-François Parent
    18 novembre 2010

    Enfin, quelqu’un s’est donné la peine de citer mon nom en relation avec ce papier – tu es bien le seul à l’avoir fait, encore que pour le reste, tu n’es pas mieux que les autres et que tu n’as pas été fichu de a) nous contacter pour nous donner la réplique et/ou b) de prendre le temps de lire ledit papier, ou à tout le moins de le citer correctement.

    J’écris que l’exercice (que je qualifie de «farfelu» en passant) ne permet de tirer qu’une seule conclusion: que géographiquement seulement, il y a une «clique» qui s’applique aux journalistes professionnels membres de la FPJQ.

    Tout le reste, c’est de la bouillie pour les chats et nous prêter d’autres intentions relève de la malhonnêteté intellectuelle.

    Tu as raison, le phénomène de la montréalisation est beaucoup plus complexe que la simple juxtaposition des codes postaux. Je n’ai jamais prétendu le contraire.

    D’ailleurs, à mes heures de rédacteur en chef du Trente, j’ai commis des éditos sur la question et un dossier complet, fouillé (et référencé, ironie suprême, par Nathalie Collard pour illustrer à quel point nous étions dans le champs avec cette histoire de clique), en février 2009.

    http://www.le30.org/index.php?id=275

    Bref, il ne s’agissait que d’ajouter une pierre à l’édifice, dans laquelle je me borne à démontrer par l’exemple ce que tout le monde savait déjà: c’est à Montréal que ça se passe, car c’est là où nous (les journalistes) habitons. CQFD.

    Il reste que toute cette histoire permet de conclure que la «Clique» existe, et elle vient de nous rentrer dedans!

    Ainsi, dans la série «Rions un peu avec la Clique», on a une merveilleuse démonstration par l’absurde du bien-fondé de la critique qui fait tant sortir la critique (l’autre), de ses gonds: on prend un sujet qui n’intéresse qu’une minorité de personnes (un débat de journalistes montréalais), on part le bal dans La Presse avec un coup de sang, citant un magazine qu’on n’a pas lu et une étude qu’on n’a manifestement pas comprise, on se retrouve à Christiane Charette pour en parler et on saupoudre le tout d’affirmations non-vérifiées.

    Reste à savoir si Tout le monde en parle reprendra le sujet. Qui sait?, peut-être nous invitera-t-on, cette fois?

    Ça complèterait le cycle et, comble de l’absurde, le show de Guy A. serait ainsi le seul à respecter au moins une norme du guide déontologique de la FPJQ.

    Sérieux, ce qui aurait dû être une remise en question légitime du choix de faire la une avec un type masqué s’est muée en une illustration des périls du journalisme d’opinion — sauf que dans ce cas-ci, les protagonistes bossent
    dans des grands médias québécois, pas dans d’obscurs blogues personnels.

    Que tout ça se fasse sans que personne n’ait pensé à nous demander notre avis, et que tout le monde semble trouver normal que des journalistes ignorent ainsi les règles de base de la couverture –donner la réplique aux gens
    qu’on attaque, valider ses informations, etc.– me trouble.

    Sinon, disons-le franchement, je suis un peu vexé de voir que mon sujet est relégué au second plan pour une sombre histoire de Une masquée.

    Merci de l’avoir ramené de l’avant.

    Jean-François Parent

  • Simon Jodoin
    18 novembre 2010

    Cher Jean-François,

    Je me sens assez peu concerné par ton commentaire. Je n’attaque d’aucune manière le choix éditorial d’avoir fait la une du Trente avec « la Clique ». Ça ne me dérange pas du tout. D’ailleurs, je ne parle nulle part de ce personnage masqué dans cette chronique.

    Par ailleurs, tu écris : « l’exercice (…) ne permet de tirer qu’une seule conclusion: que géographiquement seulement, il y a une «clique» qui s’applique aux journalistes professionnels membres de la FPJQ. »

    Cela décrit assez bien le problème que je constate : à une hypothèse sociologique et médiatique (la question qui ouvre le texte : Y a-t-il une « clique du Plateau » qui domine et montréalise les médias du Québec?) , vous proposez une conclusion géographique…

    Or, une clique « géographique », ça ne signifie rien.

    En somme, si l’objectif était de répondre à la question initiale, vous n’avez pas choisi la bonne méthode et avez simplement échoué. On devra ainsi se contenter d’un simple exercice farfelu, comme tu dis, voire trivial, comme je le pense.

    Au plaisir!

    S.

  • Pistov
    18 novembre 2010

    On entend tellement parler de Régis Labeaume qu’on jurerait qu’il est Maire de Montréal.

    Qu’en est-il de la Clique de la Haute Ville? L’exercice de déterminer si tu es pro-Israleliens ou pro-Palestiniens seulement par ton code postale a-t-il été fait à Québec?

    Coté cour, coté jardin. Moi je change de place à l’entracte comme ca le placier est faché faché.

  • Patate
    18 novembre 2010

    Ne s’agit pas vraiment du sujet principal de ton texte, j’en suis conscient, mais…

    Jean-Pierre Blackburn nous pollue (dans plusieurs sens du terme) de ses promesses et « réalisations » par le Publi-Sac… (dans mon coin, à Alma).

    Il contourne bien la montréalisation de l’information, lui! ;)

  • Eric Gagne
    18 novembre 2010

    Premièrement, cette nouvelle-vieille drouète m’énerve au plus au point. Il rabâche le même discours qui était rabâché dans les années 80. Quand on coule son cours d’histoire de secondaire 4 …

    Ça utilise une terminologie sortie drette de la guerre froide ou des années 60-70.

    Les syndicats trop forts!!! On n’est pu dans les années 70 avec les fameuses grèves à toutes les deux semaines. Les deux seuls syndicats qui se tiennent encore debout, ce sont l’Alliance des professeurs et les Cols Bleus.

    Le gouvernement négocie à coup de décrets depuis des années. Me semble que les syndicats ont le dernier mot.

    Toutes les belles politiques de droite des 20 dernières années ont ouvert la porte à la dernière crise financière qui a coûté 9 milliard d’argent PUBLIC remis à ces mêmes wall streeteux néo-libéraux de salon.

    C’est facile de chiâler contre l’étatisme. Mais à quelle porte vont-ils frapper pour réparer les pots qu’ils ont eux-mêmes cassés?

    Plus ils parlent, plus ils ont l’air d’une gang de cancres ces drouètistes.

    Deuxièmement, la montréalisation des média… Qui travaille dans les média montréalais? Ben du monde qui vient de Québec et des régions. Qui vit sur le plateau? Ben du monde qui n’est pas né à Montréal.

    Je viens de Québec et ça fait 25 ans que je vis à Montréal. C’est vrai qu’on parle surtout de Montréal. Mais, à part Lebeaume et l’Assemblée Nationale, que se passe-t-il d’intéressant à Québec, le gros village? Une fois de temps en temps, on fait un Marche Bleue pour prendre l’air sur les Plaines et la Grande-Allée. Le Festival d’été, c’est cool.

    Québec, c’est une belle carte postale. Mais une carte postale, c’est statique…

  • Jean-François Parent
    18 novembre 2010

    Ah mais c’est pas parce que c’est farfelu d’affubler les résultats d’une carte géographique du qualificatif «clique» que ça ne marche pas –la suite d’événements depuis la parution du papier le démontre–, ni que l’exercice est en soi trivial.

    Sans tomber dans la masturbation intellectuelle, admettons pour un moment que les journalistes contribuent à façonner l’image du monde que les gens prennent chez eux le soir ; en fait, nous reflétons une réalité qu’on aimerait bien objective, mais qui dans les faits n’est qu’une forme de représentation parmi d’autres (d’où, d’ailleurs, la subjectivité qu’on tente d’éviter à tout prix).

    Puis, on peut admettre aussi que l’environnement physique participe également à la construction identitaire ; sommairement, je donne une couleur à mon quartier, qui lui-même m’attire parce que mon bagage précédent m’y amène. La gentrification le montre, tout comme le fait qu’on tente d’éviter Montréal-Nord pour acheter un condo.

    Mais je cite l’évidence.

    Sauf que si on constate que le tiers de tous les journalistes professionnels du Québec habitent les mêmes 16 kilomètres carrés, prétendre que ça ne veut rien dire, ou que c’est trivial, c’est un peu réducteur. (et nous avons abordé la question de la représentativité des journalistes dans le membership de la FPJQ dans le texte original, je ne referai pas l’exercice ici).

    C’est normal, c’est ici que sont les jobs, dira-t-on, ou alors que c’est ici –dans la grande couronne– que la moitié du Québec vit.

    Sauf que.

    Premièrement, résider sur l’île de montréal ou en banlieue n’a pas le même impact sur les choix de vie, ou l’organisation du quotidien, et on peut extrapoler jusqu’à dire par exemple, que le fait d’avoir absolument besoin d’un char en banlieue rend une personne plus susceptible de rechigner face à la hausse du prix de l’essence, alors que le plateaupithèque s’en contrefout probablement.

    Si on va plus loin, on peut aussi argumenter qu’habiter NDG ou le PLateau, c’est pas du tout la même chose (à long terme du moins, parce que pour les populations plus « nomades » ceux qui déménagent à l’année, je suis pas certain)

    Et puis, j’ai quand même poussé un peu plus loin l’analyse: ainsi, on remarque qu’une immense proportion des journalistes vivent directement dans les grands centres urbains, et que en ajoutant les banlieues on arrive à l’essentiel de la faune journalistique.

    À l’opposé, que 99 villes au québec ne comptent qu’un seul journaliste permet aussi de tirer des conclusions –sommaires, il est vrai–, ce que je n’ai pas fait.

    Oui, j’aurais pu aller beaucoup plus loin dans mon analyse –les points que tu soulèves sont valides, et ta critique du discours de La Clique vise juste–, mais associer la concentration géographique des journalistes à un des axes sur lequel la Montréalisation de l’information repose est valide et cohérent, et donner le crachoir à celui qui est son plus loquace pourfendeur est journalistiquement éprouvé.

    Et en plus, tout ça nous aura bien fait rigoler.

  • Pistov
    19 novembre 2010

    Deltell n’était-il pas journaliste?

    Habitait-il le gettho?

    Moi je ne prends pas de chance, j’écoute Occupation Double pendant la pause. Je me tiens au centre.

    Ca aurait l’air que les pêcheurs habitent particulièrement près des côtes et que les bucherons c’est pas des fifis.

    Le maire Gendron aussi nous a séduit l’espace d’un halloween. J’vois l’genre.

  • Joël
    19 novembre 2010

    J’ignore si nous sommes un cas unique, mais par exemple ici au Voir Saguenay/Alma, nous sommes quatre journalistes qui ne font pas partie de la FPJQ.

    Je serais bien curieux de savoir combien de journalistes au Québec sont dans la même situation.

  • [...] si la plupart des collaborateurs au Bang Bang se cantonnent à Montréal, et font ainsi partie de la clique du plateau, on a le droit de rêver, le prof Dubuc continue de se déplacer. Après Sherbrooke, Valleyfield, [...]

  • Mickaël B
    20 novembre 2010

    L’exercice du code postal est, à mon avis, surtout ludique et qu’un indice, parmi d’autres, d’une montréalisation des médias.

    Là où j’accroche, Simon, c’est lorsque tu dis: « Est-ce que l’adresse civique des journalistes est une des causes de la “montréalisation” de l’information? Cela peut être vrai, ou pas, mais la démonstration reste a faire et ce n’est pas avec une liste de codes postaux qu’on y parviendra. »

    On peut discuter de l’exercice, et plusieurs l’ont fait, mais même si on le trouve inutile, je ne vois pas pourquoi il remet alors en question la montréalisation. Elle est là et elle existe. Ce n’est pas le premier exercice sur let sujet!

    Est-ce un complot? Non, c’est une réalité économique et un courant administratif de tout centraliser. Mais elle est là quand même.

    L’idée n’est pas que vous, à Montréal, n’entendez pas assez parler de nous, les régions (même si c’est vrai que c’est pauvre), mais bien que nous, en région, entendons beaucoup parlé de vous. Si c’est parfois normal, ce ne l’est pas toujours.

    Encore là, je tiens à préciser: je ne crie pas à l’injustice, je ne réclame pas nécessairement un changement, car je comprends le pourquoi du comment et je n’ai pas d’alternative à proposer, mais je ne vois pas pourquoi des explications et un exercice douteux à vos yeux viendraient nier la montréalisation. J’ai l’impression que vous jetez le bébé avec l’eau du bain.

    ///

    Joel: C’est vrai que le ratio en région doit être moins élevé, surtout qu’il y a plusieurs journaux communautaires en région. Je sais qu’à mon journal nous sommes au moins deux sur quatre à être membre… est-ce que mes collègues du compétiteur, des trois radios et de TVa le sont? Je ne sais pas.

    Mais vous êtes quatre au Voir Saguenay?! Je suis surpris.

  • Jason Keays
    24 novembre 2010

    J’en ai vraiment plein le cul des imbéciles qui parle de la clique du Plateau. C’est une manipulation statistique.

    53% des journalistes Québécois proviennent de la région de Montréal.C’est le même taux qu’on retrouve chez les plombiers,les électriciens, les serveuses de restaurant et les avocats, considérant que la moitié de la population du Québec habite la région de Montréal.

    Dans son fameux 35% de journalistes habitant le Plateaux, par malhonnêteté intellectuelle, il ne mentionne pas que la clique du Plateau reste a 15 minutes de l’endroit où ils travaillent.

    TVA est situé a 100m a l’ouest du pont Jacques Cartier sur la rue Maisonneuve, la SRC est a 200 m du pont sur René Lévesque, Télé Québec est au pied du pont sur Delorimier. Ca fait donc trois postes de TV sur 4 qui ont leur sièges sociaux dans un rayon d’environ 300 mètres a 15 minute du Plateau. Ajouté a cela que le Journal de Montréal à ses bureaux 1 kilomètre plus haut sur la rue Frontenac (sur le plateaux) et ca explique pourquoi la moitié de nos journalistes habitent sur le plateau.

    Dans les quartiers immédiatement adjacent a ce « Square des Médias » on trouvent : un quartier pauvre à l’est, un quartier d’affaire a l’ouest (peu habitable), le fleuve au sud et le plateau au nord, faut pas trop se demander pourquoi 35% des… journalistes québécois travaillent sur le plateau quand 80% des sièges sociaux des médias québécois sont situé dans le quartier directement a coté.

    De leur côté TQS (pardon V) et la Presse font cavalier seul puisqu’ils sont installé à un gigantesque 6-7 stations de métro (en plein milieu du quartier des affaires) de ce centre géographique des médias québécois. Au sud le fleuve, à l’ouest le techno-parc, au nord le parc du Mont-Royal et des échangeurs. Il n’y a pas grand place a habité là et encore une fois le Plateau est le quartier résidentiel le plus proche excepté Westmount.

    Il n’y a pas de Clique du Plateau. Il y a juste des journalistes qui habitent près de leur lieu de travail.

CHRONIQUES

Le petit tavernier
Sunny Duval
Le Bureau
Mon chat s'appelle Paul Sarrasin
Patrick Dion
Tirer une conclusion puis sa révérence
Tout le monde est ego
Guillaume Déziel
Psy & Gangnam Style : l’attitude Creative Commons ?
Mon chat s'appelle Paul Sarrasin
Patrick Dion
Le creux des vagues, une chronique psychiatrique