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Reportages et entrevuesDJ Mini à l’Igloofest : Un piknic en hiverStéfane Campbell7 janvier 2010
Question de rendre l’hiver un brin plus agréable, l’équipe du Piknic Électronik investira pour une quatrième année le Quai Jacques-Cartier du Vieux Port pour y faire sautiller les one-piece fanas de musique électro. Offrant donc un « antibio-tuque » aux accents fluo à ses nombreux amateurs, les organisateurs ont cru bon d’allonger la formule sur neuf soirées en trois week-ends. Boulimie musicale qui a de quoi nous faire oublier la neige brune tout en éliminant les graisses de tourtières accumulées. Danseurs : à vos igloos. S’assurant bien sûr d’un échantillon de talents autant local (Maus, Mightykat) qu’international (Italoboyz, Matt Tolfrey), c’est à DJ Mini que revient l’honneur de lancer la galère le 14 janvier prochain. De quoi faire frétiller de bonheur le jeune artiste : « Je suis tellement contente d’y participer! J’attendais avec impatience d’y rejouer (la DJ était de la partie lors de la deuxième édition de l’événement). Je l’ai dit et le redit : c’est à ce jour ma meilleure gig à vie. J’ai tripé comme une débile et la réponse des gens est carrément hallucinante, ils sont hystériques. C’est une ambiance de la mort. » Coïncidence assez particulière, c’est aux côtés du pilier de l’électro-techno David Carretta – avec lequel elle partage quelques atomes crochus sur le plan musical – que la jeune femme s’évertuera sur les platines. Celui-là même qui vient de la mettre sous contrat pour le label français Space Factory : « Ça tient vraiment du hasard, je pense que les organisateurs n’étaient même pas au courant que j’avais été signé sur son label quand ils ont organisé le programme. Il faut dire que je l’avais fait venir trois fois à Montréal dans le cadre des soirées Overdose (au Parking) donc les gens ont tendance à associer notre travail. » CD Mini C’est d’ailleurs suite à l’hiatus définitif de ladite soirée que Mini a décidé de concentrer ses énergies sur un deuxième album à paraître cette année sur le label de Carretta. Au sujet de cet opus, nous ne réussirons à soutirer peu sinon pas d’information si ce n’est que quelques remix et compos signés par la musicienne et qui se ponctuent sur autant de compilations y trouveront fort probablement refuge. Mais, étant beaucoup trop tôt dans le processus pour s’avancer sur une direction musicale précise de même qu’une date de sortie fixe, on devra prendre notre mal en patience. Du coup, sans trop s’étendre sur le cas Overdose dont elle a tenu les rênes durant sept ans, elle explique le choix d’y mettre un terme un peu comme une fin de cycle : « Ça faisait tout de même sept ans que la soirée roulait (les deux premières années furent assurées par Frigid) et je sentais que le temps était venu (…) Et avec le nouvel espace du club, je sentais que la formule s’éventait un peu, la clientèle a beaucoup changé et ça cadrait plus ou moins avec ce que je fais… » Bref, neuf ans après la création de la soirée, le cœur n’y était tout simplement plus. Qu’à cela ne tienne, c’est sous le ciel étoilé du Vieux Port que Mini retrouvera ses palpitations avec un plaisir contagieux. Rendez-vous dans l’igloo. Notez que l’Igloofest se met cette année à la page 2.0 en offrant sa programmation sous forme d’applications à télécharger sur votre iPhone. Difficile d’être plus branché. Disponible sur le App Store de iTunes.
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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