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Destruction

Destruction

Yanick Klimbo Tremblay
5 mars 2009

Loin d’être de véritables papis, le groupe Destruction mange encore de l’asphalte depuis plus de vingt ans et botte encore des derrières sur de nombreuses scènes, partout dans le monde! C’est excessivement réjouissant pour un groupe à qui l’on ne donnait pas trois ans de vie à l’époque. Lors des beaux jours du thrash des années 80, Destruction a pris la scène d’assaut avec d’autres groupes allemands comme Kreator et Sodom. D’album en album, la réputation du groupe n’allait qu’en escaladant jusqu’à ce que l’impensable survienne… le départ de la tête dirigeante, Schmier.

Destruction a été un des groupes à mettre à la mode le look métal avec tout le bataclan de cuir, ceinturons de balles et de bracelets à pics. Sur la pochette de Sentence of Death, album paru en 1984, nul ne pouvait rester indifférent devant le trio de musiciens accoutrés comme s’ils allaient défoncer le décor du film Mad Max.

Par la suite, la tornade thrash métal se poursuit avec les albums Infernal Overkill et Eternal Devastation. Le groupe est à l’apogée de son succès, les critiques positives fusent de partout. Destruction nous visite une première fois pour le mythique festival montréalais World War III en 1985 en compagnie de Celtic Frost, Possessed, Voïvod et Nasty Savage. Ce concert est encore imprégné dans la mémoire de nombreux amateurs qui ont eu la chance d’assister à ce concert mémorable.

La sortie du mini-album Mad Butcher n’était qu’un petit bonbon avant la surprise qu’était le prochain album, Release from Agony. Ce disque n’a pas été fort bien accueilli autant par la critique que par les fans, qui jugeaient l’album comme étant trop expérimental et technique. Les amateurs sentaient que le groupe s’éloignait des racines thrash allemandes.

Ensuite, dernière production avec Schmier, un album en concert intitulé Live Without Sense qui trouve de nombreux preneurs. Ce disque présentait une bonne dose des succès de Destruction en format concert, ce qui était un véritable plaisir pour tous ceux qui n’avaient pas eu la chance de voir et entendre le groupe, surtout lorsque tu avais 14 ans et que tu habitais Chicoutimi !

Schmier quitte le groupe. Remplacer un chanteur de ce calibre n’est pas évident car ce colosse est effectivement très imposant autant sur la scène avec sa stature qu’avec sa voix très particulière. Le groupe continue malgré tout avec Mike Sifringer, le guitariste, aux commandes. Il déniche quelques nouveaux musiciens dont un nouveau chanteur qui ne fait pas l’unanimité. Malheureusement, l’album qui sort du nom de Cracked Brain s’avère une amère déception, sans Schmier, l’âme du groupe n’y est plus… de nombreux, très nombreux amateurs délaissent le bateau !

Malgré tout, Mike Sifringer veut perpétrer la tradition et continue de créer de la musique sous le nom de Destruction… même s’il doit abandonner le célèbre logo du groupe en 1998 pour le plus que médiocre Least Succesful Human Canonball.

En visite pour le Milwaukee Metal Fest la même année, le groupe n’épate pas vraiment sur scène avec son chanteur qui oublie trop souvent les paroles lors des refrains et le manque d’énergie du groupe décourage les amateurs venus applaudir Destruction.

Pendant que Destruction s’enlise tranquillement dans la merde, Schmier quant à lui, lance des albums avec son nouveau groupe Headhunter et ouvre son propre restaurant en Allemagne. Les affaires vont très bien pour Marcel Schirmer, mieux connu sous le pseudonyme de Schmier, et en entrevue, il décline toujours le fait qu’il y aura un jour une réunion avec son ancien compatriote de Destruction, Mike Sifringer.

Images du Baracuda, restaurant appartenant à Schmier.

Mais, en 1999, le groupe est de retour sous la forme d’un trio avec Schmier, Mike et un tout nouveau batteur du nom de Sven Vormann et ils lancent l’excellent album All Hell Breaks Loose, produit par Peter Tagtgren d’Hypocrisy.

Par la suite, le groupe a recommencé les tournées, changé de batteur une fois de plus et depuis, rien n’a vraiment cessé pour le trio allemand.

Yanick Klimbo Tremblay

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